Délire

Présentation du délire

Délire
Délire : dysfonctionnement cognitif ou aberration de l’intelligence

Un délire est une pathologie qui se présente par un dysfonctionnement cognitif, une aberration de l’intelligence. Cette perturbation peut être due à une atteinte physiologique affectant les neurones ou à une maladie mentale. Elle peut aussi accompagner certains cas de maladie tels qu’une importante fièvre.

Un état délirant peut être passager et donc réversible, ou à l’inverse chronique s’il dure plus de 7 mois.

Le temps de passage de la réalité au délire peut, en outre, varier. Il peut être :

– rapide, en général, suite à un stress important ;
– moyen, s’il dure environ 1 mois ;
– ou lent, si le délirant a mis 3 mois, voire plus pour quitter le monde réel.

Causes du délire

Un cas de délire peut avoir diverses causes.

– fièvre intense ;
– anémie ;
– déshydratation ;
– malnutrition ;
– génétique ;
– suite à une opération chirurgicale ;
– drogue, alcool, certains médicaments ;
– stress important ;
– dépression ;
– dysfonctionnement mental ;
– tumeur au cerveau ;
– trouble bipolaire ;
– cas de démence ;
– schizophrénie ;
– audition ou vision faible entrainant le délirant à être toujours sur ses gardes ;
– statut social ou économique.

Manifestations du délire

Un délirant peut présenter certains signes.

– conviction profonde sur une idée menant jusqu’à des changements dans les habitudes ;
– irascibilité et susceptibilité dès qu’une conversation sur l’idée est abordée ;
– discrétion et hostilité vis à vis de l’entourage ;
– agressivité ;
– comportements inhabituels influencés par le délire.

Un état délirant aigu peut se manifester dans les cas suivants.

– épisode maniaque ;
– état dépressif ;
confusion mentale ;
– psychose périnatale, affectant certaines femmes qui viennent d’accoucher, accompagnée de troubles d’humeur, d’irritabilité et d’hallucinations ;
– psychose toxique due à la prise d’un psychotrope ;
– trouble psychotique bref, ne durant que moins d’un mois et caractérisé par des troubles d’humeur et de désorganisation en sus des idées délirantes.

Pour ce qui est du délire chronique, il peut se subdiviser en 4 groupes.

– schizophrénie avec des délires paranoïdes sans cohérence et de nombreux thèmes ;
– paranoïa, dont les délires paranoïaques du patient semblent être logiques et bien organisés ;
– paraphrénie, dont les délires souvent paranoïdes peuvent être accompagnés d’hallucinations ou non. Cette psychose se caractérise essentiellement par des imaginations aux dimensions cosmiques délirantes, relevant du domaine du fantastique, où le patient se prend pour un être spécial ;
– Psychose hallucinatoire.

Outre ces types de délire, il y a d’autres cas plus rares.

– syndrome de Fregoli centré sur la croyance d’être persécuté par une personne déguisée ;
– syndrome de Cotard basé sur des préoccupations délirantes sur le corps telles que la putréfaction ou transformation d’un organe ;
– syndrome de Capgras qui se manifeste par la certitude que les proches ont été remplacées par des sosies ou des imposteurs ;
– syndrome d’Ekbom, notamment chez les femmes âgées, qui se caractérise par la conviction d’une infestation parasitaire.

Traitements du délire

La prise en charge d’un cas de délire dépend essentiellement de sa cause. Si aucune maladie ou intoxication n’est à l’origine de l’état délirant, un traitement par antipsychotique accompagné d’une psychothérapie est adopté pour apaiser les symptômes. Il existe, également, des remèdes par voie naturelle qui peuvent être recourus.

– d’après une étude, la pratique régulière d’activité physique serait bénéfique aussi bien pour la santé physique que mentale des personnes sujettes à des dysfonctionnements cognitifs (1) ;
– une observation scientifique a conclu que les symptômes liés au syndrome délirant peuvent être réduits par des suppléments en vitamine du groupe B (B12, B6, B9, B3) pris simultanément (2) ;
– selon d’autres études cliniques, le millepertuis serait, grâce à l’hypéricine qu’il renferme, un antidépresseur naturel, mieux toléré que les médicaments (3).

Références

(1) Gorczynski P., Faulkner G., « Exercise therapy for schizophrenia », Cochrane Database Syst Rev, No 5,‎2010, CD004412., PMID20464730, DOI 10.1002/14651858. CD004412.
(2) J. Firth, ,et al., « The effects of vitamin and mineral supplementation on symptoms of schizophrenia: a systematic review and meta-analysis. », Psychological Medicine, No 1-13,‎ 2017.
(3) Zegedi A, Kohnen R, Daniel A, Kieser M., « Acute treatment of moderate to severe depression with hypericum extract ; randomised controlled double blind tried versus paroxetine. », Br. Med.1 2005 330, 503 — 506.

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