Torticolis

Présentation du torticolis

torticolis
Torticolis, une contracture de certains muscles du cou

Le torticolis est le terme utilisé pour désigner une contracture de certains muscles du cou. Il se manifeste principalement par une douleur vive dans la région cervicale. Celle-ci empêche une posture bien droite. La tête est alors amenée à se pencher sur un côté ou vers l’avant. Elle peut, par ailleurs, s’étendre ou irradier dans les régions voisines comme les épaules, les bras ou le dos. Un blocage dans la rotation du cou caractérise également cette affection. Les mouvements deviennent alors plus difficiles.

Cette atteinte est, pour la plupart des cas, bénigne, et ne dure qu’un bref instant. Elle n’engendre, en général, aucune grave complication. Sa rémission peut même survenir d’elle-même. Il existe, toutefois, des formes plus importantes. Celles-ci peuvent durer plus longtemps ou survenir de façon régulière. Les prises en charge spécifiques sont alors inévitables notamment pour apaiser les douleurs. Cette affection peut, en outre, affecter tout le monde y compris les jeunes enfants. La proportion des femmes concernées est, cependant, nettement élevée que celle des hommes.

Causes du torticolis

Diverses peuvent être les causes de cette atteinte des muscles cervicaux. Parmi celles-ci, il y a :

– Des perturbations dans la fonction nerveuse conduisant à des contractions involontaires au niveau des muscles. Elles peuvent être secondaires à la fatigue, à un manque de sommeil, au stress ;
– Un mauvais mouvement du cou, des bras ou des épaules ;
– Des activités physiques intenses sollicitant particulièrement le cou ou les bras ;
– Une mauvaise posture durant une période assez longue. Les personnes utilisant un ordinateur sont les plus souvent concernées par cette cause ;
– Des oreillers peu ou pas confortables tels que trop épais ou trop durs ;
– Une position inadéquate durant l’endormissement ;
– Une maladie infectieuse dans la région cervicale telle qu’une méningite, une pharyngite, une otite ou une infection des dents ;
– Certaines pathologies comme une hernie discale, une arthrose ;
– En cas de nystagmus, une atteinte des muscles oculaires conduisant à des mouvements d’oscillation involontaire des globes oculaires ;
– Une mauvaise position du fœtus durant la grossesse, à l’origine de la forme congénitale de cette affection ;
– Des traumatismes subis par le nouveau-né sur la région cervicale ou sur la tête au moment de l’accouchement. C’est ce qui se produit en cas de recours à certains instruments comme un forceps ou une ventouse.

Manifestation du torticolis

torticolis
Manifestations du torticolis : douleurs aux mouvements, raideurs, céphalées, …

Cette atteinte des muscles du cou peut être reconnue par certains signes.

– Une rotation anormalement difficile de la tête. Une impression de blocage est ressentie au niveau de la nuque ;
– Une douleur plus ou moins importante à chaque mouvement du cou ;
– Un fléchissement de la tête sur un côté ou vers l’avant selon la zone affectée ;
– Une raideur plus ou moins prononcée dans la région cervicale ;
– Une tuméfaction du muscle concernée en cas d’atteinte musculaire ;
– Une épaule apparemment surélevée par rapport à l’autre ;
– Des douleurs ressenties au niveau des épaules, des bras ou du dos. Il s’agit dans la plupart des cas de l’irradiation de la douleur cervicale ;
– Des céphalées plus ou moins importantes.

Elle peut, en outre, durer quelques heures à plusieurs jours selon sa cause. Si elle est aiguë dans certaines formes, dans d’autres elle peut réapparaître de façon régulière.

Il existe diverses sortes de torticolis.

La forme bénigne

Il s’agit du type le plus fréquent, qui peut affecter tout le monde. Il est dû à des causes mécaniques telles qu’une activité physique intense, une mauvaise position ou un mauvais mouvement. Cette forme de l’atteinte musculaire cervicale n’engendre en général aucune grave complication. Elle est douloureuse comme toutes les autres formes. Toutefois, elle guérit d’elle-même au bout de quelques heures à quelques jours.

La forme symptomatique

Ce type est secondaire à des affections neurologiques ou musculaires ou être le signe d’une infection. Il peut également faire suite à un traumatisme. Ce qui caractérise cette forme c’est sa réapparition régulière. Chaque crise peut, par ailleurs, durer un bon nombre de jours. Pour ce qui est de sa gravité, elle dépend de la pathologie qui en est à l’origine. Sa prise en charge inclut dès lors le traitement de celle-ci.

