Acide alpha lipoïque

Acide alpha lipoïque, l’antioxydant aux multiples pouvoirs

Qualifié souvent d’antioxydant universel, l’acide alpha lipoïque est célèbre pour ses innombrables vertus thérapeutiques. Ce composé soufré, naturellement produit par les organismes vivants, est reconnu capable de prévenir les dommages cellulaires, de recycler d’autres antioxydants, de restaurer les niveaux de certaines vitamines telles que la vitamine C et la vitamine E, et de venir à bout de diverses pathologies, entre autres le glaucome, le cataracte, le diabète, la maladie de Lyme, et bien d’autres encore. Les publications scientifiques qui en ont parlé ne peuvent se dénombrer.

Du côté grand public, l’engouement pour ce produit est devenu également extrême. Pourquoi donc accorder autant d’intérêts pour cet antioxydant ? Ce billet dévoile ses véritables bienfaits pour l’organisme.

Présentation de l’acide alpha lipoïque

Structure chimique

L’acide alpha lipoïque est un composé organosulfuré qui dérive de l’acide octanoïque, également appelé acide caprylique, un acide gras saturé à 8 atomes de carbone utilisé fréquemment dans la fabrication d’esters dans le monde du cosmétique. Cette molécule est connue sous d’autres dénominations, telles qu’acide lipoïque, acide thioctique, et acide 6,8-dithiooctanoïque. (1)

Sa formule brute est C8 H14 O2 S2 et sa masse molaire 206,326 g/mol. Son atome de carbone en C6 est chiral, c’est à dire qu’il ne présente aucune symétrie intrinsèque et n’est donc pas superposable à son image dans un miroir. En tant que molécule chirale, l’acide lipoïque possède alors deux formes, dites énantiomères.

Molécule
Acide alpha lipoïque, molécule chicale avec 2 nantiomères : R-AAL et S-AAL

Il s’agit de :
– l’énantiomère (R) naturellement présent dans les organismes vivants, synthétisé par l’homme et les animaux : l’acide (R)-(+)-lipoïque ;
– l’énantiomère (S), forme obtenue artificiellement avec une structure moléculaire inversée : l’acide (S)-(-)-lipoïque.

> Le mélange de ces deux énantiomères forment le racémique dit acide (R/S)-lipoïque.

Biosynthèse, biodisponibilité et dégradation

Les abats sont les meilleures sources d'acide alpha lipoique
Les abats sont les meilleures sources d’acide alpha lipoïque

Comme il a été mentionné, l’acide alpha lipoïque est synthétisé par la plupart des organismes vivants. On peut le trouver dans tous les aliments, mais toutefois à une quantité infime. Les meilleures sources comprennent les abats pour les produits d’origine animale, l’épinard et le brocoli pour les végétaux. Certains chercheurs ont estimé qu’il faut dans les 10 tonnes de foie de bœuf pour obtenir seulement 30 mg de ce composé soufré pur (2). L’isolation de cette molécule est, certes, complexes, nécessitant des procédés très coûteux ; mais pas toutefois impossible. Il est tout à fait possible de trouver des compléments alimentaires à base de l’isomère R sur le marché, mais bien évidemment la plupart des marques proposent de l’acide S lipoïque ou la forme racémique R/S en raison de leurs coûts de production plus faibles.

Dans les cellules des êtres vivants, ce composé chimique est réduit en acide dihydrolipoïque, suite à des mécanismes de réduction, où au moins deux enzymes cytosoliques et deux autres mitochondriales interviennent. Il s’agit du glutathion réductase et de la thiorédoxine réductase Trx1, ainsi que de la thiorédoxine réductase Trx2 et de la dihydrolipoyl déshydrogénase.

