Traitements naturels de la blépharite

Les symptômes occasionnés par une blépharite peuvent être gênants et même affecter l’acuité visuelle dans certains cas. D’où l’importance d’une prise en charge qui devra, principalement, tenir compte de la cause de l’inflammation. Un certain nombre de traitements sont connus à cet effet.

Avoir une bonne hygiène

blépharite
Faire attention à l’hygiène pour éviter la blépharite

La meilleure prévention contre cette affection est d’avoir toujours une bonne hygiène des paupières. Pour cela, il est important de se laver quotidiennement le visage et donc les paupières. Il en va de même après une exposition à des substances qui peuvent être des allergènes comme la poussière. Il est aussi conseillé d’éviter de toucher les paupières et les yeux avec un objet pouvant être souillé. C’est notamment le cas des mains, des doigts ou d’un mouchoir dont la propreté n’est pas certaine. Certaines publications suggèrent, par ailleurs, le port de lunettes coquilles qui peut être d’une grande aide lors de certaines circonstances. (1)

Par ailleurs, pour réduire le risque d’aggravation des blépharites, la fréquentation de certains endroits est à éviter. Il en est, surtout, le cas de ceux où l’atmosphère est saturée de vapeur, d’alcool, de fumée.

Appliquer une compresse d’eau chaude

En cas d’atteinte des glandes de Meibomius, l’application sur la paupière affectée d’une compresse d’eau chaude est souvent avancée comme efficace. Celle-ci doit, toutefois, être suivie d’un léger massage afin d’aider à évacuer le contenu huileux de ces glandes.

Chardon marie

Une étude avance les bienfaits de l’usage de chardon marie en cas de blépharite due à une couperose (2). Des extraits de la plante sont combinés à un dérivé soufré au cours de l’observation. Cette efficacité du chardon marie à réduire les symptômes de la couperose s’explique surtout par sa teneur en silymarine.

Pour recourir à ce remède, le dosage quotidien fréquemment prescrit est de 400 à 600 mg fractionné en 3 prises. Aucune dose maximale de silymarine pouvant conduire à des effets indésirables n’a pu encore être fixée. Cependant, il ne faut pas en abuser.

Adopter une bonne hygiène alimentaire

Une publication avance la nécessité d’adopter une meilleure hygiène alimentaire pour la prise en charge de la couperose (3). Parmi les réformes à entreprendre, il y a entre autres la baisse voire l’arrêt de la consommation de sucre. Il en va de même des aliments gras, dont principalement les fritures et les graisses animales. L’évitement des nourritures trop salées et de l’usage d’une quantité trop importante de sel lors des repas est aussi conseillé.

Capsaïcine

Pour apaiser les symptômes que peut provoquer un psoriasis, une étude met en évidence l’efficacité de l’usage topique de la capsaïcine (4). Il s’agit du principe actif du cayenne. Cette molécule semble, en effet, être à même de calmer à la fois l’inflammation et le prurit. Elle favorise également la diminution de la dilatation des vaisseaux.

Le traitement utilisé au cours de l’étude consiste à appliquer de façon topique une crème à base de capsaïcine. L’application est alors à renouveler 3 à 4 fois par jour. Il est à noter que les effets peuvent parfois mettre près de 2 semaines avant de se manifester.

Camomille allemande

En cas de blépharite due à une allergie, certaines études reconnaissent les effets thérapeutiques de l’usage de la camomille allemande. Cette plante est, en effet, connue pour ses actions anti-inflammatoires et les bienfaits de son usage sur la peau lors des allergies. (5)

Pour utiliser cette médication, faire infuser 50 g de la plante dans 750 ml d’eau. Il suffit ensuite d’appliquer ensuite l’infusion sur les parties affectées à l’aide d’une compresse pendant au moins 20 mn.

Références

(1) « Dossier : Traitement de la blépharite.», Affections, Ophtalmologie Pro.
(2) Berardesca E et al. « Effets combinés de la silymarine et du méthylsulfonylméthane dans le traitement de la rosacée : Évaluation clinique et instrumentale.», Article en anglais, Cosmet Dermatol, 2008.
(3) Pizzorno JE. et al. « Textbook of natural medecine.», Churchill Livingstone, USA, 1999.
(4) Bernstein JE. et al. « Effects of Topically Applied Capsaicin on Moderate and Severe Psoriasis Vulgaris.» J am acad dermatol. 1986.
(5) Blumenthal M, et al. Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, Integrative Medicine Communications, USA. 2000.

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