Rhume

Définition du rhume

Rhume, infection de la fosse nasale et du pharynx due au virus rhinovirus
Rhume, infection de la fosse nasale et du pharynx due au virus rhinovirus

Le rhume, connu aussi sous le nom médical de rhinopharyngite, est une infection très courante de la fosse nasale et du pharynx due à certaines espèces de virus, dont notamment des rhinovirus. Il se caractérise principalement par la survenue de toux, d’écoulement du nez et des éternuements qui peuvent durer dans certains cas une dizaine de jour.

Ces virus peuvent entrer en contact des voies aériennes supérieures de l’organisme plusieurs fois par an. L’affection ne se manifeste cependant que lorsque les barrières de protection et les défenses immunitaires ont failli à leurs rôles et n’ont pas pu éviter l’infection.

Cette pathologie contagieuse est en général sans gravité et guérit d’elle-même au bout de quelques jours. En cas de complications, cependant, il peut y avoir une surinfection par des bactéries des muqueuses des voies respiratoires fragilisées. Ce qui va prolonger les symptômes et conduire à des écoulements du nez épais en cas d’atteinte du sinus. Une inflammation du pharynx, des bronches ou des sinus peut aussi se produire.

Pour ce qui et de sa prévalence, le rhume touche deux fois plus les enfants que les adultes chaque année. Ceci s’explique en partie par leur système immunitaire qui est encore en plein développement.

Causes du rhume

Parmi les virus les plus souvent rencontrés pouvant être à l’origine de cette maladie contagieuse, il y a surtout :

– Les rhinovirus ;
– Les adénovirus ;
– Les coronavirus ;
– Le virus de la grippe (l’influenza virus) ;

Ces virus peuvent se transmettre d’un individu à l’autre par voie aérienne ou par contact avec des salives ou mucus infectés. Ils peuvent atteindre les cellules naso-pharynx où ils vont s’installer en passant par le nez, par la bouche ou par les yeux.

Différents facteurs sont connus comme pouvant favoriser cette pénétration :

– Le contact avec la salive ou les sécrétions nasales d’un malade. Ce qui peut survenir entre autres en cas d’usage d’un ustensile contaminé non ou mal stérilisé ;
– L’inhalation des gouttelettes projetées dans l’atmosphère lors des éternuements, des toux ;
– L’utilisation des mains ou d’autres objets souillés pour toucher les yeux, le nez ou la bouche. Le virus parvient, en effet, à survivre sur des surfaces inorganiques durant 7 jours ;
– La promiscuité telle que la cohabitation, les transports en commun, les écoles, les garderies avec des sujets infectés ;
– Le froid qui favorise souvent le confinement de nombreuses personnes dans une espace restreinte par la fermeture des fenêtres et des ouvertures telles que dans les différents lieux publics, les véhicules, les bureaux ;
– Durant l’hiver et la saison des pluies qui empêchent le soleil et l’air frais de pénétrer dans les pièces de la maison ;
– En cas de faiblesse du système immunitaire, telle que chez les enfants de bas âge ou chez les adultes lors de la prise d’immunosuppresseurs, lors de certaines maladies comme le Sida ;
– En cas de stress important ou prolongé qui peut affaiblir les défenses de l’organisme ;
– Une mauvaise hygiène de vie dont notamment le tabagisme qui irrite les voies aériennes et affaiblit le système immunitaire ;
– Une fatigue fréquente telle qu’en cas de pratique de sport intensif, de retard de sommeil, de travail important qui peut faire baisser l’immunité.

Symptômes du rhume

Symptômes du rhume : rhinorrhée, congestion nasale, éternuement, toux, pharyngite, ...
Symptômes du rhume : rhinorrhée, congestion nasale, éternuement, toux, pharyngite, …

Certains symptômes caractérisent principalement les rhumes :

– Rhinorrhée se manifestant par un écoulement nasal clair qui nécessite des mouchages fréquents ;
– Congestions nasales pouvant entraver la respiration par le nez. Celles-ci sont exacerbées durant le sommeil, pouvant alors conduire le sujet à ronfler. Chez le nourrisson, la tétée peut être entravée par la respiration par la bouche ;
– Éternuements dus à l’encombrement des voies respiratoires par les mucus ;
– Toux pouvant entraîner une irritation de la gorge et un enrouement de la voix ;
– Pharyngite ou mal de gorge plus ou moins intense selon le cas ;
– Yeux larmoyants, parfois accompagnés de sensations de picotement et de rougeur ;
Fièvre avec une légère hausse de la température et des céphalées. Il peut également y avoir fatigue et douleurs musculaires ;
– Respiration bruyante surtout chez les asthmatiques.

En moyenne, ces symptômes durent une semaine, mais peut dans certains cas atteindre une dizaine de jour. Les complications le plus fréquemment rencontrées sont une inflammation ou une surinfection des voies aériennes et des autres organes de la sphère ORL.

Traitements naturels du rhume

Divers traitements naturels peuvent être recourus en cas de rhumes, notamment pour apaiser les symptômes et réduire la durée de l’infection. Parmi ceux-ci, il y a :

– Vitamine C : Lors d’une étude, il a pu être montré que la vitamine C peut contribuer à réduire le risque de survenue des rhumes chez les sportifs. Le traitement utilisé à cet effet consiste à prendre quotidiennement 250 mg de cette vitamine durant 3 à 8 semaines avant le début des exercices intensifs (1) ;
– Andrographis : Divers essais cliniques concluent sur les bienfaits de l’andrographis pour soigner différents types d’infection des voies aériennes dont les rhumes. Ce traitement semble aussi efficace même chez des enfants de plus de 4 ans sans engendrer un quelconque effet indésirable (2). Le remède consiste à prendre 400 mg d’extrait normalisé à environ 5% d’andrographolide 3 fois par jour (3) ;
– Échinacée : Selon certaines publications, l’échinacée constitue un excellent remède pour calmer les signes de diverses infections touchant les voies respiratoires y compris les rhumes, et rendre plus court la durée de la maladie. Pour assurer son efficacité, le traitement doit être commencé au plus tôt, dès les premières manifestations. Il est conseillé de prendre l’équivalent de 3g par jour, à répartir sur 3 prises (4) ;
– Solution saline : Pour décongestionner le nez, diverses observations reconnaissent l’efficacité de l’eau salée. Le remède consiste à vaporiser dans les narines un mélange d’un demi litre d’eau et un quart de cuillère à café de sel (5).

Références

(1) Douglas RM, et al. « La vitamine C pour prévenir et traiter le rhume ». Base de données Cochrane Rev. 2004 Octobre
(2) Spasov AA, et al. « Etude comparée de l’association fixe d’Andrographis Paniculata, Kan Jang et une préparation d’Echinacea comme adjuvant, dans le traitement des maladies respiratoires non compliquées chez l’enfant. » Phytother Res. 2004 janvier
(3) Poolsup N, et al. « Andrographis Paniculata dans le traitement symptomatique des infections des voies respiratoires supérieures non compliquées: revue systématique des essais contrôlés randomisés. » J Clin Pharm Ther. 2004 février.
(4) Le Conseil botanique américain clarifie l’essai sur l’échinacée publié dans Annals of Internal Medicine, décembre 2010.
(5) Georgitis JW. « Hyperthermie nasale et irrigation simple pour la rhinite pérenne. Changements dans les médiateurs inflammatoires. » Poitrine 1994 Novembre.

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