Maladie de La Peyronie

Présentation de la maladie de La Peyronie

Maladie de La Peyronie, affection de la verge se caractérisant par une rigidification pathologique des corps caverneux
Maladie de La Peyronie, affection de la verge se caractérisant par une rigidification pathologique des corps caverneux

La maladie de La Peyronie est une affection de la verge qui se caractérise par une rigidification pathologique des corps caverneux. Cette infiltration scléreuse conduit à une perte d’élasticité et à une déviation du pénis en érection vers le côté opposé du segment endurci. À l’état flasque, des plaques dures sont palpables à l’endroit de l’anomalie.

La sclérose est, en fait, due à des plaques fibreuses qui se forment entre les corps caverneux et leur enveloppe, l’albuginée. Elles apparaissent suite à une expansion insuffisante ou absente d’un segment des corps caverneux.

Cette pathologie survient en général chez 7% des hommes de plus de 50 ans. Elle reste sans gravité dans la majorité des cas, mais peut toutefois engendrer des gênes et des dysfonctionnements, voire une dégradation de la qualité de vie chez certains sujets.

Causes de la maladie de La Peyronie

Diverses hypothèses sont souvent avancées pour expliquer la survenue chez les hommes d’une sclérose des corps caverneux.

– Microtraumatismes de la verge, qui sont à l’origine de la plupart des cas ;
– Prédisposition due à des causes héréditaires ;
– Certaines pathologies dont polyarthrite rhumatoïde, les maladies de Dupuytren et de Ledderhose (fibroses causant respectivement la déformation des doigts et des orteils) ;
Diabète ;
Hypercholestérolémie ;
– Hyperuricémie ;
Infections ;
Hypertension ;
– Ischémie ;
– Occlusion veineuse ;
– Baisse du débit sanguin dans les artères ;
– Des facteurs auto-immuns sont aussi avancés ;
Tabagisme ;
– Certains médicaments dans des bêta-bloquants ;
– Âge, la sclérose des corps caverneux est souvent vue comme une évolution normale des tissus affectés.

Manifestations de la maladie de La Peyronie

Manifestations de la maladie de La Peyronie : Inflammation, apparition de plaques scléreuses, douleurs locales au moment de l'érection, incurvation pénienne, calcification ou non des plaques, ...
Manifestations de la maladie de La Peyronie : Inflammation, apparition de plaques scléreuses, douleurs locales au moment de l’érection, incurvation pénienne, calcification ou non des plaques, …

L’évolution de la pathologie de La Peyronie peut suivre certaines phases, présentant des symptômes d’intensité variable suivant la taille et la profondeur des fibroses.

– Inflammation en phase initiale, avant l’apparition des plaques scléreuses ;
– Douleurs locales au moment de l’érection dans certains cas. Ces douleurs deviennent plus intenses avec le temps et régressent au bout de quelques mois ;
– Incurvation pénienne qui se fait progressivement lorsque les plaques sont formées. Une mauvaise pénétration peut la déclencher ;
– Calcification ou non des plaques suivant le cas ;
– Dysfonctionnement érectile avec diminution de la tension ;
– Stabilisation ou aggravation après une quinzaine de mois suivant la localisation et l’ampleur de la sclérose. Dans certains cas, l’affection peut même régresser.

L’incurvation pénienne est majoritairement dorsale, due à l’apparition des plaques scléreuses au dos de la verge. Dans certains cas, la sclérose peut entrainer une incurvation latérale ou ventrale. Des scléroses symétriques peuvent également se former entrainant un rétrécissement du pénis et une dysérection. Des raccourcissements se produisent, par ailleurs, dans des cas plus rares.

Traitements de la maladie de La Peyronie

Même si la pathologie de La Peyronie est souvent bénigne, elle nécessite toutefois d’être prise en charge convenablement. Les douleurs locales qui se manifestent notamment au moment de l’érection ou la déviation du pénis devront conduire les sujets à consulter un spécialiste.

Outre les traitements chirurgicaux et médicaux préconisés, d’autres remèdes sont également avancés comme pouvant être efficaces pour soigner des scléroses des corps caverneux.

– Certaines études proposent l’utilisation de vitamine E pour traiter la pathologie. Son efficacité reste toutefois assez modeste bien qu’il s’agit du traitement le plus préconisé (1) ;
– Quelques observations ont avancé les bienfaits d’un remède dont l’un des principes actifs est du potassium. Ce traitement a permis une régression de la taille des plaques et une stabilisation de l’incurvation pénienne (2) ;
– D’autres chercheurs préconisent, en outre, le recours à des antioxydants et à des anti-inflammatoires pour réduire les douleurs et la formation de fibroses (3).

Il a été, en outre, observé qu’une sclérose des corps caverneux disparaissent sans besoin de traitement chez 30% des sujets jeunes, ayant eu des plaques de tailles réduites et non calcifiées.

Référence

(1) Pryor JP, Farell CR, « Controlled clinical trial of vitamin E in Peyronie’s disease.», Prog Reprod Biol Med. 1983;9:41-45.
(2) Weidner W, Hauck EW, Schnitker J., « Potassium paraaminobenzoate (POTABA) in the treatment of Peyronie’s disease: a prospective, placebo-controlled, randomized study.», Eur Urol. 2005;47:530–535
(3) Hellstrom WJ. Medical management of Peyronie’s disease. J Androl. 2009;30:397–405

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