Télangiectasie

Présentation de la télangiectasie

télangiectasie
Télangiectasie, dilatation anormale de vaisseaux sanguins

La télangiectasie est le terme utilisé pour désigner une dilatation anormale de vaisseaux sanguins superficiels. Elle peut affecter aussi bien la peau, les muqueuses mais également le blanc des yeux et les organes internes. Des tracés fins formant des réseaux, des arborisations ou d’autres figures dont parfois une étoile sont alors visibles sur la zone du corps concernée. À la différence de vaisseaux normaux visibles dus à la transparence de la peau, cette anomalie blanchit à la vitropression. Elle est, en outre, très mince, dépassant rarement 1 millimètre de diamètre.

Les télangiectasies concernent surtout les adultes et rarement les enfants. Elles tendent même à devenir fréquentes avec l’âge. Ces formes de dilatation anormale des vaisseaux sanguins peuvent, en outre, affecter n’importe quelle partie du corps. Le plus souvent, elles se retrouvent au niveau du visage, sur les zones les plus exposées au soleil ou à la température. Ce qui explique en partie pourquoi les personnes travaillant à l’extérieur, comme les agriculteurs ou les maçons entre autres, en sont souvent touchés.

Causes de la télangiectasie

La véritable cause de la survenue des télangiectasies reste inconnue jusqu’à ce jour. Certains facteurs sont, toutefois, avancés comme pouvant favoriser leur apparition. Parmi ceux-ci, il y a notamment :

– Hérédité. Un sujet ayant un membre de sa famille touché semble en effet plus à risque de développer également l’anomalie qu’un autre n’ayant aucun parent affecté ;
– Certaines maladies génétiques rares qui associent à leurs symptômes une dilatation anormale des vaisseaux superficiels. Parmi celles-ci, il y a entre autres le syndrome de Klippel-trenaunay reconnu par une hypertrophie des tissus mous et osseux. La pathologie de Rendu-Osler-Weber se caractérise par l’atteinte d’organe interne comme le foie. Sa plus grave complication est la survenue d’une hémorragie interne suite à une rupture des vaisseaux dilatés. L’ataxie-télangiectasie, elle, se manifeste par un trouble dans la coordination des mouvements en plus de la dilatation des vaisseaux ;
– Exposition fréquente de la peau au soleil ou à une température extrême. Il s’agit de la cause la plus fréquente de l’apparition de cette anomalie chez les personnes travaillant en plein air ;
– Suite à un traumatisme tel qu’un acte chirurgical, une contusion ;
– Certains traitements médicaux dont une chimiothérapie, une corticothérapie, une radiothérapie ;
– Atteinte de certaines affections telles que la sclérodermie, la couperose, le lupus ;
– Symptômes secondaires de diverses maladies comme la cirrhose, la maladie de lyme ;
Insuffisance veineuse au niveau des jambes ;
– Gestation chez les femmes ;
– Vieillissement de la peau. La prévalence des télangiectasies tend effectivement à croître avec l’âge ;
– Mauvaises habitudes de vie dont notamment l’alcoolisme, la consommation d’épices, la prise de contraception orale.

Manifestations de la télangiectasie

télangiectasie
Manifestation de la télangiectasie : dilatation des vaisseaux sanguins, blanchissement de la peau lors de la pression, présence de lignes rouges ou violettes

Les télangiectasies peuvent être reconnues par certaines caractéristiques dont :

– La présence sur la zone du corps touchée de tracées très fines de diamètre de moins d’1 mm et de longueur variable. La dilatation n’affecte, en effet, que les fins vaisseaux sanguins c’est-à-dire les veinules, les artérioles et les capillaires ;
– Les lignes sont de couleur rouge, bleutée ou violette selon le cas ;
– Les vaisseaux anormalement dilatés laissent paraitre différents motifs. Ils peuvent former des trainées linéaires, des réseaux, ou juste une tache. Dans les cas des angiomes stellaires, notamment, ils prennent un aspect d’étoile avec un point central et une arborisation centrifuge. Il s’agit du type de télangiectasies rencontré le plus souvent chez les femmes enceintes. Les personnes souffrant de cirrhose hépatique peuvent être aussi concernées ;
– À la différence des vaisseaux normaux, ces anomalies blanchissent lors d’une pression exercée sur la zone de la peau touchée ;
– Parmi toutes les parties du corps, les plus fréquemment affectées sont le visage au niveau du nez. Le menton ou les joues, les jambes et les chevilles peuvent aussi être touchés. Dans certains cas, le blanc de l’œil peut en être concerné et plus rarement les organes internes de l’organisme.

