Thrombophlébite

Présentation de la thrombophlébite

thrombophlébite
Thrombophlébite, ou thrombose veineuse, est une pathologie causée par la formation d’un caillot dans la circulation veineuse

La thrombophlébite également connue sous le nom de thrombose veineuse est une pathologie causée par la formation d’un caillot dans la circulation veineuse. Il s’ensuit une obstruction de l’irrigation du sang conduisant à une oxygénation insuffisante au sein des divers tissus. Cette affection peut, selon le cas, toucher les réseaux veineux superficiels ou ceux qui sont profonds. Les cas les plus graves sont lorsque le thrombus se trouve dans les veines profondes de grand calibre. Une urgence médicale s’impose alors.

Parmi toutes les parties du corps, les membres inférieurs, et notamment au niveau des jambes, sont les plus fréquemment affectés par cette pathologie cardiovasculaire. Sa complication la plus importante est la survenue d’une embolie pulmonaire. Celle-ci se caractérise par l’arrivée du caillot sanguin dans l’artère pulmonaire ou dans l’une de ses racines. La formation de varices et parfois des ulcères peuvent également constituer des conséquences de la thrombose veineuse. Plus de 1/1000 personnes par an sont aujourd’hui touchées par cette affection. Les principaux traitements visent à réduire le risque de survenue d’une embolie pulmonaire et à prendre en charge les cas de phlébite profonde.

Causes de la thrombophlébite

Certains facteurs sont admis comme pouvant provoquer ou favoriser la formation de caillot sanguin dans les veines et conduire à une phlébite :

– Stase

Ceci s’explique par un déficit du système veineux qui ne parvient plus à assurer correctement la circulation sanguine. Ceci peut être secondaire à la présence de varices ou à une insuffisance veineuse. Un affaiblissement du débit sanguin peut également favoriser la stagnation du sang dans les veines. Tel est le cas lors d’une insuffisance cardiaque.

– Immobilisation durant une longue période

Ceci perturbe l’irrigation du sang dans les veines et conduit à la formation de caillots. Il en est le cas lors d’un alitement prolongé, le port de plâtres, d’un long voyage.

– Lésions des veines

Ces lésions peuvent être causées par un accident, une coupure, une blessure ou par la pause de cathéters.

– Traumatisme

Tel est le cas après un choc, une contusion, une injection intraveineuse.

– Manque de fluidité du sang

Cela favorise alors la coagulation sanguine. Cette dernière peut être secondaire à des pathologies génétiques, à une hausse anormale du nombre de plaquettes sanguines ou des globules rouges, à des cancers.

– Mauvaise hygiène alimentaire

Cette habitude est connue comme pouvant rendre le sang plus visqueux. Il peut s’agir d’une forte consommation d’épices, d’un régime trop carné, d’une alimentation riche en gras et en sucre.

– Mauvaise hygiène de vie

Parmi cela, il y a notamment le tabagisme, l’alcoolisme, l’obésité.

– Prise de contraceptif oral

Les contraceptions entraînent, en effet, une perturbation hormonale. Une hormonothérapie après la ménopause augmente également le risque de développer une phlébite chez la femme.

– Port de pacemaker

Les personnes portant un stimulateur cardiaque sont davantage concernées par une thrombose veineuse notamment des membres supérieurs.

– Grossesse

La gestation peut multiplier par 5 la probabilité de survenue de cette affection.

– Âge

Celui-ci entraîne notamment un vieillissement des vaisseaux et un déficit de la circulation sanguine.

– Infection des veines

Il y a surtout les infections par des bactéries du genre staphylocoque.

Symptômes de la thrombophlébite

thrombophlébite
Les symptômes de la thrombophlébite dépendent de sa forme profonde ou superficielle

Cette pathologie se décline en deux types :

– Thrombose veineuse superficielle lorsque le thrombus se forme dans une veine du réseau superficiel. Celui-ci est localisée sous la peau et peut être visible à la surface cutanée ;
– Thrombose veineuse profonde quand le caillot se trouve dans une des veines profondes. Souvent celles-ci sont de grande taille et localisées près des os. Elles assurent le drainage des muscles ;

Bien que cette affection puisse se manifester au niveau de n’importe quelle veine du système sanguin, celles des membres inférieurs sont les plus souvent affectées. Elle se caractérise principalement par une inflammation des vaisseaux sanguins encombrés et peut conduire à divers symptômes, dont notamment :

En cas de thrombose veineuse superficielle

– Cordon rouge, chaud et induré devenant visible à la surface de la peau ;
– Sensation de douleur et d’hypersensibilité des zones qui environnent la veine enflammée ;
– Œdème plus ou moins important au niveau de l’inflammation.