> L’acide (R)-(+)-lipoïque devient de l’acide (R)-(+)-dihydrolipoïque
> L’acide (S)-(-)-lipoïque est réduit en acide (S)-(+)-dihydrolipoïque. (3)

C’est dans ce format d’acide dihydrolipoïque qu’on retrouve l’acide alpha lipoïque dans les cellules. D’ailleurs, il faut noter que c’est sa forme la plus bioactive. C’est l’acide (R)-(+)-dihydrolipoïque qui est surtout le responsable de ses propriétés antioxydantes (4). Malheureusement, son taux de concentration intracellulaire est ultra faible. Ce composé est, en effet, éliminé en un rien de temps par les cellules, du fait de sa liaison carbone qui se rompt facilement à la suite d’une réaction d’oxydation. Il est impossible de détecter ses niveaux de concentration plasmatique, en l’absence d’un apport supplémentaire (5).

D’où l’intérêt de prendre des compléments alimentaires pour profiter d’une meilleure biodisponibilité de cette substance et de ses bienfaits santé.

Ses activités coenzymatiques

L’acide lipoïque joue un rôle capital au sein de l’organisme. C’est un cofacteur d’enzymes impliqués dans des processus biologiques importants tels que le cycle de Krebs (cycle de l’acide citrique), la respiration cellulaire et la production d’énergie. En tant que tel, cette substance chimique assure la fonction de « molécule d’assistance ». Elle est non protéique, mais cependant liée à un enzyme lipoylé par covalence. Une telle association est nécessaire pour l’activité biologique de ce dernier.

Acide R alpha lipoïque : La forme naturelle

La seule forme active et inoffensive

L’énantiomère (R) –soit l’acide R alpha lipoïque ou (R)-AAL– est, comme il a été dit, la seule forme synthétisée naturellement chez les êtres vivants. Autrement dit, c’est la seule forme qui peut être assimilée normalement et agir dans l’organisme. Pour profiter donc de tous ses bienfaits sur la santé, il faut recourir aux compléments alimentaires qui proposent cette structure là. Des scientifiques ont remarqué, par le biais de leurs expériences, que l’énantiomère (S) présente une activité plus réduite. Cette dernière a agi, par ailleurs, comme inhibiteur compétitif de l’acide R alpha lipoïque (6). Dans un autre essai clinique mené sur des souris de laboratoires, il a été même découvert que cette forme synthétique est toxique chez les sujets souffrant d’une carence en thiamine (vitamine B1). (7)

Ses particularités

L’acide R alpha lipoïque revêt des caractéristiques particulières, qui le distiguent totalement de son isomère optique S habituellement disponible :

– À la fois hydrosoluble et liposoluble, cet acide soufré peut agir dans tous les tissus et atteindre facilement ses cibles.
– La forme R est naturellement synthétisée dans le foie, d’où l’intérêt de recourir à cette énantiomère pour réparer les lésions des tissus hépatiques.
– La forme naturelle R est impliquée directement dans le métabolisme cellulaire et la production d’énergie. Les scientifiques ont remarqué dans cette étude que seule cette énantiomère stimule la production d’ATP au niveau des mitochondries. Les formes (S) et (R/S), par contre, la ralentissent. (8)
– Ses activités antioxydantes et neuroprotectrices sont largement plus importantes à des doses substantiellement plus faibles, par rapport à celles de la forme synthétique (S).
– Ce régénérateur d’antioxydant est capable d’augmenter de 30 à 70 % les niveaux intracellulaires de glutathion, et de neutraliser en même temps les métaux et les radicaux libres, d’après le Dr Lester Packer de l’Université de Californie.
Le (R)-AAL présente une capacité d’absorption plus élevée et une meilleure biodisponibilité que le (S)-AAL. Dans cet essai clinique, ces deux formes ainsi que le racémique (R/S) ont été administrés chez de très jeunes rats de laboratoires ayant des cataractes afin de comparer leurs capacités d’absorption et biodisponibilités. Les chercheurs ont procédé à des injections pour qu’il n’y ait pas de grandes différences d’assimilation au niveau du système digestif. Résultats constatés, les trois formes ont été détectées dans le cristallin une heure après l’injection à des niveaux identiques. Cependant après trois heures, les sujets ayant reçu du (R)-AAL avaient des niveaux d’acide alpha lipoïque 7 fois plus élevés que ceux auxquels on a injecté du (S)-AAL et du (R/S). (9)

