Ganglion

Présentation d’un ganglion

Un ganglion ou plus précisément un ganglion lymphatique ou nœud lymphatique est le lieu de production et de spécification des cellules immunitaires. Il s’agit de petit amas globuleux, ayant la forme d’un haricot dont le diamètre n’excède pas normalement 1cm. Chez l’être humain, il en existe plus d’une centaine, répartis au niveau de certains points du système lymphatique de façon symétrique.

Ganglions : ganglion lymphatique ou nœud lymphatique est le lieu de production et de spécification des cellules immunitaires
Ganglion : ganglion lymphatique ou nœud lymphatique est le lieu de production et de spécification des cellules immunitaires

Faisant partie du tissu lymphoïde, les ganglions lymphatiques assurent des rôles essentiels dans le système immunitaire.

– Production d’anticorps et de cellules immunitaires dont les lymphocytes, les phagocytes et les granulocytes ;
– Lieu de différenciation des lymphocytes B et T en cas d’antigène afin d’activer une réaction immunitaire spécifique ;
– Filtration de la lymphe qui assure la circulation des cellules immunitaires dans tout le corps.

Les ganglions lymphatiques sont, par ailleurs, à distinguer des ganglions nerveux qui sont des regroupements de cellules nerveuses situés hors du centre nerveux central. Il en existe trois sortes : les ganglions cérébraux, les ganglions spinaux et les ganglions sympathiques.

En général, les ganglions lymphatiques ne sont perceptibles que s’ils enflent. Ce gonflement, le plus souvent bénin, peut cependant être dû à une infection ou à une tumeur. Il s’agit alors d’une adénopathie.

Causes de l’enflure d’un ganglion

Une hypertrophie ganglionnaire peut avoir trois causes :

– Prolifération des lymphocytes due à la présence d’un antigène. Tel est le cas s’il y a entre autres une blessure ou une simple infection. Il peut, cependant, évoquer un cancer, une hémopathie ou une maladie auto-immune. Les adénopathies généralisées peuvent, en outre, être le signe d’hépatite, toxoplasmose, mononucléose infectieuse, tuberculose, rubéole ;
– Infection des ganglions. Les ganglions peuvent, en effet, être le siège de certaines maladies notamment le métastase d’un cancer (migration des cellules cancéreuses), un lymphome (cancer du système lymphatique) et un trypanosome (une maladie du sommeil dont le parasite responsable envahit d’abord les ganglions avant d’attaquer le cerveau) ;
– Filtration et entassement de cellules pathologiques au niveau des ganglions.

Manifestation de l’enflure d’un ganglion

Une adénopathie n’est perceptible au toucher que si les ganglions enflés se situent sur les zones ganglionnaires superficielles. Parmi celles-ci, il y a :

– Les régions cervicales. Selon sa position et ses caractéristiques, une adénopathie à ce niveau peut être due entre autres à une infection dentaire, une infection ORL, des tumeurs de la thyroïde ou des voies digestives supérieures ;
– Les régions axillaires. L’adénopathie peut évoquer un cancer du sein, un mélanome malin, ou une plaie sur un membre supérieur ;
– Les régions inguinales. Un ganglion qui enfle dans cette zone peut être causé par une infection anale ou uro-génitale, une blessure d’un membre inférieur ;
– Les régions sus-claviculaires. Le gonflement d’un ganglion situé au-dessus de la clavicule gauche (ou ganglion de Troisier) peut être le signe d’un métastase d’un cancer abdominal ; si l’adénopathie est à droite, il peut s’agir d’un lymphome du médiastin ou d’un cancer bronchique.

Suivant, en outre, la cause de l’adénopathie, elle peut se manifester différemment :

Un ganglion peut être mou, élastique, dur, mobile, ...
Un ganglion peut être mou, élastique, dur, mobile, …

– Dure, molle, élastique ;
– Mobile ou fixe ;
– Douloureuse à la palpation ou spontanément ;
– Accompagnée d’une hépatomégalie (augmentation de volume du foie) ou d’une splénomégalie (augmentation de volume de la rate) ;
– Affectation de l’état général.

Traitements de l’enflure d’un ganglion

Le traitement d’une adénopathie dépend de sa cause.

– Si une infection ou une blessure évidente explique le gonflement d’un ganglion, l’adénopathie devra disparaitre lorsque l’infection sera guérie ;
– Pour traiter une inflammation des voies respiratoires supérieures, plusieurs scientifiques reconnaissent l’efficacité de l’inhalation de la camomille allemande (1) ;
– D’autres avancent que la myrrhe peut être utilisée comme traitement adjuvant en cas d’amygdalite ou de pharyngite (2) ;
– En cas d’infection ou de plaie de la muqueuse buccale telles que aphte, gingivite, champignon ou abcès, quelques essais cliniques suggèrent l’utilisation de la propolis, un complexe fabriqué par les abeilles qu’elles utilisent comme matériau de construction et anti-infectieux de la ruche (3).

Une adénopathie devra faire l’objet d’une consultation médicale si

– Elle dure plus de 3 semaines ;
– Elle prend rapidement de volume ;
– Elle est dure ;
– Elle est rouge et chaude ;
– Elle est accompagnée de fièvre, de fatigue ou d’éruption cutanée.

Références

(1) Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J., « Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council.», Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
(2) ESCOP Monographs, « The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products.», Second edition, ESCOP/Thieme, 2003.
(3) Bruschi ML, Lara EH et al., « Preparation and antimicrobial activity of gelatin microparticles containing propolis against oral pathogens.», Drug Dev Ind Pharm. 2006 Feb;32(2):229-38.