Curcumine

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La Curcumine : Qu’est ce que c’est ?

Pigment polyphénolique responsable de la coloration jaune vive du curcuma longa, ou safran des Indes, la curcumine est un véritable prodige que nous a offert la nature. Car non seulement cette molécule naturelle possède de multiples propriétés médicales, mais en plus d’innombrables qualités qui font d’elle un ingrédient indispensable dans la conception de produits destinés à la consommation. Dans l’industrie alimentaire par exemple, la curcumine est utilisée comme colorant, connu sous les sigles E100(i) et E100(ii). En cuisine, on peut l’employer à la manière d’un additif alimentaire lors de la préparation de sorbets, mélanges secs, produits de confiserie, et de bien d’autres friandises pour épater les papilles.

Dans le cadre médical, la curcumine a déjà fait l’objet de nombreux essais cliniques, dont la plupart ont avancé des résultats encourageants concernant ses qualités anticancéreuses et antioxydantes. Apprenez à travers les lignes de ce billet, les particularités de cette molécule, ses bienfaits thérapeutiques et les points importants à considérer pour bien la choisir.

Présentation de la curcumine

Teneur et structure chimique

La curcumine, chimiquement connue sous la dénomination de « diféruloyl-méthane », est le principal ingrédient actif du curcuma, plante herbacée rhizomateuse vivace de la famille des Zingibéracées originaire du sud de l’Asie. Sa teneur s’élève à 80 % du poids total des curcuminoïdes présents dans la rhizome de cette plante médicinale (1). Les 20 % restants sont constitués de dexétéccurcumine, cyclocurcumine et de bis-deméthoxycurcumine (2).

Structure chimique de la curcumine et de ses deux dérivés les plus proches
Structure chimique de la curcumine et de ses deux dérivés les plus proches

Sa formule chimique est C21 H20 O6, et sa masse molaire 368,37 g/mol. Cette molécule curcuminoïde est insoluble dans l’eau, mais soluble cependant dans l’éthanol, l’éther et l’acide acétique.

Absorption et biodisponibilité

La curcumine à l’état naturel, sans ajout d’autres molécules chimiques, présente une capacité d’absorption très réduite. Sa biodisponibilité est, par ailleurs, ultra faible. Prise par voie orale, ce curcuminoïde est rapidement fractionné et transformé par le foie, puis éliminé par les voies naturelles de l’organisme. Il reste stable au niveau de l’estomac, et une toute petite partie seulement est assimilée par les intestins. Selon les observations scientifiques, il faut une dose élevée de 8 000 mg de cette substance active pour atteindre des niveaux sériques acceptables de 22 -41 ng/ml (3).

> D’où l’importance de la combiner avec d’autres principes actifs, tels que la pipéridine (alcaloïde extrait du poivre noir) entre autres. Cette dernière est connue scientifiquement capable d’augmenter la biodisponibilité de la curcumine, et d’inhiber les actions des enzymes responsables de la dégradation rapide de cette molécule dans l’organisme. Une publication scientifique datant de 1998 a mentionné dans ses grandes lignes que la pipéridine a augmenté jusqu’à 2 000 % la biodisponibilité de la curcumine chez l’Homme. (4)

Propriétés médicales de la curcumine

Les quatre variantes de curcuminoïde que renferme le curcuma sont de puissants antioxydants. La majorité des recherches cliniques se sont néanmoins concentrées sur la curcumine. Les données sont donc encore insuffisantes pour confirmer les bienfaits thérapeutiques des trois autres.

– Système nerveux

La curcumine préserve la teneur en DHA dans le système nerveux
La curcumine préserve la teneur en DHA dans le système nerveux

Une des études notables, qui se sont focalisées sur les bienfaits de la curcumine vis-à-vis du système nerveux, a parlé de sa capacité à préserver la teneur en DHA (oméga-3) dans le tissu cérébral et à stimuler les enzymes impliquées dans la synthèse de cet acide gras. Or, ce dernier y assure un rôle des plus importants, tels que la protection du cerveau. Notons qu’une carence alimentaire en DHA favorise l’apparition des troubles cognitifs, à l’instar de la dépression, la maladie d’Alzheimer et l’anxiété. (5)

