Alzheimer

Présentation

La maladie d’Alzheimer est une pathologie dite neurodégénérative qui se caractérise par la lésion progressive et irréversible du tissu cérébral. Elle entraine des troubles, jusqu’à ce jour incurables, au niveau de certaines fonctions intellectuelles, dont notamment la perte de mémoire, des troubles du comportement et de la pensée.

Maladie d'Alzheimer
Maladie d’Alzheimer : trouble neurodégénératif entrainant la lésion du tissu cérébral

La maladie d’Alzheimer est le cas de démence le plus fréquemment rencontré et est classée parmi les dix premières causes de mortalité dans les pays développés. On associe souvent cette pathologie à la vieillesse, mais bon nombre de cas précoces ont été recensés. La vitesse et la progression de la pathologie varient d’un cas à l’autre, mais une fois la maladie déclarée, l’espérance de vie est estimée entre 3 à 12 ans.

Causes et facteurs de risque

La maladie d’Alzheimer se manifeste par une double dégénérescence au niveau du cerveau qui entraîne l’atrophie du cortex cérébral :la formation de plaques amyloïdes à l’extérieur et de neurofibrilles à l’intérieur des neurones.

Les véritables causes de la maladie d’Alzheimer demeurent encore inconnues. Certains facteurs de risque ont été identifiés mais ne peuvent, toutefois, expliquer à eux seuls les causes de la manifestation de la maladie.
– La génétique figure, entre autres, parmi ces facteurs de risque. La mutation de certains gènes qui se déclenche vers l’âge de 65 ans et la présence de l’allèle APOEε4 constituent des causes, mais pas suffisantes du risque d’Alzheimer.
– L’hypercholestérolémie, le diabète et le tabagisme constituent des facteurs à haute risque.
– Des causes d’ordre fongique ont été également avancées. Certains cas de maladie d’Alzheimer ont montré la présence de champignons au niveau de certaines parties du cerveau.
– La maladie d’Alzheimer serait aussi fortement corrélée à des infections virales, dont notamment par l’herpès simplex virus.
– Une baisse de la sécrétion d’insuline au niveau du cerveau a été, par ailleurs, identifiée en cas de maladie d’Alzheimer. Ce qui pourrait être à l’origine de la démence.
– L’accumulation de substances toxiques, dont le mercure et l’aluminium, au niveau cérébral serait, en outre, responsable de certains cas de formation de plaques amyloïdes.
– Le manque d’activité physique.

Symptômes de la maladie d’Alzheimer

Les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer sont similaires aux manifestations normales du vieillissement et ce n’est que par leur progression que la maladie sera confirmée. Ces signes précurseurs varieront en fonction de la région du cerveau lésée.

– Amnésie ou perte de mémoire, notamment difficulté à se souvenir des faits récents, puis des plus anciens. Des troubles d’attention, de planification et d’apprentissage peuvent aussi se manifester.
– Aphasie qui se présente au début par de simples manques de mots pour s’étendre vers la perte totale du langage.
– Agnosie ou difficulté à identifier quelque chose.
– Apraxie ou difficulté à effectuer des tâches motrices. Au stade avancé de la maladie, le patient ne peut plus effectuer la moindre tâche sans assistance.
– Problèmes de sommeil et troubles émotionnels.

Traitements de la maladie d’Alzheimer

Aucun traitement pour guérir ni stopper la progression de la maladie d’Alzheimer n’a encore été découvert. Mais des méthodes de prévention ou de réduction des risques ont été identifiées.

– Selon les spécialistes, les longues études passées retarderaient de plus de 5 ans l’apparition des premiers symptômes (1).
– Des activités physiques (2) et cognitives (3) régulières peuvent contribuer à réduire significativement la manifestation de la maladie chez les personnes à risque.
– Plusieurs études démontrent qu’une habitude alimentaire pauvre en matières grasses (4), en sucre (5) et en viande (6) diminue le risque de maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démences.
– De nombreuses recherches concluent qu’une alimentation végétarienne (7) et riche en vitamine C et E (8) préserve de la maladie d’Alzheimer.
– Selon d’autres études, des antioxydants retrouvés dans certains fruits et légumes, notamment les caroténoïdes, les flavonoïdes, le resvératrol et les proanthocyanides peuvent protéger le cerveau de cette maladie (9).
– Les chercheurs du National Institute on Ageing à Baltimore affirment, en outre, que jeûner une à deux fois par semaine protège le cerveau des pathologies de neurodégénératives (10).

Références

(1) « Faire des études préserverait de la maladie d’Alzheimer », L’Obs,‎ 2 août 2010.
(2) Lautenschlager NT et al, « Effect of physical activity on cognitive function in older adults at risk for Alzheimer disease: a randomized trial », JAMA, vol. 300, No 9,‎ 2008, p. 1027-37.
(3) Wilson RS, « The relation of cognitive activity to risk of developing Alzheimer’s disease.» Neurology, 27 juin 2007.
(4) B. Wolozin et al., « Decreased prevalence of Alzheimer disease associated with 3-hydroxy-3-methyglutaryl coenzyme A reductase inhibitors », Archives of Neurology, vol. 57,‎ 2000, p. 1439-43
(5) De la Monte SM, Wands JR, « Alzheimer’s disease is type 3 diabetes-evidence reviewed », J Diabetes Sci Technol, vol. 2, no 6,‎ 2008, p.1101-13. (PMID 19885299, PMCID PMC2769828)
(6) Dossier « Methionine in Meat, Other Foods May Increase Alzheimer’s Risk », Emax health,17 décembre 2009.
(7) Ortega RM, Requejo AM, Andrés P, López-Sobaler AM, Quintas ME, Redondo MR, Navia B, Rivas T., « Dietary intake and cognitive function in a group of elderly people.», Am J Clin Nutr, 1997 Oct ; 66(4):803-9.
(8) Li FJ, Shen L, Ji HF., « Dietary intakes of vitamin E, vitamin C, and β-carotene and risk of Alzheimer’s disease: a meta-analysis », J Alzheimers Dis., 2012 ; 31(2):253-8. Doi : 10.3233/JAD-2012-120349.
(9) « Astaxanthin prevents heart disease, diabetes and Alzheimer’s dementia », Natural News, 19 juillet 2011.
(10) Dossier « Fasting can help protect against brain diseases, scientists say », The Guardian, 18 février 2012.