Sida

Présentation du sida

sida
Sida, une maladie infectieuse due au VIH

Le sida, ou plus précisément le Syndrome d’immunodéficience acquise, est une maladie infectieuse due au virus de l’immunodéficience humaine ou VIH. À la différence des autres types d’infection, il conduit à une destruction des cellules immunitaires de son hôte. Il en résulte alors à une dépression progressive des défenses. En l’absence d’une prise en charge adéquate, diverses pathologies opportunistes peuvent se manifester. Des affections habituellement sans réelle gravité peuvent alors devenir dangereuses, voire fatales pour le sujet.

Selon les estimations, près de 35 millions d’individus sont aujourd’hui porteurs du VIH à l’échelle mondiale. Bien que tous les pays du monde en semblent concernés, la plupart des cas sont retrouvés en Afrique subsaharienne. Malgré, en outre, l’amélioration des prises en charge, le nombre de personnes infectées tend à croître chaque année. Environ 2.5 millions de nouveaux cas sont recensés chaque année et 1.5 millions de mortalité.

Causes du sida

Le VIH est un rétrovirus du genre lentivirus qui se transmet d’un individu à un autre par les fluides corporels. Les facteurs pouvant conduire à telle transmission peuvent être classés en 3 grands groupes :

Voie sexuelle :

La transmission du VIH se fait au moment des contacts non protégés avec les sécrétions et les muqueuses d’une personne infectée. Certains facteurs augmentent significativement le risque d’infection dans certains cas, notamment :

– Une relation sexuelle non protégée avec un sujet porteur du virus ;
– Des rapports sexuels avec des personnes ayant eu de nombreux partenaires ou des travailleurs de sexe ;
– De nombreux partenaires sexuels ;
– Des emplois dans l’industrie de la pornographie, dans la prostitution ;
– D’autres maladies sexuellement transmissibles. La présence d’ulcération et d’inflammation dans les parties génitales due à de telles infections favorise la transmission du VIH.

Voie sanguine

Certains facteurs sont particulièrement connus comme pouvant être à l’origine d’une contamination au VIH :

– L’usage d’aiguilles et seringues souillées chez les drogués lors de leur injection. L’effet néfaste des stupéfiants sur le système immunitaire vient, en outre, se combiner à l’action du VIH. La santé du sujet s’en retrouve alors doublement atteinte ;
– Le piercing ou les tatouages dans des établissements ne respectant pas les règles d’hygiène ;
– L’utilisation d’un rasoir ou autre objet souillé susceptible de conduire à une coupure ou à une blessure ;
– Les transfusions ou en cas d’hémophilie ;
– Manque d’hygiène dans les centres médicaux ;
– Travail dans des laboratoires ou dans le domaine médical, qui toutefois reste une cause très rare.

De la mère infectée à son enfant

La transmission du VIH se fait dans tel cas durant le dernier trimestre de la grossesse et au moment de l’accouchement. Le risque de contamination du fœtus s’élève alors à plus de 20% si la mère n’est soumise à aucun traitement.

Après la naissance, l’allaitement est également avancé comme source d’infection du bébé.

Il est à noter que le contact avec les larmes, les sueurs ou encore la salive d’un sujet malade ne constitue pas un risque de contamination au VIH. Ce dernier ne se transmet pas, en outre, par la piqûre ou la morsure d’insectes. Une infection au VIH ne préserve pas, en outre, d’une surinfection à une espèce plus virulente.

Symptômes du sida

sida
Symptômes du sida : fièvre, diarrhées, adénopathies, infection cutanée, …

Une infection au VIH évolue en trois phases qui sont reconnues par certains symptômes :

Primo-infection

Il s’agit de la première phase de l’infection qui survient 7 à 42 jours après le contact avec le virus. Pouvant être prise comme une simple grippe ou une mononucléose, elle se caractérise entre autres par :

– Une fièvre souvent accompagnée d’une asthénie, de céphalées et de douleurs au muscle ;
– Un mal de gorge due à une angine semblable à celle retrouvée lors d’une mononucléose infectieuse ;
– Rrougeurs cutanées et parfois des éruptions retrouvées surtout au niveau du tronc et de la face. Dans certains cas, des ulcérations apparaissent sur la peau et les muqueuses ;
– Signes digestifs dont des diarrhées, des maux de ventre et parfois des vomissements ;
– Adénopathies caractérisées par la tuméfaction de ganglions en divers endroits du corps. Ce symptôme se manifeste durant la 2ème semaine dans près de 50% des cas.

Au cours de cette primo-infection, qui peut durer entre 1 à 4 semaines dans la majorité des cas, le sujet présente un haut risque de transmission. La charge virale est, en effet, particulièrement élevée à ce stade.

Phase asymptomatique

Les symptômes de la primo-infection disparaissent spontanément au bout de quelques semaines et laissent place à une phase silencieuse. Au cours de celle-ci, le sujet semble en bonne santé. Aucun signe extérieur n’est visible alors que le virus continue de s’attaquer aux lymphocytes T du système immunitaire. L’affection reste cependant contagieuse.

C’est, en outre, lors de ce stade que des anticorps commencent à être présents dans le sang. Un test sanguin révélerait alors une séropositivité du sujet au VIH. Ce qui survient, en général, au bout de 1 à 3 mois après l’entrée du virus dans l’organisme.