Une autre observation scientifique a mis en exergue le pouvoir de cette molécule à lutter contre le stress et ses effets néfastes sur l’organisme. Des doses de curcumine de 5, 10 et 20 mg/kg ont été administrées chez des rats souffrant de stress aigu, pendant 21 jours. Résultats, les doses élevées ont agi plus significativement sur les sujets testés ; leurs efficacités étant similaires à celle de l’Imipramine à 10 mg/kg. (6)

– Santé cardiovasculaire

Les essais cliniques, qui ont mis en avant les bienfaits de ce curcuminoïde sur la santé cardiovasculaire, sont aussi nombreux. L’un d’entre eux a souligné l’effet protecteur de cette molécule à l’égard du tissu cardiaque. Administrée chez des rats de laboratoires en complément à leur alimentation quotidienne, celle-ci a conduit à l’inhibition de la protéine 300, une histone acétyltransférase (HAT) connue pour favoriser différentes maladies telles qu’hypertrophie cardiaque, thrombose, inflammation et insuffisance cardiaque. (7)

Dans cet autre essai clinique, la dose de curcumine de 150 mg par jour (format amélioré) administrée chez des femmes ménopausées pendant 8 semaines, a eu des effets bénéfiques sur leur tension artérielle. Une légère diminution de la tension artérielle systolique de 112+/-10mmHg à 107+/-10mmHg a été remarquée. Aucune modification n’a été notée sur la pression diastolique et la fréquence cardiaque des individus testés. (8)

Ce principe actif du curcuma semble également capable de réduire le taux de tryglycérides sanguins d’après cette étude clinique. Les résultats des tests menés sur des sujets jeunes et en bonne santé ont montré que 500 g de celui-ci par jour ont permis de baisser les tryglycérides d’environ 47 %, de 110+/-21mg/dL à 58+/-9mg/dL ; contre 93+/-13mg/dL à 79+/-11mg/dL pour une dose plus élevée de 6 000 mg par jour, soit une baisse de 15 %. (9)

– Interaction avec le métabolisme du glucose

Le pouvoir de cette substance active à baisser le taux de glycémie sanguin est l’une de ses premières qualités découvertes par les scientifiques, dans les années 70. Les études ont démontré qu’un taux de concentration infime de celle-ci, de seulement 20 µM, a activé l’adénosine monophosphate kinase (AMPK) au même degré qu’une dose de Metformine de 2mM, soit 400 fois plus concentrée. Or, la synthèse d’AMPK entraine la baisse du taux de glycémie. (10)

Chez des rats souffrant de syndrome métabolique et diabétique, la prise de cette molécule active a permis d’atténuer les effets néfastes des réactions inflammatoires, et améliorer par la même occasion la résistance à l’insuline, ainsi que la fonction hépatique des sujets testés. (11)

– Obésité et surpoids

Ce principe actif du curcuma est recommandé dans le cadre d’un régime amaigrissant pour favoriser la combustion des graisses. Les scientifiques ont confirmé cette hypothèse, ce principe actif est réellement capable de réduire les graisses corporelles. L’étude a été menée sur des souris obèses, ayant reçu tous les jours de la curcumine d’une dose d’environ 3 % de leur rapport alimentaire journalier. À la fin de l’expérience, qui a duré 4 semaines, il a été aussi constaté que le niveau de l’inflammation des adipocytes a considérablement baissé, en évaluant certains biomarqueurs de l’inflammation comme le TNF-a. (12)

– Effets antioxydants

Une autre qualité reconnue de cette molécule naturelle est sa capacité antioxydante. Cet essai clinique réalisé sur des rats de laboratoires, soumis à des activités physiques intenses, a démontré entre autres que la curcumine peut lutter et améliorer les effets du stress oxydatif au niveau du tissu musculaire. La dose de 100 mg/kg injectée chez les individus testés a été plus efficiente que la vitamine E. (13)

Une autre étude visant à comparer le potentiel antioxydant de deux quantités différentes de cette molécule, 500 mg et 6 g, a souligné qu’il n’existe aucune différence significative entre leurs effets (14). Cela est dû à son éventuel effet pro-oxydant à des doses plus élevées, selon les observateurs (15). Ce puissant antioxydant présente une valeur ORAC de 127 068, d’où sa capacité à réduire les dommages de l’ADN et des cellules, causés par les molécules radicaux libres.