En cas de thrombose veineuse profonde

– Œdème de la partie irriguée par la veine. Dans certains cas, la totalité du membre peut gonfler. La surface cutanée parait alors plus lisse et plus dure ;
– Engourdissements ou des crampes ressentis dans les régions mal vascularisées ;
– Lourdeur et douleurs survenant dans les régions enflées. Celles-ci peuvent être exacerbées lors de certains mouvements ;
– Rougeur de la peau. Parfois, il peut s’agir d’une coloration bleuâtre ;
– Sensation de chaleur au niveau des zones gonflées ;
Fièvre peut survenir dans certains cas.

Dans certains cas, la phlébite peut ne présenter que des symptômes frustes et même être asymptomatique.

Traitements naturels de la thrombophlébite

Certains remèdes sont souvent préconisés en cas de thrombose veineuse.

– Bonne hygiène de vie :

Certaines réformes dans l’alimentation et dans les habitudes de vie sont recommandées pour réduire le risque de formation de thrombus. Parmi celles-ci figurent le sevrage tabagique pour les fumeurs, la baisse voire l’arrêt de la consommation de diverses substances connues comme pouvant favoriser l’épaississement du sang. L’usage de moyens de contraception oraux doit également être suspendu.

– Bonne hydratation :

Bien s’hydrater est nécessaire pour assurer une bonne fluidité du sang. Boire 1,5 à 2 litres d’eau est souvent prescrit par les nutritionnistes. À l’inverse, la consommation de boissons sucrées et gazeuses comme les sodas doit être réduite du fait de leur haute teneur en sucre.

– Réduction des sources de vitamine K :

La baisse de la consommation de vitamine K est conseillée notamment en cas d’hypercoagulabilité ou de sang plus visqueux. Parmi les plus grandes sources de cette vitamine (1), il y a surtout les crucifères telles que les choux et les brocolis, les épinards, les laitues et aussi le persil.

– Une contention des veines :

Diverses études avancent les bienfaits de porter des bas ou des bandes de contention notamment chez les personnes ayant des varices. La contention contribue, en effet, à favoriser le retour veineux et prévenir la stagnation sanguine dans les veines profondes. Son usage est conseillé dès l’apparition des premiers signes d’insuffisance veineuse et avant chaque lever durant plusieurs mois. (2)

– Pycnogenol :

Lors d’une étude, il a pu être observé que la prise de pycnogenol réduisait le taux de survenue de phlébite profonde ou superficielle chez des personnes à risque. Le traitement consistait à prendre 100 mg du remède avant et après le vol de 8 heures. (3)

– Berbérine :

Diverses études s’accordent sur l’efficacité de la berbérine à détruire les thrombus qui peuvent se développer dans les vaisseaux sanguins et en réduire le risque de formation d’autres (4). Elle est, par ailleurs, connue pour son action vasodilatatrice bénéfique pour améliorer la circulation veineuse (5). Pour recourir à cette molécule, le dosage recommandé est de 900 mg par jour à prendre en 3 prises.

– Marron d’Inde :

Du fait de sa capacité à préserver l’élasticité des vaisseaux sanguins, le marron d’Inde est mis en évidence dans diverses publications comme pouvant être bénéfique en cas de varice et de déficit veineux. L’æscine que cette plante renferme lui offre, en outre, les propriétés antiœdémateuse et anti-inflammatoire, bénéfiques pour apaiser les symptômes des phlébites (6). La dose quotidienne prescrite pour l’usage de ce traitement est de 250 à 350 mg d’extraits normalisés de 20% soit environ 100 mg d’æscine.

Références

(1) Desaulnier M. et al. «Table de Composition des Aliments.» Vol 1 et 2, Université de Montréal, Département de la nutrition, 2003.
(2) Kearon C, et al. «Thérapie antithrombotique et prévention de la thrombose, neuvième édition: Lignes directrices de pratique clinique fondées sur des données probantes de l’American College of Chest.».
(3) Belcaro G. et al. «Prévention de la thrombose et de la thrombophlébite veineuses lors de vols long-courriers avec Pycnogenol.» Clin Appl Thromb Hemost. 2004.
(4) Imanshahidi M, et al., «Effets pharmacologiques et thérapeutiques de Berberis Vulgaris et de son constituant actif, Berberine.», Phytother Res. 2008.
(5) Lau CW, et al., «Actions cardiovasculaires de la berbérine», Cardiovasc Drug Rev. 2001.
(6) DerMarderosian A et al., «Marronnier d’Inde, La revue des produits naturels – faits et comparaisons», États-Unis, 1998

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