La serrapeptase : efficace contre la maladie de Lyme ?

Les enzymes protéolytiques comme la serrapeptase aident le corps non seulement à décomposer les protéines impliquées dans l’inflammation, mais aussi à décomposer les couches externes des biofilms dans la maladie de Lyme et à découvrir les microbes cachés. Découvrons comment :

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une infection bactérienne transmise aux humains lorsqu’ils sont mordus par une tique infectée. On sait depuis longtemps que Borrelia burgdorferi, agent responsable de la maladie de Lyme, est capable de former des agrégats et des colonies nommés biofilms. Selon le NIH(National Institutes of Health), les biofilms interviennent dans près de 80% des infections bactériennes [1] et sont essentiellement résistants aux antibiotiques. Heureusement, la serrapeptase est une enzyme protéolytique qui a l’avantage d’empêcher la formation de ces biofilms et de les détruire. Elle est également capable de digérer les caillots sanguins (car certains chercheurs croient que Borrelia peut persister dans les caillots de fibrine dans le corps), et ainsi réduire l’inflammation par la même occasion.

Qu’est ce qu’un biofilm ? comment la serrapeptase arrive t-elle à le dissoudre ? Dans le cas de la maladie de Lyme, la serrapeptase pourrait-elle s’apparier avec des antibiotiques et / ou des antimicrobiens afin de garantir la destruction des biofilms et l’efficacité du traitement ?

Qu’est ce qu’un biofilm ?

maladie de lyme biofilm
Biofilm de la Borrelia burgdorferi. Copyright : Alan McDonald. MD 2008

Tout comme les êtres humains, les bactéries sont rarement des créatures solitaires. Souvent, une seule bactérie ne circule pas librement dans le corps. Un biofilm représente donc simplement une communauté structurée de bactéries. Il s’agit en quelque sorte d’un mécanisme de protection propre à certaines bactéries par lequel elles créent un revêtement protecteur afin que le système immunitaire de notre corps ne les atteigne pas. [2]

Les biofilms sont jusqu’à dix mille fois plus résistants aux antibiotiques que les bactéries flottantes, ce qui les rend très difficiles à traiter médicalement. En ce qui concerne cette résistance aux antibiotiques, Medscape explique: «La matrice de biofilm peut empêcher la diffusion des antibiotiques dans les biofilms car les antibiotiques peuvent soit réagir chimiquement avec les composants de la matrice du biofilm, soit se fixer sur les polysaccharides anioniques» [3]. Il existe une troisième théorie de résistance qui stipule que parce que le biofilm se développe lentement, il permet la protection et la survie de la maladie de Lyme même après l’administration d’antibiotiques, car en règle générale, les antibiotiques attaquent les infections à croissance rapide.

Dans les biofilms de la maladie de Lyme, les germes établissent des structures et des fonctions hautement organisées. Par exemple, ils ont des tubes qu’ils utilisent pour absorber les nutriments (Les biofilms ont besoin de calcium et de magnésium et contiennent d’autres minéraux et métaux lourds). Ils communiquent également en utilisant divers messagers chimiques, éliminent les déchets par les canaux et utilisent des pompes à efflux pour éliminer les antibiotiques. Ils effectuent également d’autres activités complexes pour promouvoir la longévité de la communauté et se développent grâce au mouvement de dispersion de germes où certaines bactéries développent des queues pour se propager rapidement.

Heureusement, la serrapeptase peut détruire les biofilms !

Plusieurs recherches sur les enzymes protéolytiques sont parvenues à la conclusion que la serrapeptase agit comme un agent fibrolytique très puissant capable de dissoudre fonctionnellement la matrice fibreuse des biofilms. [4,5,6,7,8] Cela permet aux agents antimicrobiens traditionnels d’accéder aux microbes présents à l’intérieur. Par conséquent, les enzymes protéolytiques sont utilisées en synergie avec des agents antibiotiques et antimicrobiens et améliorent leur effet.

