Blennorragie

Définition de la blennorragie

La blennorragie est une maladie sexuellement transmissible due à la présence d'une bactérie, appelée gonocoque
La blennorragie est une maladie sexuellement transmissible due à la présence d’une bactérie, appelée gonocoque

La blennorragie également connue sous le nom de gonorrhée ou de gonococcie est une maladie sexuellement transmissible causée par le gonocoque, Neisseria gonorrhoeae. Cette infection bactérienne se transmet principalement lors des pratiques sexuelles non protégées, dès qu’il y a contacts de muqueuses et échanges de liquide biologique. Elle affecte en général les appareils urinaire et génital mais peut également toucher d’autres parties du corps chez certaines personnes.

Il s’agit d’une affection grave qui ne doit pas être prise à la légère dont les complications peuvent conduire à des pathologies beaucoup plus dangereuses ainsi qu’à une infertilité. Une contamination au gonocoque peut, par ailleurs, faciliter une autre infection par d’autres agents pathogènes sexuellement transmissibles tels que celui du Sida. Pour ce qui est, en outre, de sa prévalence, la gonococcie est une maladie assez répandue, qui concerne plus de 5% de la population dans certains pays. Ce sont surtout les adolescents et les jeunes adultes qui en sont les plus atteints.

Transmission de la blennorragie

La gonorrhée est une pathologie qui se transmet par voie sexuelle. Le risque d’avoir cette affection peut donc être plus important dans certains cas dont :

– Pratique sexuelle avec un sujet porteur des bactéries ;
– Relation sexuelle non protégée notamment avec une personne à risque telle qu’une prostituée, un partenaire provenant d’un pays où la gonococcie est très répandue, ou une personne ayant de nombreux partenaires ;
– Vie sexuelle active, c’est-à-dire les sujets ayant plus d’un partenaire ou qui changent fréquemment de partenaire ;
– Travail de sexe tel que la pornographie et la prostitution ;
– En cas d’abus sexuel ou de viol ;
– Pratiques sexuelles par voie anale, buccale et entre hommes, qui constituent les causes des gonorrhées ano-rectales et de la gorge ;
– Contamination des yeux de l’enfant par la mère lors de l’accouchement ;
– Contamination des yeux par des mains infectées, ce qui peut entre autres survenir chez des personnes négligeant l’hygiène des mains après être allées aux toilettes ;
– Prise de drogue par voie intraveineuse en utilisant des aiguilles souillées.

Manifestations de la blennorragie

Manifestations de la blennorragie : écoulement de pus, tuméfaction, douleur, inflammation, ...
Manifestations de la blennorragie : écoulement de pus, tuméfaction, douleur, inflammation, …

La gonococcie peut se manifester de différentes façons suivant le cas et la zone du corps infectée. Les premiers symptômes se présentent en général 2 jours à 1 semaine après la période d’incubation.

Atteinte uro-génitale chez l’homme :

– Inflammation de l’urètre qui se manifeste par une douleur de type picotement et par une brûlure au moment de la miction. Il peut aussi y avoir des démangeaisons urétrales et une dysurie (miction difficile) ;
– Écoulement de pus de couleur jaunâtre ;
– Tuméfaction et/ou douleur des testicules ;
– Sans signe dans de rare cas.

Atteinte uro-génitale chez la femme :

– Asymptomatique dans plus de 75% des cas mais la maladie peut toujours se transmettre au partenaire ;
Inflammation de l’urètre avec sensation de brûlure au moment de la miction. Celle-ci peut en outre devenir difficile ;
Pertes vaginales anormales pouvant être accompagnées de sang ;
– Douleur dans le bas ventre, exacerbée au moment des rapports sexuels
– Irritation de la vulve.

Gonorrhée ano-rectale :

– Inflammation anale qui peut être reconnue par une sensation de brûlure et un prurit anal ;
– Écoulement de pus pouvant être accompagné de saignement ;
– Défécation difficile ou diarrhée dans certains cas.

Blennorragie de la gorge :

– Asymptomatique dans certains cas mais la maladie reste quand même contagieuse ;
– Douleur dans la gorge pouvant évoluer vers une pharyngite ou des angines.

Atteinte des yeux :

– Tuméfaction des paupières ;
– Conjonctivite (inflammation de la membrane qui recouvre la partie intérieure des paupières) ;
– Sécrétion épaisse et collante qui peut gêner l’ouverture des paupières ;
– Sensation d’avoir du sable dans les yeux ;
– Ulcération cornéenne dans des cas plus graves.

En cas de dissémination de la bactérie, le sujet peut manifester une méningite (inflammation des enveloppes de l’encéphale et de la moelle épinière) une endocardite (inflammation de la membrane qui recouvre du cœur) ou une arthrite. L’atteinte cutanée peut se présenter l’apparition d’acné généralisée.

Traitements naturels de la blennorragie

Certains traitements sont connus comme pouvant être utilisés en cas de gonococcie.

– La meilleure prévention contre toute pathologie sexuellement transmissible est l’abstinence sexuelle. L’usage d’un préservatif masculin présente, en outre, une certaine efficacité contre ce type de maladie ;
Du fait de sa très haute teneur en beta-caryophyllène et en sesquiterpène, le Copahu présente à la fois d’excellentes propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques, recommandées dans diverses observations en cas de gonorrhée. Il s’agit, en fait, d’une huile obtenue à partir de l’oléorésine du Copaifera officinalis (1) ;
– Certaines études avancent l’efficacité de l’utilisation de feuilles de Petit détar (Detarium microcarpum) pour traiter la gonorrhée. Cette plante originaire d’Afrique a, d’ailleurs, été déjà employée depuis longtemps dans divers pays africains pour prendre en charge cette infection sexuellement transmissible et d’autres comme la syphilis (2) ;
– Selon d’autres études, la prise de décoction de feuilles ou d’écorces de bitter bark (Bersama abyssinica) peut être bénéfique pour traiter cette affection. Des cas d’intoxication ont été, cependant, recensés, d’où l’importance du dosage et de l’avis d’un spécialiste avant l’usage de cette plante (3) ;
– Du fait de sa capacité à pouvoir booster l’immunité (4) et de ses propriétés antibactériennes (5), l’acérola peut constituer un excellent remède adjuvant pour traiter une infection par le gonocoque ;

Références

(1) Bardeau F., «Les Huiles essentielles : Découvrir les bienfaits et les vertus d’une médecine ancestrale.», Lanore, 2009.
(2) Malgras, D., « Arbres et Arbustes Guérisseurs des Savanes Maliennes.», Editions Karthala, 1992.
(3) Bosch CH., « Medicinal Plants.», Prota, 2008.
(4) Mezadri T, et al., « El fruto de la acerola: composición y posibles usos alimenticios.» Arch Latinoam Nutr. 2006 June.
(5) Motohashi, N., et al., « Biological activity of barbados cherry (acerola fruits, fruit of Malpighia emarginata DC) extracts and fractions.» Phytother.Res. 2004.

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