– Inflammation articulaire

Cet extrait de curcuma est aussi souvent associé à la réduction d’une grande variété de signaux inflammatoires, dont la majorité d’entre eux sont liés aux problèmes d’arthrite et d’arthrose. Administrés à parts égales chez des rats (200 mg/kg), ayant des articulations enflammées, des extrais de gingembre et de curcuma ont conduit à la suppression de l’inflammation associée à la libération de cytokine. Toutefois, les curcuminoïdes ont été plus efficaces. (16)

– Action anticancéreuse

Plusieurs études cliniques ont mis en évidence les effets anticancéreux de ce curcuminoïde. L’une d’entre elle a parlé de sa faculté à inhiber la croissance des cellules vésicales cancéreuses, in vitro, à des concentrations de 10 à 25 µM et à induire une apoptose. Cette même action a été observée dans une expérience de xénogreffe in vivo, où des cellules vésicales cancéreuses ont été transplantées chez des souris en bonne santé qui recevaient une dose de 50 mg/kg de cet extrait de curcuma tous les 2 jours pendant 18 jours. Résultats, la croissance tumorale a été considérablement réduite. (17)

– Longévité et prolongement de la vie

Enfin, la curcumine et son métabolite, le tetrahydrocurcumin, semblent induire une autophagie via les voies de signalisation Akt/mTOR/p70S6K et ERK1/2 sur des cellules leucémiques et cancéreuses, selon certaines observations scientifiques (18). Mais qu’est ce que l’autophagie et en quoi est-ce important ? C’est en fait une sorte de processus de nettoyage qui permet à l’organisme de combattre les dommages liés au stress oxydatif lors de la production d’énergie effectuée par les cellules. Dans le cas où il y a absence d’autophagie, les dommages ne sont donc pas réparés correctement, alors des protéines commencent à s’accumuler. Or cet agrégat de protéines présente un effet toxique sur la cellule, pouvant la mener à une mort prématurée.

Interactions de la curcumine avec d’autres principes actifs

La curcumine interagit avec d’autres substances actives, dont voici les plus connues :

– Piperine :

Cet extrait de poivre, comme il a été mentionné précédemment, est reconnu scientifiquement capable d’augmenter la capacité d’absorption de cette molécule à hauteur de 2 000 %. C’est en réalité un inhibiteur d’enzymes chargées de la glucuronidation au niveau des intestins et du foie. Une expérience a démontré la synergie positive qui existe entre ces deux composés. Leur co-administration a permis d’atténuer l’hypertension artérielle causée par un manque d’oxyde nitrique induite par L-NAME (N-Nitroarginine methyl ester). (19)

– Extrait de gingembre :

Plantes issues de la même famille, le curcuma et le gingembre ont des profils similaires sur le côté valeur nutritionnelle. Cela explique sûrement leur synergie positive. Lors d’une étude, il a été découvert que la combinaison de leurs extraits a favorisé la cicatrisation des plaies, en usage local. (20)

– Huile de poisson :

Cette huile connue pour sa haute teneur en acide docosahexaéonique ou DHA optimise l’action anti-inflammatoire de l’extrait de curcuma, selon certaines expériences. Leur association peut être bénéfique dans le traitement des cancers. (21)

Curcumine : Posologie

Pour profiter des bienfaits de cette molécule, il faut une dose journalière de 1 000 mg environ, à répartir en fonction de la contenance des gélules. L’idéal est de la prendre en dehors des repas, pour une efficacité optimale et une meilleure absorption du produit. Dans le cadre d’un traitement de cancer, il faut un dosage plus élevé. Dans cet essai clinique par exemple, une dose plus élevée de 3,6 g par jour a été administrée chez les patients atteints de cancer et ce, pendant 1 à 4 mois. (22)

Pris selon les doses prescrites par les thérapeutes et ou inscrites dans les notices, ce complément alimentaire ne présente aucun danger pour l’organisme. Nombreuses sont les publications scientifiques qui s’accordent sur le fait qu’il ne provoque aucune toxicité significative à des doses allant jusqu’à 8 g par jour (23). Chez les sujets sensibles, des rares effets indésirables peuvent toutefois se produire, tels que jaunissement des selles, diarrhée, migraine et flatulence.

La curcumine peut aussi interagir avec le fer, en se liant avec ce dernier et réduisant son absorption. Les sujets ayant des problèmes de carence en fer doivent donc signaler leurs médecins. Une expérience a montré que l’ajout de cet extrait du curcuma a exacerbé les symptômes de déficience, chez les sujets soumis à un régime à faible teneur en fer (sous forme de citrate ferrique). (24)

Où acheter de la curcumine ?

