Apnée

Présentation de l’apnée

À distinguer de la dyspnée qui désigne une difficulté respiratoire, l’apnée, elle, signifie un arrêt de la respiration. En d’autres termes, il y a suspension de la ventilation vers les poumons. Aucun souffle ne sort alors du nez ni de la bouche du sujet en apnée. Il ne manifeste non plus aucun mouvement respiratoire.

Apnée
Apnée : arrêt soudaine de la respiration

Selon ses causes, l’arrêt de la respiration peut être une action volontaire. C’est notamment le cas lorsque le milieu extérieur n’est pas respirable. Un mouvement réflexe peut aussi être à l’origine d’une suspension momentanée du passage de l’air dans la trachée-artère. Il peut, en outre, s’agir d’un acte involontaire souvent dû à une maladie ou à une obstruction de la voie respiratoire. Ce dernier cas peut s’avérer être dangereux et ne peut être pris à la légère. La respiration peut, en outre, s’arrêter aussi bien le jour que la nuit durant le sommeil suivant le cas.

Causes de l’apnée

Une suspension de la respiration peut avoir diverses causes.

Dans le cas d’une apnée volontaire

Une personne peut choisir d’arrêter de respirer pendant un moment au cours de certaines circonstances. Parmi celles-ci, il y a notamment :

– Durant son immersion dans l’eau, telle que lors d’une plongée, d’une natation ;
– En présence d’un gaz nauséabond ou toxique, de la fumée ;
– Au cours d’un exercice de respiration ;
– Lors de certaines séances de yoga.

Dans le cas d’une apnée réflexe

Les apnées réflexes se manifestent notamment au moment :

– De parler ou de chanter à haute voix. Ce mouvement survient spontanément et permet d’exprimer de phrases longues ;
– De la déglutition qu’il s’agisse d’un aliment ou d’une boisson. L’arrêt de la respiration aide à prévenir la survenue d’une fausse route ;
– D’un effort abdominal important. Il en est le cas lors du soulèvement d’une charge lourde.

Dans le cas d’une apnée involontaire

Un arrêt involontaire de la respiration peut être causé par différents facteurs. Les plus fréquemment rencontrés sont notamment :

– Une obstruction de la voie aérienne par un corps étranger, la langue ou autre tissu des parties aériennes supérieures ;
– Une anesthésie générale qui inhibe la ventilation spontanée en cas d’utilisation de curares ;
– Une intoxication telle que celle due à des opiacés ;
– Un arrêt cardiaque ;
– Un syndrome d’apnée du sommeil. Suivant le cas, ce trouble peut être obstructif, associé à un collapsus au niveau de la voie aérienne. Il peut aussi être neurologique.
– Une noyade conduisant à l’entrée d’eau dans les voies respiratoires. Il s’ensuit alors un arrêt réflexe de la respiration.

Manifestations de l’apnée

Suivant la cause présumée, l’arrêt ventilatoire peut se manifester de différentes manières.

– S’il s’agit d’une suspension volontaire ou réflexe de la respiration, aucun autre signe n’accompagne en général l’arrêt du mouvement respiratoire ;
– S’il est dû à une substance toxique ou à un arrêt cardiaque, la victime peut immédiatement perdre conscience ;
– Si une obstruction des voies aériennes en est la cause, le sujet reste d’abord conscient. Il va se débattre pour essayer de respirer et de désencombrer sa respiration. À moins que sa voie respiratoire ne soit désobstruée à temps, il peut finir par perdre conscience.
– S’il s’agit d’une apnée du sommeil, l’interruption totale ou partielle de la respiration se manifeste durant le sommeil. Elle s’accompagne souvent de ronflements et des impressions de suffocation. Ce qui peut alors entraîner le sujet à se réveiller fréquemment durant la nuit. Une forte dégradation de la qualité de son sommeil constitue l’une des principales conséquences de ce trouble. Il s’ensuit alors diverses complications, dont une somnolence, durant la journée, des céphalées et une hypertension artérielle. Une baisse de la capacité cognitive, une irritabilité et parfois une dépression peuvent également se manifester.

À découvrir dans ce dossier les méthodes naturelles pour traiter l’apnée.