Sciatique


Présentation de la sciatique

Sciatique, terme utilisé pour désigner une névralgie du nerf sciatique

La sciatique est le terme communément utilisé pour désigner une névralgie du nerf sciatique ou ischiatique. Elle se caractérise par une douleur ressentie sur le trajet de ce dernier, partant du bas du dos, descendant dans la région fessière pour se diriger ensuite vers l’arrière du genou et s’étendre parfois vers les orteils. D’apparition brusque, elle est exacerbée à l’effort et en position assise. En outre, elle est unilatérale dans la plupart des cas, ne touchant alors qu’un seul côté du corps. Il arrive, toutefois, dans certains cas que les nerfs sciatiques des deux jambes soient simultanément affectés.

Il s’agit d’une pathologie fréquente causant près de 10% des douleurs dorsales rencontrées. Pouvant affecter tout le monde sans exception, elle concerne cependant davantage les sujets en surpoids et les obèses ainsi que ceux âgés de la cinquantaine et plus. L’exercice de certains métiers sollicitant souvent le dos tel que pour le soulèvement de charges lourdes ou passant la journée à rester en station assise constitue également une de ses causes fréquentes. Cette névralgie finit par se résorber d’elle-même dans la plupart des cas. Rarement, elle est récidivante et se complique en d’autres pathologies se manifestant par des paralysies ou des dysfonctionnements des sphincters.

Causes de la sciatique

Ce type de névralgie s’explique principalement par l’irritation de la racine du nerf en question ou de l’une de ses ramifications au niveau des vertèbres suite à une compression. Un bon nombre de facteurs sont connus comme pouvant être à l’origine de cette dernière :

– Une hernie discale caractérisée par une protrusion d’un disque vertébral qui peut comprimer une racine nerveuse. Elle est en général due à une mauvaise posture fréquente ;
– L’âge conduisant à la dégénérescence des disques intervertébraux ;
– Une sténose ou rétrécissement du canal rachidien entrainant la compression des nerfs ;
– Une sollicitation fréquente du dos ou des jambes telle que lors de la pratique de certains sports, l’exercice de métiers qui consistent entre autres à soulever de lourdes charges ;
– Une position assise de longue durée ;
– Un traumatisme tel qu’une contusion, une chute, ou une blessure pouvant être à l’origine d’un désalignement des vertèbres ou même à une atteinte des racines nerveuses elles-mêmes ;
– Un excès de poids et l’obésité qui favorisent l’usure des disques vertébraux ;
– Une grossesse. Le poids du ventre ainsi que la pression exercées par l’utérus sur le dos peuvent comprimer l’ischiatique ;
– Certaines pathologies telles qu’une tumeur dans la région vertébrale, des affections ostéo-articulaires comme l’arthrose, ou des infections dont la spondylodiscite qui se manifeste par la survenue d’une réaction inflammatoire et une déformation dorsale ;
– Une inflammation ou un spasme du muscle du bassin qui en s’enflant ou en se contractant peut écraser l’ischiatique ;
– Une mauvaise hygiène de vie dont principalement tabagisme, port fréquent de chaussures à talons hauts et inconfortables, stress physique fréquent, sédentarité ;
– Le froid intensifie, en outre, la douleur ressentie.

Symptômes de la sciatique

Une névralgie de l’ischiatique peut être reconnue par certaines de ses manifestations :

Symptômes de la sciatique : douleur, décharges électriques, affaiblissement des muscles, …

– Une douleur plus ou moins intense ressentie sur le trajet de l’ischiatique. Elle commence dans le bas du dos, descend dans l’une des fesses, puis au niveau de la face postérieure de la cuisse pour atteindre l’arrière du genou. Suivant ensuite la racine du nerf atteinte, elle peut soit passer vers la partie latérale de la jambe, puis sur le dos du pieds pour atteindre le gros orteil ; soit prolonger la partie postérieure de la jambe et se terminer au niveau de la plante du pied ;
– Une atteinte unilatérale. La névralgie ne touche dans la majorité des cas qu’un seul des membres inférieurs sauf s’il y a une irritation simultanée des nerfs sciatiques des deux jambes ;
– Une intermittence des symptômes qui surviennent toujours brutalement, parfois déclenchés par certains mouvements ou une station assise ;
– Une exacerbation de la douleur ressentie à l’effort tel que lors de simples toux et éternuements, ou au moment de la défécation ;
– Une douleur pouvant ressembler à des décharges électriques dans certains cas ;
– Des troubles de la sensibilité se caractérisant par des paresthésies au niveau du membre touché telles que picotement, fourmillement, engourdissement. Dans les cas les plus avancés, il y a une perte de sensibilité sur une zone du trajet de l’ischiatique ;
– Un affaiblissement des muscles du côté du corps affectés dans certains cas.

Traitements naturels de la sciatique

Certains remèdes sont reconnus comme étant efficaces pour traiter des sciatiques :

– Huile de millepertuis :

Une publication avance les bienfaits que peut apporter l’utilistion de cette huile végétale pour traiter les sciatiques. En application topique, elle peut être employée seule ou associée à quelques gouttes d’huile essentielle de lavande. Dans ce dernier cas, le remède préconisé est le mélange de 50 ml d’huile de millepertuis et de 20 gouttes de cette dernière (1) ;

– Harpagophytum procumbens :

Diverses études ont permis de conclure sur la capacité de la racine d’Harpagophytum à calmer tout type de douleurs articulaires, y compris celles qui peuvent toucher la colonne vertébrale. Cette plante présente, en effet, des effets antalgiques et anti-inflammatoires. Une dose journalière d’environ 600 à 1200 mg est conseillée pour profiter des bienfaits de ce remède (2) ;

– Capsaïcine :

Lors d’une observation menée sur des sujets souffrant de névralgies sciatiques, le recours à la capsaïcine s’est avéré efficace pour calmer les douleurs (3). Cette molécule est, en effet, connue pour son aptitude à calmer les douleurs nerveuses périphériques. Pour l’usage du traitement, il est conseillé d’appliquer localement un patch à 8% de capsaïcine sur les zones douloureuses pendant environ 30 mn ;

– Arnica :

Pour la prise en charge d’une hernie discale, certaines publications proposent l’utilisation de l’arnica du fait de ses propriétés anti-douleurs et anti-inflammatoires. Le remède consiste à appliquer localement au niveau des parties touchées une crème ou un onguent à base de la plante (4).

Références

(1) Encyclopédie des plantes médicinales, Larousse.
(2) Chrubasik S, et al. «Efficacité de l’extrait d’Harpagophytum WS 1531 dans le traitement de l’exacerbation de la lombalgie: étude randomisée, à double insu et contrôlée par placebo.» Eur J Anaesthesiol.1999.
(3) Fusco BM, et al, «Effet analgésique de la capsaïcine dans la névralgie du trigeminal idiopathique», Anesth Analg. 1992 mars
(4) Blumenthal M, et autres, «Monographies élargies de la Commission E, Conseil botanique américain.», Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.

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