La durée de l’infection asymptomatique varie d’un sujet à l’autre. Si dans certains cas, elle dure quelques années, dans d’autres, elle demeure toute la vie. La maladie proprement dite ne s’est donc jamais déclarée.

Phase maladie proprement dite

L’atteinte du système immunitaire affaiblit progressivement celui-ci jusqu’à ne plus pouvoir défendre correctement l’organisme. Des symptômes de déficience de l’immunité commencent alors à se manifester. Les plus souvent rencontrés sont entre autres :

– Fièvre accompagnée de sueurs froides nocturnes ;
– Diarrhées conduisant à un affaiblissement du sujet et à une importante diminution du poids ;
Essoufflements fréquents avec des toux sèches ;
– Adénopathies ;
– Infections de la peau qui apparaissent en divers endroit du corps.

À une phase plus avancée, l’organisme perd une bonne partie de ses défenses et est totalement affaibli. Les signes de la maladie deviennent alors plus persistants et visibles. Des affections dites opportunistes viennent, en outre, aggraver l’état de santé du malade et causer de graves complications. Ce stade d’évolution de la maladie se manifeste, en moyenne, une dizaine d’année après la première infection. Il aboutit au décès au bout de 3 ans au maximum en l’absence d’une prise en charge efficace.

Les pathologies qui peuvent survenir lors de cette phase ultime d’une infection au VIH sont très diversifiées. Il peut y avoir :
– Divers types de cancers ;
– Troubles cardiovasculaires très fréquemment rencontrées en raison des réactions inflammatoires très élevées ;
– Maladies d’origine infectieuses pouvant toucher les systèmes digestif, pulmonaire, la peau, les yeux ;
– Atteintes neurologiques et cognitives comme une méningite, une démence.

Traitements naturels et classiques du sida

Aucun traitement curatif n’est encore découvert jusqu’à ce jour pour prendre en charge une infection au VIH. D’autres remèdes sont toutefois utilisés pour prévenir, améliorer l’état de santé des malades et pour réduire le risque de transmission du virus. À part les traitements médicaux habituellement préconisés en milieu hospitalier, diverses techniques et remèdes sont aussi avancés. Parmi ceux-ci, il y a :

– Port de préservatif :

De nombreuses publications recommandent l’utilisation de préservatifs lors des rapports sexuels à risque. Il a été en effet montré que cet usage peut réduire jusqu’à 85% la transmission du VIH (1). Il faut toutefois s’assurer que le préservatif soit de bonne qualité, non périmé et est utilisé correctement ;

– Circoncision :

Selon diverses études, la circoncision réduit jusqu’à plus de 50% le risque de propager l’infection au VIH (2). Aujourd’hui, cette technique est même promue par les organismes de santé dans les pays où le sida est très répandue ;

– Césarienne :

À part la transmission in utero durant la grossesse, l’accouchement présente également un risque élevé d’être à l’origine de l’infection du bébé au VIH par sa mère. Selon une observation, cette transmission peut être réduite jusqu’à moins de 1% si une césarienne est pratiquée à la place de la délivrance normale(3) ;

– La gestion de stress et les activités physiques :

D’après une étude, la destruction des lymphocytes n’est pas directement due à l’attaque du VIH. Elle est plutôt causée par les cellule saines et est favorisée par un stress oxydant. Celui-ci est caractérisé par une importante hausse des radicaux libres (4). Une bonne gestion de stress peut alors être bénéfique pour l’immunité (5). La pratique régulière de sports contribue également aux mêmes effets tout en améliorant la performance physique chez les sujets séropositifs (6) ;

– La coenzyme Q 10 :

Des essais cliniques ont permis d’observer une amélioration des réactions immunitaire chez des sidéens suite à la prise de coenzyme Q 10. Cette molécule est, en effet, connue comme pour sa capacité à booster l’immunité. Un dosage 200 mg par jour administré en 2 prises a été le traitement suivi par les sujets observés (7).

Références

(1) «Preuves scientifiques de l’efficacité des préservatifs dans la prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST).» National Institutes of Health, 20 juin 2001.
(2) Auvert, B. et al. «Essai d’intervention randomisé et contrôlé de la circoncision masculine visant à réduire le risque d’infection par le VIH: essai ANRS 1265.», PLoS Med., Novembre 2005.
(3) Dossier de Laurent Mandelbrot, Hôpital Cochin, Paris.
(4) Perfettini, L. et al. «Mécanismes d’induction de l’apoptose par l’enveloppe du VIH-1.» Mort cellulaire et différenciation, 2005.
(5) Antoni MH. «Gestion du stress et psychoneuroimmunologie dans l’infection à VIH.» CNS Spectr. 2003.
(6) O’Brien K. et al., «Interventions sur les exercices de résistance progressive pour les adultes vivant avec le VIH / sida», Base de données Cochrane, Rev. Oct 2004.
(7) Folkers K. et al. «La coenzyme Q10 augmente les ratios T4 / T8 des lymphocytes chez les sujets ordinaires et leur pertinence pour les patients atteints du complexe lié au SIDA.» Biochem Biophys Res Commun, 1991.

error: Contenu protégé sous copyright