L’objectif principal de la Serrapeptase dans un protocole de guérison pour la maladie de Lyme est de dissoudre les couches de fibrine entourant les microbes nocifs associés à la maladie de Lyme (Borrelia). La couche de fibrine recouvrant ces microbes rend le diagnostic initial beaucoup plus difficile à atteindre puisque Lyme semble être «caché» par ces biofilms et rend également les symptômes difficiles à traiter car les antibiotiques, conventionnels ou holistiques, ne peuvent tuer les bactéries que lorsqu’elles sont exposées; la couche de fibrine les rend aussi indétectables par le mécanisme de défense immunitaire lui même. Pour que les antibiotiques puissent tuer les bactéries qui se trouvent dans un biofilm, il faudra recourir à un dissolvant de biofilm. Ainsi, une fois la fibrine dissoute par l’action de la serrapeptase, borrelia est exposée aux antibiotiques et au système immunitaire ensuite l’identifier et éventuellement l’éliminer.

Attention ! Cela ne signifie donc pas que la serrapeptase est un traitement en lui même de la maladie de Lyme, cela signifie simplement qu’elle peut rentrer dans la composition d’un protocole d’attaque, probablement couplé avec des antibiotiques. Plus de recherches sont nécessaire en ce sens avant de pouvoir conclure quoique ce soit, mais cet aspect est intéressant et demande a être approfondi.

MAJ 29/08/2018 : Nous avons été contacté par des personnes qui nous précisent avoir essayé des protocoles à base de serrapeptase sans aucun succès. Il est important pour nous qu’on le précise ici car c’est typiquement le genre de problème quand on veut passer directement de la théorie à la pratique. Les recherches dans un modèle in vitro sont intéressantes, mais aucun protocole en tant que tel n’a encore été défini ou prouvé sont efficacité sur l’homme.

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Références :

1- Schachter B. Slimy business-the biotechnology of biofilms. Nature Biotechnol 2003; 21:361-5
2- Priya Gupta, Subhasis Sarkar, Bannhi Das, Surajit Bhattacharjee, Prosun Tribedi, Biofilm, pathogenesis and prevention—a journey to break the wall: a review, january 2016, Volume 198, Issue 1, pp 1–15
3- Fengjun Sun, Feng Qu, Yan Ling, Panyong Mao, Peiyuan Xia, Huipeng Chen, Dongsheng Zhou. Future Antibiotic Resistance and Novel Therapeutic Strategies. Microbiol. 2013;8(7):877-886.
4- Panagariya A1, Sharma AK. A preliminary trial of serratiopeptidase in patients with carpal tunnel syndrome. Send to J Assoc Physicians India. 1999 Dec;47(12):1170-2. PMID: 11225219.
5- Esch PM, Gerngross H, Fabian A. Reduction of postoperative swelling. Objective measurement of swelling of the upper ankle joint in treatment with serrapeptase– a prospective study. Send to Fortschr Med. 1989 Feb 10;107(4):67-8, 71-2. PMID: 2647603.
6- Kakinuma A, Moriya N, Kawahara K, Sugino H. Repression of fibrinolysis in scalded rats by administration of Serratia protease. Send to Biochem Pharmacol. 1982 Sep 15;31(18):2861-6. PMID: 6753849.
7- Mazzone A1, Catalani M, Costanzo M, Drusian A, Mandoli A, Russo S, Guarini E, Vesperini G. Evaluation of Serratia peptidase in acute or chronic inflammation of otorhinolaryngology pathology: a multicentre, double-blind, randomized trial versus placebo. J Int Med Res. 1990 Sep-Oct;18(5):379-88. PMID: 2257960 DOI:10.1177/030006059001800506.
8- Sannino G1, Gigola P, Puttini M, Pera F, Passariello C. Combination therapy including serratiopeptidase improves outcomes of mechanical-antibiotic treatment of periimplantitis. Int J Immunopathol Pharmacol. 2013 Jul-Sep;26(3):825-31. PMID: 24067485. DOI:10.1177/039463201302600332.

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