Ténosynovite

Présentation de la ténosynovite

ténosynovite
Ténosynovite désigne la douleur ressentie au niveau d’un tendon due à l’inflammation de sa gaine synoviale

La ténosynovite est le terme utilisé pour désigner une douleur ressentie au niveau d’un tendon suite à l’inflammation de sa gaine synoviale. Celle-ci n’est autre que l’enveloppe protectrice de cette attache musculaire. Elle est remplie de liquide, la synovie, et a pour fonction de protéger ce dernier des frottements avec les os. Elle facilite également le glissement des tendons entre eux. Cette affection survient alors lorsque le liquide synovial au niveau d’une articulation est en quantité insuffisante. Mal lubrifié, le tendon exerce des frictions sur sa gaine à chaque mouvement. Ce qui va être à l’origine de réactions inflammatoires locales.

La plupart des ténosynovites sont souvent traitées efficacement. Toutefois, les symptômes qu’elles engendrent peuvent être persistants et souvent invalidants. Elles peuvent, en outre, affecter tout le monde, néanmoins certaines personnes présentent davantage de risques que d’autres. Il en est le cas des sportifs, des sujets effectuant des mouvements répétitifs dans le cadre de leurs professions et de ceux souffrant de rhumatisme. Par ailleurs, dans certaines formes de cette pathologie, les femmes semblent de loin plus touchées que les hommes.

Causes de la ténosynovite

L’inflammation de la gaine d’un tendon est dans la plupart des cas secondaire à la survenue d’un traumatisme ou de microtraumatismes répétés au niveau de celle-ci. Certains facteurs sont connus comme pouvant en être à l’origine :

– De actions répétitives ou de longue durée sollicitant particulièrement une ou quelques articulations. Ce qui survient entre autres lors de l’exercice de certaines activités professionnelles, dans le cadre des entraînements sportifs ;
– Des efforts physiques inhabituels ou excessifs touchant particulièrement une articulation ou un muscle ;
– Un traumatisme conduisant à une lésion d’un tendon tel qu’après une contusion, une chute, un choc ;
– Une blessure au niveau de l’articulation conduisant à une infection ;
– Des mauvaises postures fréquentes ;
– Diverses pathologies des articulations comme l’arthrose, l’arthrite, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante ;
– Un vieillissement de l’articulation dû notamment à l’âge ;
– Certaines affections comme la tuberculose, le diabète, le trouble de la thyroïde, la gonorrhée ;
– Une grossesse chez la femme ;
– Une prédisposition anatomique chez certains sujets qui peut être d’origine génétique ou due à une malformation congénitale.

Manifestations de la ténosynovite

ténosynovite
Manifestations de la ténosynovite : inflammation, douleur, irradiation de la douleur, raideur,…

Une inflammation de la gaine synoviale peut être reconnue par certains symptômes :

– Réaction inflammatoire qui se manifeste par un gonflement, une rougeur et une chaleur de la zone concernée. Celle-ci peut aussi être douloureuse à la palpation ;
– Sensation de douleur lancinante au niveau de l’articulation touchée. Ce symptôme ne survient au début que lors des mouvements. Il tend à se faire sentir même au repos à une phase avancée de l’affection ;
– Irradiation des douleurs à d’autres endroits du corps selon le tendon concerné ;
– Raideur de l’articulation à un stade avancé de la pathologie dû à un dépôt calcique. Ce qui peut finir par encombrer les mouvements voire conduire à une invalidation ;
– Intensité variable des symptômes suivant l’articulation atteinte et le stade de l’affection ;
– Craquements qui se font entendre à chaque mouvement dans certains cas.

Tous les tendons peuvent être concernés par une inflammation de la gaine synoviale. Toutefois, certains d’entre eux sont davantage sensibles que les autres. Parmi les plus souvent touchés, il y a notamment :

– La base des pouces. Il s’agit de l’atteinte la plus connue et qui porte le nom de maladie de De Quervain ;
– Les poignets ;
– La paume et le dessus de la main correspondant respectivement aux tendons des muscles fléchisseurs et extenseurs des mains ;
– Les épaules ;
– Le tendon du biceps au niveau des coudes ;
– Le genou en cas d’atteinte du tendon poplité ;
– La cheville.

Traitements de la ténosynovite

Certains remèdes sont souvent utilisés pour prévenir ou traiter les ténosynovites. Dans tous les cas, la prise en charge doit tenir compte du facteur causal de l’affection.

– Évitement des facteurs causaux :

Pour prévenir la survenue de cette affection, il est conseillé d’éviter tous les facteurs susceptibles d’être à l’origine d’une lésion de la gaine synoviale. Il est à cet effet important de garder une bonne posture durant les heures de travail et de prendre régulièrement des pauses. Varier les mouvements est également recommandé pour éviter un surmenage musculaire.

– Repos :

Réduire, voire immobiliser l’articulation pendant une certaine période, est souvent recommandée pour apaiser les douleurs. Le recours à une attelle peut à cet effet être nécessaire.

– Compresse chaude ou froide :

L’application d’une source de chaleur ou à l’inverse d’une glace sur la zone affectée permet de réduire la sensation de douleur.

– Argile vert :

Selon une publication, l’argile vert est efficace pour apaiser les symptômes que peuvent causer les différentes formes de tendinopathie. Le traitement consiste à cet effet en une application topique d’un cataplasme de cet argile sur la zone concernée. (1)

– Harpagophytum procumbens :

Diverses études reconnaissent les bienfaits de l’harpagophytum procumbens pour la prise en charge de ce type d’affection (2). Ceci s’explique essentiellement par l’effet antidouleur que la racine de cette plante possède. Pour utiliser ce remède, la dose journalière prescrite est de 600 à 1200 mg d’extraits des tubercules.

– Vitamine C :

En cas de ténosynovites dues à une goutte, la prise de vitamine C peut être bénéfique. Selon une étude, celle-ci est en effet à même de réduire efficacement l’uricémie ou le taux d’acide urique dans le sang (3). Le dosage prescrit est de 500 mg par jour, pendant deux mois.

– Chardon marie :

Si l’inflammation de la gaine synoviale est secondaire au diabète sucré de type II, certaines publications préconisent l’usage du chardon marie. Les extraits de cette plante sont en effet connus pour leur efficacité à contrôler le taux de glycémie dans le sang. Ce qui va contribuer à faire baisser la résistance à l’insuline, caractéristique principale de cette pathologie. Pour bénéficier de telle action, le dosage journalier est de 600 mg à prendre 3 fois dans la journée. (4)

Référence

(1) Dossier R. Dextreit: «Plus de 120 témoignages sur l’Argile qui guérit.»
(2) J. Grünwald et al. «Guide de la Phytothérapie.»
(3) Choi HK et al., «L’apport en vitamine C et le risque de goutte chez les hommes, Une étude prospective», Arch Intern Med. 2009.
(4) «L’efficacité de Silybum marianum dans le traitement du diabète de type II: essai clinique randomisé, à double insu, contrôlé par placebo». Recherche en phytothérapie. 2006.

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