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Références :

(1) Jayaprakasha G, Jaganmohanrao L, Sakariah K. Chemistry and biological activities of Curcuma longa. Trends in Food Science & Technology, vol. 16, issue 12 (2005) pp. 533-548.
(2) Kiuchi F, et al. Nematocidalactivity of turmeric: synergistic action of curcuminoids.Chem Pharm Bull.Tokyo. 1993.
(3) Dhillon N, et al. Phase II trial of curcumin in patients with advanced pancreatic cancer.Clin Cancer Res. 2008.
(4) Changtam C, et al. Curcuminoid analogs with potent activity against Trypanosoma and Leishmania species. Eur J Med Chem. 2010.
(5) Wu A, et al. Curcumin boosts DHA in the brain: Implications for the prevention of anxiety disorders. Biochim Biophys Acta. 2015.
(6) Xu Y, et al. Curcumin reverses impaired cognition and neuronal plasticity induced by chronic stress. Neuropharmacology. 2009.
(7) Morimoto T, et al. The dietary compound curcumin inhibits p300 histone acetyltransferase activity and prevents heart failure in rats. J Clin Invest. 2008.
(8) Akazawa N, et al. Curcumin ingestion andexercise training improve vascular endothelial function in postmenopausal women. Nutr Res. 2012.
(9) Pungcharoenkul K, Thongnopnua P. Effect of different curcuminoidsupplement dosages ontotal in vivo antioxidant capacity and cholesterol levels of healthy human subjects. Phytother Res. 2011.
(10) Kim T,et al. Curcumin activates AMPK and suppresses gluconeogenic gene expression in hepatomacells. Biochem Biophys Res Commun. 2009.
(11) Yekollu SK, Thomas R, O’Sullivan B. Targeting curcusomes to inflammatory dendritic cells inhibits NF-κB and improves insulin resistance in obese mice. Diabetes. 2011.
(12) Weisberg SP, Leibel R, Tortoriello DV. Dietary curcumin significantly improves obesity-associated inflammation and diabetes in mouse models of diabesity. Endocrinology. 2008.
(13) Bank J, Song DH. Curcumin Protects Against Ischemia/Reperfusion Injury in Rat Skeletal Muscle. J Surg Res. 2011.
(14) Pungcharoenkul K, Thongnopnua PEffect of different curcuminoid supplement dosages ontotal in vivo antioxidant capacity and cholesterol levels of healthy human subjects. Phytother Res. 2011.
(15) Koren E, et al. Supplementation with antioxidants fails to increase the total antioxidant capacity of several cell lines in culture.Biomed Pharmacother. 2008.
(16) Ramadan G, Al-Kahtani MA, El-Sayed WM. Anti-inflammatory and anti-oxidant properties of Curcuma longa (turmeric) versus Zingiber officinale (ginger) rhizomes in rat adjuvant-induced arthritis. Inflammation. 2011.
(17) Chadalapaka G1, et al. Curcumin decreases specificity protein expression in bladder cancer cells. Cancer Res. 2008.
(18) Wu JC, et al. Tetrahydrocurcumin, a major metabolite of curcumin, induced autophagic cell death through coordinative modulation of PI3K/Akt-mTOR and MAPK signaling pathways in human leukemia HL-60 cells. Mol Nutr Food Res. 2011.
(19) Hlavačková L, et al. Spice up the hypertension diet – curcumin and piperine prevent remodeling of aorta in experimental L-NAME induced hypertension.Nutr Metab (Lond). 2011.
(20) Bhagavathula N, et al. A combination of curcumin and ginger extract improves abrasion wound healingin corticosteroid-impaired hairless rat skin.Wound Repair Regen. 2009.
(21) Saw CL, Huang Y, Kong AN. Synergistic anti-inflammatory effects of low doses of curcumin in combination with polyunsaturated fatty acids: docosahexaenoicacid or eicosapentaenoic acid.Biochem Pharmacol. 2010.
(22) Sharma RA, et al. Phase I clinical trial of oral curcumin: biomarkers of systemic activity and compliance. Clin Cancer Res. 2004.
(23) Lao CD, et al. Dose escalation of a curcuminoid formulation.BMC Complement Altern Med 2006.
(24) Jiao Y, et al. Curcumin, a cancer chemopreventive and chemotherapeutic agent, is a biologically active iron chelator.Blood. 2009.