Paludisme

Présentation du paludisme

Paludisme,  ou malaria, pathologie causée par des parasites du genre Plasmodium
Paludisme, ou malaria, pathologie causée par des parasites du genre Plasmodium

Le paludisme est une pathologie causée par des parasites du genre Plasmodium. Cette maladie, connue aussi sous le nom de malaria, se transmet d’une personne infectée à une autre par l’intermédiaire d’une femelle des espèces anophèles de moustique qui se rencontrent surtout dans les pays chauds.

Il s’agit d’une infection pouvant être mortelle en l’absence de prise en charge adéquate. Cette parasitose est, en outre, la plus fréquemment rencontrée notamment en Afrique qui regroupe environ 90% des cas mondiaux. Par ailleurs, elle concerne plus particulièrement les jeunes enfants et les femmes prégnantes.

Causes du paludisme

La malaria est due à un parasite du genre Plasmodium. Parmi les 123 espèces recensées, 4 sont spécifiques à l’homme dont le Plasmodium falciparum est le plus dangereux et est la cause de la plupart des décès. Les 3 autres espèces, moins dangereuses, sont le Plasmodium malariae, le Plasmodium vivax et le Plasmodium ovale. Une autre espèce, le Plasmodium knowlesi, est reconnu comme pouvant infecter à la fois l’être humaine et les singes.

Certains facteurs sont, en outre, reconnus comme pouvant favoriser cette infection.

– Pays chauds ;
– Saison de pluie ;
– Régions en basse altitude ;
– Durant la nuit ou dans les endroits peu éclairés ;
– Présence de marais ou d’eau stagnante où les femelles d’anophèles pondent leurs œufs ;
– Forêts dégradées ;
– Enfants de bas âges dont les nourrissons et les moins de 5 ans;
– Femmes enceintes ;
– Immunodéprimés dont les sujets atteints de VIH (Sida) ;
– Migrant ou voyageur dans des pays à transmission intense non encore immunisé par la maladie. En effet, chez les habitants adultes de ces zones à risque élevé, une immunité finit par se développer. Ce qui n’est pas le cas chez les voyageurs ou les jeunes enfants ;
– Transmission de mère au fœtus ;
– En cas de transfusion de sang mais dans des cas rares ;
– Cohabitation avec une personne infectée.

Manifestations du paludisme

Manifestations du paludisme : céphalées, frissons, sudation importante, diminution de l'appétit, vertiges, troubles digestifs, ..
Manifestations du paludisme : céphalées, frissons, sudation importante, diminution de l’appétit, vertiges, troubles digestifs, ..

La malaria peut être reconnue par un certains nombres de symptômes.

– Asymptotique si la personne est immunisée ;
– État fébrile ;
– Céphalées ;
– Frissons ;
– Sudation importante (hyperhidrose) ;
Diminution de l’appétit ;
– Vertiges ;
– Troubles digestifs dont maux de ventre, nausées, vomissements, diarrhée ;
Douleurs musculaires ;

Ces premiers symptômes apparaissent environ 2 semaines après l’infection.
Dans des cas plus graves, il peut y avoir :

– Anémie importante avec risque de retard de développement cognitif si ce symptôme survient chez un jeune enfant ;
Hypoglycémies ;
Essoufflement voire détresse à la respiration ;
– Tremblements ;
– Céphalées importantes avec risque d’ischémie ;
Douleurs articulaires ;
– Convulsions ;
– Jaunisse ;
– Hépatomégalie ;
– Splénomégalie ;
Insuffisance rénale dangereuse ;
– Œdèmes des poumons chez les femmes enceintes ;
– Coma voire la mort notamment en cas d’infection par P. falciparum.

Traitements du paludisme

Un certain nombre de remèdes sont connus comme pouvant traiter la malaria.

– Utiliser des répulsifs est souvent avancé pour prévenir les piqûres d’insectes dont les moustiques. Selon une étude, l’huile essentielle d’eucalyptus citronné diluée dans de l’huile végétale ou de l’eau chaude peut repousser les moustiques avec une efficacité similaire à certains répulsifs de synthèse (1) ;
Certaines espèces de quinquina, notamment le Cinchona pubescens Vahl, sont reconnues pour leur efficacité contre la malaria depuis longtemps. Le traitement consiste en une décoction de la plante (2). L’écorce est, en outre, également employée comme antipyrétique et pour tonifier l’organisme en cas de fatigue ;
– Diverses études avancent, par ailleurs, les bienfaits d’un traitement incluant l’usage d’armoise annuelle (Artemisia annua). L’artémisinine que cette plante contient peut, en effet, parvenir à bout de la plupart des espèces de Plasmodium dont le P. falciparum, répertorié comme étant le plus dangereux (3) ;
– Pour améliorer les défenses immunitaires et lutter contre les états de fatigue, une observation scientifique a permis de conclure sur les bienfaits de l’acérola. Ce fruit constitue, en effet, une excellente source de vitamines dont la vitamine C et de minéraux (4) ;
– D’autres études reconnaissent les propriétés immunostimulantes que possèdent les baies de goji. Ces fruits sont, en effet, capables de booster les défenses de l’organisme et d’aider à lutter contre diverses affections même les plus graves (5).

Références

(1) Baudoux Dominique. L’aromathérapie – Se soigner par les huiles essentielles, Atlantica, 2001, pages 132 et 133.
(2) Merlin Willcox et al, Traditional medicinal plants and malaria, Boca Raton, Taylor & Francis Ltd, coll. « Traditional herbal medicines for modern times » (n o 4), 2004.
(3) World Health Organization (WHO), Culture et récolte d’ Artemisia annua, Medicines Publications.
(4) Mezadri T et al. « The Acerola fruit: composition, productive characteristics and economic importance. » Arch Latinoam Nutr. 2006 Jun;56(2):101-9.
(5) Z. Chen and al, « Activation of T lymphocytes by polysaccharide-protein complex from Lycium barbarum L. », International Immunopharmacology, vol. 8,‎ 2008.