Traitements naturels de l’abcès

abcès
L’abcès peut être traité naturellement par des plantes

En l’absence d’une prise en charge adéquate, un abcès peut se compliquer en phlégmon. Celui-ci se caractérise par la présence de pus non collecté dans le tissu affecté. Une fistulation peut aussi se produire, provoquant une évacuation spontanée du contenu. La complication la plus grave est alors la survenue d’une embolie suite au passage de ce dernier dans les vaisseaux.

Certains traitements peuvent, à cet effet, être utilisés pour prendre en charge un cas de collection purulente.

Traitement courant de l’abcès : Évacuation du pus

Un des traitements utilisés en cas d’abcès consiste à évacuer le pus qui s’est accumulé. C’est notamment la prise en charge préconisée s’il y a atteinte d’organe ou une collection de grande taille. Elle se fait soit par excision, soit par ponction du contenu purulent. Ce qui va éviter que celui-ci ne finisse par se répandre vers les tissus adjacents en passant par des fistules.

Huile essentielle d’arbre à thé

Selon diverses études, l’huile essentielle d’arbre à thé est un excellent remède lors d’un abcès. Son usage est particulièrement recommandé si l’accumulation de pus est superficielle, c’est-à-dire touchant la peau ou les muqueuses. Cette efficacité s’explique surtout par les vertus antiseptiques que possède cette huile, employée depuis longtemps pour traiter diverses affections cutanées (1).

Pour l’utiliser, il faut verser directement une goutte de l’huile non diluée sur l’abcès. Cette application est à renouveler 3 à 5 fois dans la journée durant 3 jours. Une association avec d’autres huiles comme celles de girofle et de laurier noble est aussi efficace.

La ciboule

Les oignons et les espèces voisines présentent de nombreux bienfaits thérapeutiques utilisés depuis des siècles pour traiter différentes affections. La ciboule (Allium fistulosum) en particulier est reconnue pour ses actions anti-inflammatoires et antibiotiques en usage externe. D’où son utilisation locale en cas de furoncle et d’abcès qui aide à sécher l’infection. Pour son usage, il suffit d’appliquer en cataplasme le bulbe de la plante, préalablement lavée et pelée. (2)

Apis Mellifica

Une étude avance l’efficacité de ce traitement homéopathique pour traiter ce type d’affection. Il s’agit d’un remède obtenu à partir d’abeilles entières et vivantes macérées dans de l’alcool (3). Elle est connue pour ses propriétés anti-inflammatoire, anti-œdémateuse et antalgique. Le venin de l’insecte présente, en outre, des effets antibactériens et immunostimulants.

Le dosage prescrit en cas d’abcès est de prendre trois granules d’Apis mellifica 5 CH toutes les heures (4). Le remède doit, en outre, être pris en dehors des repas. La consommation de certains produits comme la menthe, le café et le tabac doit être arrêtée durant le traitement.

Chèvrefeuille japonais

Le Chèvrefeuille japonais (Lonicera japonica) est un remède de plus en plus recommandé pour traiter divers types d’affections. Parmi celles-ci figurent les infections accompagnées d’une réaction inflammatoire comme les abcès (5). Il s’agit d’une plante originaire de Chine et du Japon, très proche du chèvrefeuille (Lonicera caprifolium). Elle est connue dans ces pays sous le nom de Jin Yin Hua. Son efficacité en cas de collection de pus s’explique par ses actions anti-inflammatoires, antibactériennes, et détoxifiantes.

Le traitement consiste à prendre en infusion les boutons de fleurs de la plante. 15 à 20 g par jour est le dosage préconisé dans certaines publications pour la prise en charge de l’abcès (6).

Psyllium

Diverses études avancent les bienfaits du psyllium et principalement de ses cosses pour soigner des abcès. Cette partie de la plante présente, en effet, des propriétés désinfectantes et anti-inflammatoires. Pour l’employer, il faut laisser environ 5 g de cosses en poudre gonfler dans une infusion de souci. Le cataplasme obtenu est par la suite à appliquer localement sur l’infection. Ce soin est à renouveler 3 fois par jour. (7)

Aubergine

Selon une publication, les feuilles d’aubergine (Solanum melongena) peuvent aider à prendre en charge une collection de pus. Le remède consiste alors à appliquer de façon topique, en cataplasme, les feuilles sur la zone concernée. Ce qui va contribuer à apaiser les douleurs. Il est à savoir que cette partie de la plante est toxique en usage interne et ne doit donc pas être consommée. (8)

Références

(1) Chin K.B., et al., « The effect of tea tree oil (Melaleuca alternifolia) on wound healing using a dressing model.», J altern complement med., Jul 2013.
(2) « Encyclopédie des plantes médicinales. Identification, préparations, soins.», Larousse, 2001.
(3) Saint Didier F., « Apis mellifica.», Homéopathes sans frontière, ouvrir à tous l’accès aux soins.
(4) Baumann V. « Dossier : Abcès cutanés et homéopathie.», Homeophyto, Fev 2006.
(5) « Encyclopédie des plantes médicinales. Identification, préparations, soins.», Larousse, 2001.
(6) Brun D. « Dossier : La fleur de chèvrefeuille du Japon.», Diététique chinoise et tuina, 2013.
(7) « Encyclopédie des plantes médicinales. Identification, préparations, soins.», Larousse, 2001
(8) « Encyclopédie des plantes médicinales.», Larousse, 2001.