Traitements de la télangiectasie

À part le recours au laser et à d’autres techniques médicales comme la sclérothérapie, certains remèdes sont aujourd’hui connus comme pouvant traiter les télangiectasies.

– Évitement de facteurs favorisant :

Éviter les facteurs identifiés comme favorisant la dilatation des vaisseaux superficiels est conseillé que cela soit pour prévenir, pour traiter ou pour éviter toute récidive de télangiectasies. Parmi ceux-ci, il y a entre autres la prise de corticoïdes ou des contraceptifs oraux, les grossesses, l’exposition chronique au soleil ou à une température extrême. Une bonne hygiène alimentaire et l’arrêt des boissons alcooliques sont également conseillés.

– Bonne hydratation quotidienne :

Boire de l’eau comme il faut est reconnu comme pouvant être bénéfique tant pour la circulation vasculaire, que pour la peau et la santé en général.

– Gingembre :

Certaines publications affirment les éventuels bienfaits du gingembre sur les symptômes des télangiectasies et sur le système cardiovasculaire en général (1). Ceci est notamment dû à l’effet anti-inflammatoire du 6-gingerol que ce rhizome renferme. Pour opter pour ce traitement, il suffit d’en consommer régulièrement soit comme assaisonnement dans les plats ou comme tisane à prendre en dehors des repas. Dans ce dernier cas, le remède consiste à mélanger dans une tasse d’eau bouillante une cuillère à café de poudre de gingembre et à en boire 2 à 3 tasses par jour.

– Vinaigre de cidre :

Lors d’une étude, il a pu être prouvé que l’usage de vinaigre de cidre peut contribuer dans l’apaisement de la dilatation des vaisseaux sanguins (2). Pour son usage, le traitement consiste en une application topique du vinaigre à l’aide d’un coton durant une vingtaine de minutes. Il est préférable de le diluer avec un peu d’eau chez les sujets ayant la peau sensible. L’opération est à refaire 2 fois par jour jusqu’à ce que des résultats soient visibles.

– Marron d’Inde :

Les extraits de marron d’Inde sont connus pour leur bienfait sur la circulation vasculaire. L’aescine qu’ils contiennent contribuent, en effet, à améliorer la santé et le tonus des vaisseaux. Ils présentent aussi des effets anti-inflammatoires qui permettent d’apaiser les dilatations vasculaires anormales. Une étude avance que pour profiter des bienfaits de ces graines, une consommation régulière est nécessaire. (3)

– Chardon marie :

En cas de télangiectasies dues à une pathologie hépatique, de nombreuses expériences reconnaissent les bienfaits du chardon marie sur les cellules du foie. Cet effet s’explique surtout par la haute teneur de cette plante en silymarine, un ensemble de flavonolignanes présentant des propriétés hépatoprotectrices. L’une de ces études avance même l’efficacité de ce traitement pour réparer les dommages causés par une cirrhose sur le foie (4). Un dosage quotidien d’environ 400 mg suffit pour profiter des actions de la plante.

Références

(1) Bode AM et al. «Phytothérapie: aspects biomoléculaires et cliniques, l’incroyable et puissant gingembre.» CRC Press, 2011.
(2) Derya A. et al. «L’effet de l’application externe de vinaigre de pomme sur les symptômes de varicosité, la douleur et l’apparence sociale: anxiété: un essai contrôlé randomisé.» Preuves fondées sur la médecine conventionnelle et alternative, vol 2016.
(3) M. Pittler et al. «Extrait de graine de châtaigne pour l’insuffisance veineuse chronique: Revue systématique basée sur des critères.» Arch Dermatol. 1998.
(4) Velussi M et al. «Un traitement à long terme avec un médicament antioxydant (silymarine) est efficace contre l’hyperinsulinémie, l’insuline exagénique et les taux de malondialdéhyde chez les patients diabétiques cirrhotiques.» J Hepatol, 1997.