Thrombose

Définition de la thrombose

thrombose
Thrombose, affection causée par le développement d’un thrombus dans la circulation sanguine

La thrombose ou la maladie thromboembolique est une affection causée par le développement d’un thrombus dans la circulation sanguine. Il s’agit d’un caillot résultant de l’agrégation des plaquettes sanguines et de l’activation des facteurs de coagulation dans les vaisseaux sanguins. Sa présence va alors obstruer le passage du sang, empêchant partiellement ou totalement certaines parties du corps d’être irriguées. Si le thrombus se forme dans les réseaux veineux, la pathologie est également appelée phlébite ou thrombophlébite. S’il apparaît dans les réseaux artériels, il va être à l’origine d’une ischémie. Son largage et sa migration sont, par ailleurs, mieux connus sous le terme d’embolie.

La prévalence de la pathologie thromboembolique tend à croître davantage chaque année. Elle est à l’origine de plus de 600.000 cas par an dans les pays comme les États-Unis avec un taux de mortalité estimé à environ 30%. Elle figure, par ailleurs, parmi les maladies présentant une morbidité importante. Un tiers des cas gardent, en effet, des séquelles de la maladie tout au long de la vie. Un autre tiers se récidive au bout de 8 ans. Le reste se complique par la survenue d’une affection fatale comme une embolie pulmonaire ou un accident vasculaire cérébral.

Causes de la thrombose

Certains facteurs sont connus comme pouvant augmenter le risque de survenue d’une maladie thromboembolique. Parmi ceux-ci, il y a :

– Lésion de la paroi vasculaire

Ceci conduit l’organisme à déclencher le processus normal de coagulation. Cette situation peut se présenter lors d’un accident, d’une blessure, d’une coupure. Certains actes médicaux comme une injection intraveineuse ou la pose d’un cathéter peuvent également être à l’origine de la formation d’un caillot.

– Stase ou stagnation du sang dans certaines parties du système sanguin

Ceci peut être secondaire à diverses affections vasculaires comme une insuffisance veineuse, un vieillissement ou un durcissement des parois des vaisseaux, la présence de varices. Des pathologies cardiaques peuvent aussi être la cause de cette anomalie. Une fibrillation auriculaire peut, entre autres, encombrer la sortie du sang des oreillettes. Un déficit cardiaque peut, par ailleurs, rendre le flux sanguin plus lent et favoriser cet arrêt du sang.

– Longue période d’immobilité

Tel est le cas pendant un alitement lors d’une hospitalisation, durant le port d’un plâtre, lors d’un long voyage notamment en avion.

– Hypercoagulabilité sanguine

C’est une manifestation de diverses pathologies graves telles que des cas de cancers comme la maladie de Vaquez, des affections génétiques caractérisées par l’absence d’inhibiteurs de coagulation.

– Traumatisme

Tel qu’en cas de choc ou de contusion même minime.

– Perturbation hormonale

Ce dérèglement des hormones se produit notamment en cas de prises de pilules œstroprogestatives, de suivi d’une hormonothérapie.

– Autres causes

Il y a les régimes alimentaires qui peuvent rendre le sang peu fluide, tels que ceux enrichis en épices, gras et sucres. Une mauvaise hygiène de vie dont principalement le tabagisme et l’alcoolisme, un surpoids ainsi que la grossesse chez la femme sont aussi des facteurs de risque.

Symptômes de la thrombose

thrombose
Symptômes de la thrombose : inflammation du vaisseau, douleur, gonflement, rougeur, chaleur, …

Une maladie thromboembolique peut être reconnue par quelques symptômes et s’accompagner de certains signes selon la partie du corps privée totalement ou partiellement de sang.