La forme spasmodique

De cause encore inconnue, cette forme survient brusquement. Elle se traduit par une contracture violente du ou des muscles cervicaux concernés conduisant la tête à fléchir.

La forme congénitale

Ce type affecte près de 0,4% des nouveau-nés. Il peut être reconnu par un mouvement plus ou moins difficile de la tête chez l’enfant. L’intensité de la douleur peut varier d’un cas à l’autre.
Plus tôt cette forme est prise en charge, plus facile sera le traitement. Les séquelles seront également moins importantes chez l’enfant.

Traitements naturels du torticolis

Certaines techniques peuvent aider à prévenir ou à prendre en charge cette forme d’atteinte des muscles cervicaux.

– Avoir une position confortable durant l’endormissement :

La meilleure prévention est d’éviter toute position inconfortable pendant le sommeil. À cet effet, il est, entre autres, recommandé d’essayer de ne pas se coucher longtemps sur le ventre ou sur un côté. Le choix d’un bon oreiller et d’un matelas adéquat est également primordial.

– Garder une bonne posture pendant le travail :

Durant les heures de travail, il est important de garder le dos et le cou bien droits. Chez les sujets travaillant avec un ordinateur, entre autres, il est conseillé d’avoir l’écran à la hauteur de la vue. Ce qui évite d’avoir la tête levée ou basculée constamment vers l’avant.

– Prendre des pauses régulièrement :

Chez les personnes exerçant une profession qui les garde longtemps sur une station assise, des arrêts fréquents sont nécessaires. Quelques étirements peuvent alors être effectués pendant ces courtes pauses.

– Appliquer une source de chaleur :

L’application d’une chaleur sur la zone douloureuse est avancée dans diverses études comme pouvant soulager l’inconfort. Ceci permet, en effet, d’améliorer l’irrigation sanguine et de favoriser la décontraction musculaire. Pour cela, il est possible d’utiliser une bouillotte ou juste une serviette chauffée. La prise d’une douche bien chaude est également efficace (1).

Harpagophytum procumbens :

Certaines publications suggèrent le recours à ce remède. Il est, en effet, célèbre pour ses actions antalgiques et anti-inflammatoires, plus efficaces que certains médicaments synthétiques (2). Pour son usage, il est conseillé de prendre 600 à 1200 mg par jour d’extraits normalisés.

– Valériane :

Selon une étude, la valériane aide les muscles du cou et des épaules à se détendre. Par ailleurs, elle est bénéfique en cas de stress et des divers troubles qui en sont souvent associés. Il en est le cas des contractions musculaires du cou ou des insomnies liées à la nervosité. La dose recommandée est de 500 à 1000 mg par jour, à prendre en 2 prises. (3)

– Menthe poivrée :

En application topique, la menthe poivrée présente des effets antidouleurs. Elle est également connue pour son efficacité à décontracter les muscles. Pour recourir à ce remède, il est possible de l’utiliser comme huile de massage une fois diluée à 2%. (4)

– Lavandin :

Diverses observations s’accordent sur les bienfaits du lavandin pour tout type de contracture musculaire. Il est alors employé comme huile pour masser les zones douloureuses. Ceci va favoriser la détente des muscles tout en calmant les douleurs. (5) Il est, toutefois, conseillé d’éviter un automassage, car cela sollicite certains muscles du cou, empêchant alors la décontraction de ceux-ci.

Références

(1) SD French et al., «Analyse documentaire Cochrane de la chaleur ou du froid superficiels pour les douleurs lombaires», 2006 avril.
(2) Grant L et al. «Examen des actions thérapeutiques biologiques et potentielles d’Harpagophytum procumbens.» Phytother Res. 2007.
(3) Kennedy D.O., Little W. et al. «Effets anxiolytiques d’une combinaison de Melissa officinalis et Valeriana officinalis lors d’un stress induit en laboratoire.», Phytother Res. 2006 février; 20 (2): 96-102.
(4) «Encyclopédie Des Plantes Médicinales.» Larousse.
(5) Baudoux D., «L’aromathérapie – On soigne par les huiles essentielles.», Atlantica, 2001.

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