Nécrose

Présentation de la nécrose

nécrose
Nécrose, mortification de certains tissus ou os

La nécrose désigne un phénomène pathologique conduisant à la mort précoce et non programmée d’un tissu. Une fois nécrosées, les cellules déversent leurs contenus dans les tissus adjacents. Ce qui est à l’origine de la coloration violacée ou brune que prenne la peau environnante dans certaines formes de nécroses. Ce processus se manifeste, en outre, avec une réaction inflammatoire déclenchée par le système immunitaire face à cette diffusion du contenu des cellules.

Contrairement à l’apoptose, cette destruction anormale de cellules survient en l’absence des stimuli apoptotiques habituels. Elle est hors du contrôle de l’organisme et est néfaste dans presque tous les cas. Elle ne s’accompagne, en outre, d’aucune régénération cellulaire et peut être très grave de conséquence.

Causes de la nécrose

Divers facteurs peuvent être à l’origine de lésions nécrotiques.

– Ischémie telle qu’en cas d’infarctus du myocarde qui peut empêcher l’irrigation sanguine dans certains tissus de l’organisme et causer leur asphyxie ;
– Certaines infections telles que par Neisseria méningitidis, Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, les principaux agents pathogènes du purpura fulminans, une maladie infectieuse qui cause la lésion nécrotique des tissus cutanés ;
– Morsures avec venin telles que celles des serpents, d’araignées ;
– Blessures avec atteinte de la circulation du sang ;
Brûlure ;
– Exposition prolonger d’une partie ou de la totalité du corps à une température très basse ;
– Compression d’une partie du corps empêchant la circulation du sang pendant un certain moment ;
– Alitement, entrainant la formation d’escarres qui sont des nécroses cutanées ;
– Complications de certaines infections. La varicelle entre autres peut conduire au purpura fulminans dans de cas rares ;
– Certaines maladies dont la tuberculose, les pathologies auto-immunes dont le lupus érythémateux systémique ;
– Hérédité telle qu’en cas d’anomalie héréditaire entrainant une carence en certaines protéines dont la S et la C ;
– Certains produits dont la cocaïne, héroïne parfois mélangés à du lévamisole, un pesticide qui peut entrainer de graves vasculopathies et des nécroses en divers endroits du corps ;
– Carie, traumatisme dans les cas de nécroses dentaires.

Manifestations de la nécrose

Les lésions nécrosiques peuvent se présenter de différentes façons suivant le type d’affection.

– Apparition de taches violacées aux environs de la lésion ;
– Inflammation au niveau de la plaie ;
– Exsudation ;
– Formation de liquide crémeux, de couleur jaunâtre pouvant être odorant s’il y a liquéfaction des cellules nécrosées. C’est notamment le cas des nécroses dues à des infections ;
– Apparence gélatineuse des tissus nécrosés dans les formes de nécroses ischémiques ;
– Apparence grumeleuse et friable des tissus nécrosés dans les formes de nécroses caséeuses. Les débris de cellules prennent dans tel cas une coloration grisâtre ;
Gangrène ;
– Dépôt de minéraux tels que du calcium sur les lésions, formant des taches blanchâtres, dans certains cas.

Traitements de la nécrose

Le traitement des nécroses dépend de sa cause et de sa forme.

– Diverses études scientifiques reconnaissent les bienfaits de la berbérine pour le système cardiaque et la circulation sanguine. Parmi toutes les propriétés de l’alcaloïde, son effet vasodilatateur avancé dans diverses observations (1) ainsi que sa capacité à inhiber les éléments vasoconstricteurs et à fluidifier le sang (2) peuvent être utilisés pour prévenir tout risque d’ischémie et donc des éventuelles lésions nécrosiques qui peuvent en résulter ;
La carnosine est également reconnue pour son efficacité en cas d’ischémie. Une récente étude a, entre autres, démontré qu’elle peut exercer une action protectrice sur les tissus cérébraux des souris mises en observation. Ces dernières, chez lesquelles une obstruction des artères a été provoquée, n’ont connu aucun dommage au niveau du cerveau et ce, grâce à une prise quotidienne d’extraits de ce dipeptide (3) ;
– Réputé comme pouvant désinfecter tout type de plaie et favoriser la cicatrisation, le miel a aussi montré son efficacité pour apaiser les douleurs, baisser les inflammations et traiter les lésions nécrosées au cours d’un bon nombre d’observations (4). Telle propriété a même été déjà avancée par Hippocrate dans l’un de ses écrits, « Œuvres complètes, volume 10 ».

Références

(1) Lau CW, et al. Cardiovascular actions of berberine. Cardiovasc Drug Rev. (2001)
(2) Huang CG, et al. Effect of berberine on arachidonic acid metabolism in rabbit platelets and endothelial cells. Thromb Res. (2002)
(3) Min J, Senut MC, Rajanikant K, et al. Differential neuroprotective effects of carnosine, anserine, and N-acetyl carnosine againstpermanent focal ischemia. J Neurosci Res. 2008 Oct; 86(13):2984-2991.
(4) Descottes B. Cicatrisation par le miel, l’expérience de 25 ans. Phytothérapie, 2009, vol. 7, n°2.

error: Contenu protégé sous copyright