Propriétés médicales

AAL et neuropathie diabétique

L’acide lipoïque figure dans la liste des remèdes les fréquemment recommandés dans le traitement de la neuropathie diabétique, une des complications les plus dangereuses du diabète. Lorsque le taux de glycémie sanguin demeure trop longtemps élevé, en effet, cela peut conduire à la détérioration des nerfs. Dans certains pays du globe, à l’instar de l’Allemagne, cette molécule naturelle n’est plus qualifiée de simple complément alimentaire mais d’un véritable médicament prescrit sur ordonnance, administré par voie intraveineuse.

Dans ce cadre de traitement, l’injection est la forme d’administration la plus efficace de l’AAL. Nombreux sont d’ailleurs les essais cliniques qui l’ont démontré, d’après une méta-analyse datant de 2004 (10). Pris par voie orale, l’acide alpha lipoïque à une dose de 600 mg par jour, selon d’autres études, permet de soulager les symptômes de la neuropathie diabétique, tels que la perte de sensibilité, les picotements, ou encore la sensation de brûlure aux extrémités du corps, tout en limitant les envies de vomir et les nausées fréquentes. (11) (12)

AAL et résistance à l’insuline

Les bienfaits offerts par l’AAL aux patients souffrant de diabète de type 2 ne se limitent pas à ce premier point, d’après les remarques des scientifiques. D’autres études expérimentales ont montré que l’acide alpha lipoïque est capable de réduire la résistance à l’insuline, et améliore en même temps la circulation sanguine périphérique. Il agit en réalité à la manière des insulino-mimétiques, ou Glucosal disposal agents en anglais, des substances administrées chez les diabétiques pour assurer le contrôle de la glycémie et limiter les risques d’aboutir aux diverses complications. (13)

Protection des globules rouges

Des publications scientifiques ont aussi essayé de démontrer l’effet protecteur de l’AAL vis-à-vis des globules rouges. L’une d’entre elles a parlé à travers ses grandes lignes des différents bienfaits de l’acide alpha lipoïque à une dose de 10 mg/kg chez des rats ayant reçu en injection du Streptozotocine d’environ 40 mg/kg. Il faut noter au passage que cette substance chimique présente un effet néfaste sur les cellules bêta du pancréas, principaux responsables de la production d’insuline. L’utilisation de l’AAL en tant que mesure préventive a permis de protéger efficacement les globules rouges, de prévenir les complications du diabète et de réduire par la même occasion les taux de tryglycérides sanguins et de glycémie. (14)

AAL et cancer

Acide alpha lipoique : responsable de production d’énergie dans les cellules humaines
Acide alpha lipoïque préserve l’intégrité structurelle et fonctionnelle des cellules humaines contre les radicaux libres

Comme tout antioxydant, l’acide alpha lipoïque préserve l’intégrité structurelle et fonctionnelle des cellules contre les effets néfastes des radicaux libres. Certaines observations scientifiques ont également mis en évidence son pouvoir de neutraliser les agents carcinogènes, en boostant les activités de la superoxyde dismutase (SDO). Notons que cette enzyme est fortement impliquée dans la protection des cellules contre les actions des radicaux libres.

Dans cette étude menée sur des patients souffrant d’ulcère gastrique, différentes doses d’AAL de 50, 75, 100, 150, 200 et 300 mg/kg ont conduit à la baisse de l’indice d’ulcère. Non seulement la propagation de cette maladie s’est ralentie, mais en plus les tissus endommagés se sont significativement régénérés. (15)

Vieillissement cutané

D’autres études centrées sur les bienfaits de l’acide alpha lipoïque sur la peau ont surtout avancé ses qualités anti-inflammatoires et inhibitrices de radicaux libres, ainsi que sa capacité de ralentir le processus naturel du vieillissement cutané. Dans cette expérience, par exemple, les chercheurs ont essayé de découvrir si une crème enrichie en ALA à hauteur de 5 % présenterait un effet antiâge. Trente trois femmes âgées de 54 ans en moyenne ont été donc départagées en deux groupes, dont l’un utilisait des placebos et l’autre ce produit à raison de deux fois par jour, pendant 12 semaines.

