Maladie de Parkinson

Présentation de la maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson, pathologie se caractérisant par une dégénérescence progressive des cellules nerveuses
Maladie de Parkinson, pathologie se caractérisant par une dégénérescence progressive des cellules nerveuses

La maladie de Parkinson est une pathologie qui se caractérise par une dégénérescence progressive des cellules nerveuses du locus niger du cerveau (ou substance noire). Il en résulte un dysfonctionnement dans la synthèse des neurotransmetteurs qui sont les messagers chimiques entre les neurones. C’est ce déficit, notamment en dopamine, qui est à l’origine des troubles caractéristiques de cette maladie neurologique de Parkinson. Parmi tous ses symptômes, la pathologie est souvent associée à des mouvements plus lents et rigides, à des tremblements au niveau des extrémités au repos.

Cette maladie neurodégénérative frappe en moyenne vers l’âge de 57 ans dans les pays du nord. Les premiers signes indiquent pourtant une perte importante des cellules nerveuses à dopamine, soit plus de la moitié de celles-ci. Ce qui peut correspondre à une évolution insidieuse depuis déjà plus de 5 ans. De nombreux cas ont, toutefois, montré qu’il est possible de vivre de nombreuses années même en étant Parkinsonien.

Causes de la maladie de Parkinson

Ce qui est réellement à l’origine de cette maladie neurodégénérative de Parkinson n’a pas encore été clairement identifié. Certaines hypothèses ont cependant été avancées par les scientifiques. Parmi celles-ci, il y a notamment :

– Prédisposition génétique. Des cas rares de Parkinson ont été recensés comme étant d’origine héréditaire ;
– Forte exposition à certains produits chimiques durant un laps de temps important, dont les pesticides et les solvants notamment ;
– Prise de certaines drogues fortes qui peuvent détruire subitement les neurones et engendrer une forme très grave de la pathologie de Parkinson ;
– Intoxication par des métaux lourds dont manganèse, aluminium ;
– Saturation du sang au monoxyde de carbone, entrainant une baisse de la quantité d’oxygène disponible nécessaire à la survie des cellules ;
Infection bactérienne telle que par Helicobacter pylori.

Manifestations de la maladie de Parkinson

Manifestations de la maladie de Parkinson : mouvements ralentis, élocution ralentie, rigidité, tremblements des extrémités en repos, ...
Manifestations de la maladie de Parkinson : mouvements ralentis, élocution ralentie, rigidité, tremblements des extrémités en repos, …

La maladie neurodégénérative de Parkinson peut être reconnue par certaines caractéristiques.

– Mouvements ralentis ;
– Élocution ralentie ;
– Rigidité ;
– Tremblements des extrémités en repos ;
– Attitude penchée vers l’avant ;
– Difficulté des mouvements automatiques ;
– Marche à petits pas ;
– Entrouverture de la bouche ;
– Hypersalivation ;
Dépression.

D’autres signes peuvent se manifester à un stade plus avancé de la maladie.

Fatigue ;
– Douleur ;
– Chute ;
– Troubles cognitifs dont démence ;
– Difficulté à parler ;
– Difficulté à écrire ;
– Difficulté à avaler ;
– Troubles du sommeil ;
– Perturbations urinaires ;
– Perturbations de certains mouvements réflexes.

Traitements de la maladie de Parkinson

Certains traitements sont avancés comme pouvant être bénéfiques chez les sujets atteints de Parkinson.

– De nombreux experts s’accordent sur les bienfaits de pratiquer des activités physiques adaptées chez les Parkinsoniens. Les observations ont même montré une nette amélioration des mouvements chez des patients ayant pratiqué des exercices régulièrement, due notamment à une stimulation de la production de dopamine (1) ;
– Certaines études avancent l’efficacité de la musicothérapie. Ce traitement a permis l’amélioration de la vitesse et de la précision dans les mouvements chez les sujets mis en observation. Les troubles du langage et des émotions ont aussi connus des changements. (2) ;
– Une observation scientifique conclut qu’un régime riche en vitamine E présente des effets protecteurs contre la survenue de cette pathologie neurodégénérative. Les effets semblent, cependant, ne pas être les mêmes avec la prise de suppléments de vitamine E (3) ;
– Selon une étude, un traitement à base de coenzyme Q10 a révélé une efficacité notable chez des malades atteints de Parkinson à un stade peu avancée. Un ralentissement au niveau de la progression de la maladie a été observé chez les sujets ayant suivi ce soin quotidiennement (4) ;
– Certains chercheurs avancent l’efficacité de l’apamine, un principe actif contenu dans le venin d’abeille, pour stopper la perte progressive des neurones. L’étude conclut sur l’effet protecteur des allergènes. Certains effets non désirables étaient toutefois retrouvés chez les souris observées. (5)

Références

(1) Keus SH, Bloem BR, Hendriks EJ et al. Evidence-based analysis of physical therapy in Parkinson’s disease with recommendations for practice and research, Mov Disord. 2007;22:451-460
(2) Pacchetti C, Mancini F, et al., « Active music therapy in Parkinson’s disease: an integrative method for motor and emotional rehabilitation.» Psychosom Med. 2000;62(3):386-9
(3) Zhang SM, Hernan MA, et al., « Intakes of vitamins E and C, carotenoids, vitamin supplements, and PD risk.», Neurology. 2002 Oct 22;59(8):1161-9.
(4) Shults CW, Oakes D, et al., « Effects of coenzyme Q10 in early Parkinson disease: evidence of slowing of the functional decline.», Arch Neurol. 2002 Oct;59(10):1541-50
(5)  Maurice N et al., « Bee Venom Alleviates Motor Deficits and Modulates the Transfer of Cortical Information through the Basal Ganglia in Rat Models of Parkinson’s Disease.», 2015. PLoS One. 10(11):e0142838

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