Coqueluche

Définition de la coqueluche

Coqueluche, infection des voies respiratoires due à la présence de bactérie de type Bordetella
Coqueluche, infection des voies respiratoires due à la présence de bactérie de type Bordetella

La coqueluche est une infection des voies aériennes supérieures liée à la présence de deux types de bactérie du genre Bordetella, B. pertussis le plus dangereux et B. parapertussis. Elle peut durer des semaines et se caractérise principalement par des toux violentes pouvant engendrer à son paroxysme des étouffements et un bruit semblable au chant du coq à la reprise du souffle.

Longtemps considérée comme n’affectant que les enfants, cette infection peut cependant être grave à tout âge en l’absence de traitements adéquats. Elle est surtout dangereuse voire mortelle chez les sujets vulnérables tels que les enfants de moins de 6 mois, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’autres pathologies respiratoires, les personnes âgées et les sujets non vaccinés ou dont le vaccin n’est pas mis à jour.

Bien que le nombre de cas recensés ait beaucoup baissé depuis la sortie du vaccin, cette infection demeure encore la cause du décès de plus de 300.000 personnes chaque année, tout âge confondu. La plupart des cas sont regroupés dans les pays en développement tandis que dans les pays développés, la transmission de l’adulte au jeune enfant semble être la plus courante.

Causes de la coqueluche

Cette infection de l’appareil respiratoire est causée par deux types de bacille du genre Bordetella :

– Bordetella pertussis connu comme pouvant être à l’origine d’une forme beaucoup plus sévère de l’infection ;
– Bordetella parapertussis.

Se transmettant par voie aérienne, ces bactéries peuvent être facilement acquises dans certaines conditions dont notamment :

– Promiscuité avec un sujet contaminé notamment au début de sa maladie. Le risque de transmission de la maladie diminue en effet avec le temps ;
– Inhalation des particules provenant des gouttelettes de salive d’un malade telles qu’en cas d’éternuement ou de toux ;
– Vaccination absente ou non mise à jour. Une seule vaccination n’assure pas en effet une immunisation à vie, d’où la nécessité des rappels vaccinaux ;

La contamination par le bacille peut en outre prendre différents schémas de transmission :

– Infection d’une personne saine non immunisée (non vaccinée ou non mise à jour dans ses vaccinations) par une personne malade ;
– Transmission des bactéries d’une personne immunisée (porteur sain) à une autre non immunisée ;
– Contamination d’un enfant sain par un enfant malade. Il s’agit du mode de transmission la plus fréquemment rencontrée dans les pays où le vaccin n’est pas encore répandu ;
– Contamination du nouveau né par un adulte porteur malade ou non de la bactérie, notamment dans les pays où la vaccination des enfants est généralisée.

Manifestations de la coqueluche

Symptômes de la coqueluche : toux, éternuement, fatigue, apnée, ...
Symptômes de la coqueluche : toux, éternuement, fatigue, apnée, bruit, maux de forge, …

Une infection aux bacilles du genre Bordetella peut être reconnue par certains symptômes dont notamment :

– Période d’incubation de 7 jours en moyenne durant laquelle aucun signe extérieur ne se présente ;
– Symptômes d’infection des voies aériennes semblables à ceux rencontrés en cas de rhume au début de la maladie. Parmi ceux-ci, il y a entre autres des toux, des éternuements, écoulement du nez, maux de gorge. Cette première phase peut durer plus d’une semaine ;
– Quintes de toux suivie chacune d’une reprise du souffle accompagnée d’un bruit rappelant le chant du coq. Ce symptôme est caractéristique de cette infection ;
– Importante fatigue due aux toux ;
Apnée, étouffement voire vomissements notamment lorsque la maladie atteint son paroxysme. Ceci est dû à l’accumulation des mucus dans les voies respiratoires suite à la paralysie des cils vibratiles des bronches et de la tranchée artère. Dans certains cas, il peut y avoir une fièvre ;
Cyanose (bleuissement de la peau et des muqueuses) suite à une importante diminution du taux d’oxygène contenu dans le sang. Chez le nourrisson, il s’agit du symptôme le plus prononcé ;

Ces symptômes peuvent durer plus de 4 semaines.

En cas de complication, cette maladie peut conduire à d’autres affections qui peuvent être graves dont une hernie, une otite, une pneumonie, des convulsions voire la mort.

Traitement de la coqueluche

À part la vaccination et l’antibiothérapie, certains traitements sont également avancés comme pouvant être utilisés en cas de coqueluche.

– Selon une étude, le thym (Thymus vulgaris) peut être employé pour apaiser les différents symptômes que peuvent causer cette infection ainsi que d’autres pathologies des voies respiratoires comme une bronchite (1) ;
– La lobélie (Lobelia inflata) est avancée dans certaines publications comme ayant été utilisée depuis des années lors de cette pathologie des voies respiratoires. Cette plante doit surtout ses propriétés thérapeutiques à la lobéline, un alcaloïde, qu’elle contient qui est connue comme pouvant favoriser la dilatation des bronchioles et faciliter la respiration. Ce traitement ne convient pas cependant aux jeunes enfants ainsi que chez les femmes enceintes (2) ;
– Selon une étude, le thé du Labrador ou le lédon du Groenland présente une certaine efficacité pour traiter diverses affections dont la toux coquelucheuse (3) ;
– Une autre publication met, par ailleurs, en évidence les bienfaits de la grindélie (Grindelia squarrosa) comme traitement adjuvant en cas de pathologies infectieuses des voies respiratoires dont celle due aux bactéries du genre Bordetella (4).

Références

(1) Goetz P., et al., « Thymus vulgaris L.(Lamiaceae): Thym.», Phytothérapie anti-infectieuse, Springer, 2012.
(2) « Posologie de la Lobélie.», Health medicine network.
(3) Chartier C., et al., « Thé du Labrador (lédon du Groenland) (Ledum groenlandicum Oeder).», Phytothérapie, Vol3, avril 2005, Springer.
(4) Goetz P., « Plantes médicinales d’Amérique du Nord: apport à la phytothérapie française du traitement des affections des voies respiratoires.», Phytothérapie, 2005, Springer.

Partagez
Tweetez
+1
error: Contenu protégé sous copyright