Pour mesurer son efficacité, les scientifiques ont adopté trois méthodes d’évaluation, dont les appréciations personnelles des patientes, l’évaluation photographique et clinique, ainsi que la profilométrie laser, avant et après le traitement. Les résultats ont clairement montré une diminution des rides et de la rugosité à plus de 50,8 % chez les patientes ayant utilisé le soin de beauté. (16)

Acide R alpha lipoïque : Posologie

L’acide alpha lipoïque est proposé sous format gélule ou capsule de 50 à 300 mg sur le marché. La dose journalière recommandée ne doit pas dépasser plus de 600 mg. Au-delà de cette limite, cette molécule pourrait, en effet, occasionner certains désagréments chez les sujets hypersensibles, tels que nausées, migraines, démangeaisons, éruptions cutanées et vomissements. Mais normalement, ce complément alimentaire, même pris à long terme, ne présente aucun risque sur la santé.

Certains patients, dont ceux soumis à des médicaments antiacides et hypoglycémiants, doivent signaler leurs médecins avant tout traitement ; car d’une part cette molécule est dotée d’un effet chélateur de métaux, et d’autre part réduit la résistance à l’insuline et le taux de glycémie sanguin.

Bien choisir son Acide R-alpha lipoïque en gélules

Pour profiter des différentes vertus précédemment listées, il reste judicieux de recourir à la forme biologiquement active et naturelle de l’acide lipoïque. La forme R est non seulement stable, mais présente aussi une très haute biodisponibilité. Cette molécule pourra agir directement au niveau de ses cibles, en optimisant l’action de l’acide lipoïque endogène naturellement présent dans nos cellules.

Cependant, pour limiter les risques secondaires tels que les allergies aux produits, privilégier les gélules d’acide R lipoïque dotées d’une pureté à hauteur de 100 %.

Bien évidemment, ne pas inclure dans son choix les compléments alimentaires qui proposent la forme racémique. Certaines marques avancent qu’il n’est pas possible d’obtenir de l’acide lipoïque sous sa forme naturelle (R) sans débourser des sommes colossales. Certes, il eut un temps où il est quasiment impossible d’extraire cette molécule sous ce format, mais grâce aux progrès de la technique, il est désormais possible de la mettre à disposition des consommateurs à des prix adaptés à leurs budgets.

D’ailleurs, il est plus intéressant d’investir dans des gélules de 100 mg de la forme R, que dans 300 mg de la forme racémique R/S. L’acide R-lipoïque pur offre l’avantage de ne pas introduire dans l’organisme des molécules synthétiques, qui peuvent être toxiques.

Références :