  • Inflammation du vaisseau obstrué. En cas d’atteinte d’une veine superficielle, un cordon rouge et induré est visible sous la peau ;
  • Douleur ressentie au niveau de la partie ou de l’organe touché. Elle est souvent exacerbée à l’attouchement ou lors de certaines flexions ;
  • Gonflement des parties irriguées par les vaisseaux. La peau semble alors brillante et dure ;
  • Rougeur et chaleur de la partie affectée dans le cas d’une phlébite profonde ;
  • Perturbation de la fonction de l’organe touché lors d’une ischémie telle qu’une insuffisance rénale, un déficit cardiaque. Des troubles du comportement et des fonctions cognitives surviennent s’il y a atteinte du cerveau ;
  • Trouble de la sensibilité et de la motricité des zones privées de sang. Des sensations d’engourdissement ou de crampes peuvent entre autres être ressenties au niveau des membres touchés ;
  • Essoufflements accompagnés d’une hausse de la tension artérielle en cas de baisse du débit sanguin parvenant dans le myocarde ;
  • Infarctus ou nécrose en cas d’arrêt de la circulation sanguine au niveau des extrémités ou des organes ;
  • Perte de connaissance.

Traitements naturels de la thrombose

Certains traitements peuvent être utilisés pour prévenir ou prendre en charge des cas de thrombose :

– Bonne hygiène de vie :

Une bonne hygiène de vie est recommandée pour éviter la formation d’un thrombus dans les vaisseaux. Ceci doit inclure la pratique régulière d’activités physiques, l’arrêt de la prise de toute substance nocive à l’organisme et l’évitement des contraceptifs oraux.

– Réforme dans l’alimentation :

Pour prévenir la survenue ou le récidive d’une maladie thromboembolique, une bonne habitude alimentaire est cruciale. La consommation de matières grasses notamment d’origine animale, le sucre, les épices entre autres doit être arrêtée. Un régime salubre à la santé, privilégiant les fruits, les légumes et les céréales complètes, doit à l’inverse être adopté.

– Contention des membres inférieurs :

De nombreuses publications affirment les bienfaits de la contention des jambes en cas de varice et d’insuffisance veineuse. Cette méthode va permettre non seulement de favoriser le retour veineux, mais également de calmer les différents symptômes et de réduire l’apparition de nouvelles varices (1). Chez les sujets ayant un risque élevé de développer une pathologie thromboembolique, le recours à cette technique conseillé durant un voyage de longue durée. Pour cela, il existe des bas ou de bandes spécialement conçus à cet effet.

– Berbérine :

Certaines études ont permis de mettre en évidence la capacité de la berbérine à lyser les caillots qui se sont formés dans la circulation sanguine et à prévenir l’apparition de nouveaux thrombus (2). Cette molécule est, par ailleurs, connue pour son effet vasodilatateur pouvant contribuer à amélioration la circulation du sang (3). Pour profiter des bienfaits que peut apporter ce traitement, le remède préconisé est de 3 fois 300 mg par jour à prendre avant ou pendant les repas principaux.

– Marron d’Inde :

L’utilisation d’extrait de marron d’Inde permet, selon diverses études, d’améliorer des problèmes d’insuffisance veineuse et de varices. Cette plante est, en effet, capable de préserver l’élasticité des vaisseaux. Sa haute teneur en æscine lui procure, en outre, la propriété d’être à la fois antiœdémateuse et anti-inflammatoire (4). Le dosage prescrit pour utiliser ce traitement est de 250 à 300 mg d’extraits normalisés, à répartir en 2 prises.

– Pycnogenol :

Lors d’une observation, il a pu être conclu que le pycnogenol est efficace pour prévenir une phlébite profonde ou superficielle due à une immobilisation prolongée. Les sujets étudiés, qui présentaient une plus grande probabilité de développer une thrombose, ont été soumis à un voyage en avion pendant 8 heures. Le remède consiste à prendre 100 mg de la molécule avant et après le vol (5).

Références

(1) Poynard T, et al. «Méta-analyse des hydroxyéthylrutosides dans le traitement de l’insuffisance veineuse chronique.», Vasa. 1994.
(2) Imanshahidi M, et al., «Effets pharmacologiques et thérapeutiques de Berberis Vulgaris et de son constituant actif, Berberine.», Phytother Res. 2008.
(3) Lau CW, et al., «Actions cardiovasculaires de la berbérine», Cardiovasc Drug Rev. 2001.
(4) DerMarderosian A et al., «Le marronier, La revue des produits naturels – faits et comparaisons», États-Unis, 1998
(5) Belcaro G. et al. «Prévention de la thrombose et de la thrombophlébite veineuses lors de vols long-courriers avec Pycnogenol.» Clin Appl Thromb Hemost. 2004.

error: Contenu protégé sous copyright