Solutions naturelles pour arrêter de fumer

Arrêter de fumer préserve de la survenue de certaines maladies souvent dangereuses ou de la complication d’une autre déjà présente. Ceci contribue également à allonger la durée de vie. Un certain nombre de remèdes sont connus à cet effet comme pouvant aider au sevrage tabagique. Le risque de récidive étant toutefois élevé, la volonté même du fumeur reste donc essentielle.

Valériane

Certaines publications proposent l’usage de la valériane (Nepeta cataria) lors d’un sevrage tabagique. Cette plante, notamment ses racines, présente en effet des effets déstressants et calmants du système nerveux (1). Elle contribue de ce fait à la réduction de la nervosité des fumeurs au cours du sevrage. Elle peut aussi aider en cas d’insomnie et calmer les divers symptômes d’anxiété secondaires à l’arrêt du tabac. La valériane donnerait, en outre, une saveur désagréable au tabac. Ce qui peut contribuer à réduire l’envie de davantage fumer.

arrêter de fumer
Certaines plantes comme la valériane et la lobélie enflée peuvent être utilisées pour arrêter de fumer

La dose souvent prescrite est 2 gélules de 100 mg pendant 30 jours.

Lobélie enflée

La lobélie enflée (Lobobelia inflata) est avancée dans des publications comme pouvant aider au cours du sevrage tabagique. La lobéline qu’elle renferme, en effet, est connue pour son action ganglioplégique au même titre que la nicotine.

Cependant contrairement à cette dernière, elle n’entraîne aucune accoutumance. Elle aiderait également le fumeur à ne plus apprécier le goût du tabac. Ce qui peut contribuer à réduire son envie de fumer. Cette plante présente, en outre, des effets expectorants et bronchodilatateurs. Telles actions peuvent calmer certains des désagréments qui peuvent se manifester au cours du sevrage tabagique. (2)

La médication homéopathique consiste à la prise de trois granules de lobelia inflata 5CH quand vient le désir de fumer. Tout surdosage peut conduire à des troubles digestifs ainsi qu’à une dépression de la respiration. D’où la nécessité du suivi d’un spécialiste.

Millepertuis

Le millepertuis (Hypericum perforatum) est souvent recommandé pour la prise en charge de cas de dépression modérée. Certaines études avancent qu’il peut aussi contribuer dans la lutte contre l’accoutumance à la nicotine. Il renferme, en effet, un flavonoïde, l’hyperforine, capable de stimuler la sécrétion de neuromédiateurs qui régulent les humeurs et les motivations.

La dose fréquemment prescrite pour ce remède est d’une demi-cuillère à café de la teinture de la plante. Trois prises par jour sont conseillées et à diluer à chaque fois dans de l’eau. L’usage de ce remède ne doit pas être associé à la prise d’un contraceptif oral ou d’un antidépresseur.

Verveine

La verveine (Verbena officinalis) est connue pour ses propriétés toniques du système nerveux et antidépressives. Elle est souvent conseillée en cas de période de stress ou d’anxiété prolongée. Ce qui explique également sa recommandation au cours des premiers jours d’un sevrage tabagique. Son effet sédatif peut, en outre, aider à recouvrir un sommeil de qualité.

Pour utiliser de la verveine, il suffit de prendre une demi-cuillère à café de sa teinture dans un verre d’eau. La dose souvent prescrite est de trois prises par jour. (3)

Traitements médicamenteux et thérapeutiques pour arrêter de fumer

La prise en charge médicale demeure la plus préconisée en matière de sevrage tabagique. Parmi les traitements utilisés, il y a notamment :

– L’utilisation de substituts nicotiniques vendus aujourd’hui sous diverses formes. Il y a notamment les gommes à mâcher, les comprimés, les timbres autocollants transdermiques, ou les inhalateurs ;
– L’usage de placebos ;
– Le recours à la cytisine (4) dont les effets, selon certaines études, seraient plus efficaces que le recours au placebo et aux substituts à la nicotine (5) ;
– Les utilisations de Bupropion (6) et de Varénicline (7) se sont avérées être efficaces dans le sevrage du tabagisme lors de certaines observations. Ils ne sont, toutefois, conseillés que sur strict suivi médical, en particulier la Varénicline, du fait des graves effets secondaires qu’ils peuvent engendrer.

Psychothérapie pour arrêter de fumer

Certaines études avancent l’importance d’une surveillance et même d’une psychothérapie chez les sujets présentant des désagréments psychiques durant le sevrage. Parmi ceux-ci, il y a surtout la dépression, l’irritabilité voire des pathologies psychiatriques. Pour les femmes enceintes, une psychothérapie cognitivo-comportementale notamment est suggérée (8) afin de limiter les risques d’effets secondaires.

Références

(1) Encyclopédie des plantes médicinales. Larousse.
(2) Bruneton J. « Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes médicinales.» Edition Tec Et Doc. 1997.
(3) Encyclopédie des plantes médicinales. Larousse.
(4) West R et al. «Essai contrôlé par placebo de la cytisine pour cesser de fumer. » N Engl J Med. 2011.
(5) Walker N et al. «Cytisine versus Nicotine pour cesser de fumer. », N Engl J Med, 2014.
(6) Hughes JR et coll. «Antidépresseurs dans l’abandon du tabac», base de données Cochrane, Rev. 2007.
(7) Nides M, et al. «Arrêter de fumer avec la varénicline, un agoniste partiel sélectif des récepteurs nicotiniques. Résultats d’un essai randomisé de 7 semaines randomisé, contrôlé par placebo et bupropion, suivi d’un an », groupe d’étude sur la varénicline, Arch Intern Med. 2006.
(8) Lai DTC et al. «Entretien de motivation pour cesser de fumer.» Base de données Cochrane Syst Rev N ° 1 2010.

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