(1) M. Reljanovic, G. Reichel, K. Rett, M. Lobisch, K. Schuette, W. Möller, H.-J. Tritschler et H. Mehnert, « Treatment of diabetic polyneuropathy with the antioxidantthioctic acid (α-lipoic acid): A two year multicenter randomized double-blind placebo-controlled trial (ALADIN II) », Free Radical Research, vol. 31, no 3,‎septembre1999, p. 171-179.
(2) Lester J. Reed,« A trail of research from lipoic acid to alpha-keto acid dehydrogenase complexes », The Journal of Biological Chemistry,vol. 276,no 42,‎19 octobre 2001, p. 38329-38336.
(3) Anastasia Constantinescu, Uri Pick, Nobuya Haramaki, Derick Han, Maurizio Podda, Hans J. Tritschler et Lester Packer, « Reduction and transport of lipoic acid by human erythrocytes », Biochemical Pharmacology, vol. 50,no 2,‎17 juillet 1995, p. 253-261.
(4) Guido R. M. M. Haenen et Aalt Bast, « Scavenging of hypochlorous acid by lipoic acid », Biochemical Pharmacology,vol. 42,no 11,‎6 novembre 1991, p. 2244-2246.
(5) R. Hermann, G. Niebch, H. O. Borbe, H. Fieger-Büschges, P. Ruus, H. Nowak, H. Riethmüller-Winzen, M. Peukert et H. Blume, « Enantioselective pharmacokinetics and bioavailability of different racemic α-lipoic acid formulations in healthy volunteers », European Journal of Pharmaceutical Sciences,vol. 4, no 3,‎mai 1996, p. 167-174.
(6) R. S. Streeper, E. J. Henriksen, S. Jacob, J. Y. Hokama,D. L. Fogt et H. J. Tritschler, « Differential effects of lipoic acid stereoisomers on glucose metabolism in insulin-resistant skeletal muscle », The American Journal of Physiology,vol. 273,no1 Pt 1, ‎juillet 1997, E185-E191.
(7) Emery M. Gal et Dzidra E. Razevska, « Studies on the in vivo metabolism of lipoic acid. I. The fate of dl-lipoic acid -S35in normal and thiamine-deficient rats », Archives of Biochemistry and Biophysics,vol. 89,no 2,‎août 1960,p. 253-261.
(8) Zimer G et al., ATP synthsis and Atpase activities in heart mitoplasts under influence of R(+) and S (-) enantiomers of lipoic acid, Methods Enzymol. 1995;251:332-40.
(9) Maitra I et al., Stereospecific effects of R (+)-lipoic acid on buthionine sulfoximine-induced cataract formation in newborn rats. Biochem Biophys Res Commun. 1996;50 (6):513-4.
(10) Ziegler D, Nowak H, et al.Treatment of symptomatic diabetic polyneuropathy with the antioxidant alpha-lipoic acid: a meta-analysis. Diabet Med. 2004 Feb; 21(2):114-21.
(11) Ziegler D, Ametov A, Barinov A, Dyck PJ, Gurieva I, Low PA, Munzel U, Yakhno N, Raz I, Novosadova M, Maus J, Samigullin R. Oral treatment with alpha-lipoic acid improves symptomatic diabetic polyneuropathy: the SYDNEY 2 trial. Diabetes Care. 2006 Nov; 29(11):2365-70.
(12) Ziegler D, Hanefeld M, et al.Treatment of symptomatic diabetic polyneuropathy with the antioxidant alpha-lipoic acid: a 7-month multicenter randomized controlled trial (ALADIN III Study). ALADIN III Study Group.Diabetes Care. 1999; 22:1296-1301.
(13) Rochette, Ghibu, Muresan, Vergely. Alpha-lipoic acid: molecular mechanisms and therapeutic potential in diabetes. Can J Physiol Pharmacol. 2015 Dec; 93(12):1021-7. doi: 10.1139/cjpp-2014-0353. Epub 2015 Sep 25.
(14) Mirjana M, Jelena A, Aleksandra U, Svetlana D, Nevena G, Jelena M, Goran P, Melita V. Alpha-lipoic acid preserves the structural and functional integrity of red blood cells by adjusting the redoxdisturbance and decreasing O-GlcNAc modifications of antioxidant enzymes and heat shock proteins in diabetic rats. Eur J Nutr. 2012 Dec;51(8):975-86. doi:10.1007/s00394-011-0275-3. Epub 2011 Nov 18.
(15) Kaplan KA, Odabasoglu F, Halici Z, Halici M, Cadirci E, Atalay F, Aydin O, Cakir A. Alpha-lipoic acid protects against indomethacin-induced gastric oxidative toxicity by modulating antioxidant system. J Food Sci. 2012 Nov;77(11):H224-30. doi: 10.1111/j.1750-3841.2012.02920.x. Epub 2012 Oct 11.
(16) Beitner H. Randomized, placebo-controlled, double blind study on the clinical efficacy of a cream containing 5% alpha-lipoic acid related to photoageing of facial skin.Br J Dermatol. 2003 Oct; 149(4):841-9.27. Halat KM, Dennehy CE.