Traitements naturels de l’aménorrhée

L’aménorrhée, qui se traduit par l’absence de menstruation pendant plus de 3 mois, doit faire l’objet d’une prise en charge. Il peut, en effet, s’agir d’un trouble ou du signe d’une affection pouvant être grave. Dans tous les cas, son traitement doit tenir compte du facteur causal.

aménorrhée
Des plantes médicinales telles que l’agripaume peuvent être employées pour traiter l’aménorrhée

Alimentation saine et un poids de santé

Une bonne alimentation apportant les nutriments nécessaires à l’organisme est conseillée pour éviter une aménorrhée. La prise de suppléments alimentaires peut, de ce fait, être nécessaire en cas de dénutrition ou de malnutrition. Il en va de même en cas de suivi d’un régime alimentaire drastique.

L’excès de calories est à l’inverse déconseillé. En effet, le surpoids et l’obésité sont également des facteurs de risque d’une baisse voire d’une absence de menstruation. Il est même important de garder un poids de santé et éviter tout excès de graisse.

Pour cela, il est recommandé de privilégier la consommation de fruits, de légumes et de noix dans son alimentation. Les céréales complètes doivent également faire partie de celle-ci. Les graisses notamment animales, le sucre et les produits transformés doivent être évités autant que possible. Il en va de même des substances nocives à l’organisme comme les boissons alcoolisées et les stupéfiants.

Suivi personnel des athlètes

Selon une étude, les sportives souffrent souvent d’aménorrhée et d’ostéoporose en l’absence de prise en charge spécifique à chaque cas (1). Une adaptation de l’intensité des efforts suivant la capacité physique de chacune est alors conseillée. À ceci doit être associé un régime alimentaire assurant une couverture optimale des apports nutritionnels nécessaires pour rester en bonne santé. Un soutien psychologique peut leur être également important pour éviter des troubles psychiques et psychiatriques, dont le stress. Un tel suivi est d’autant utile que l’athlète soit encore un enfant ou une adolescente en pleine croissance.

Angélique chinoise

L’angélique chinoise (Angelica sinensis) a, longtemps, été employée dans les pays asiatiques comme la Chine pour la prise en charge de troubles féminins. Elle est, en effet, connue pour son action régulatrice du cycle menstruel chez la femme. Le remède consiste à boire une décoction de 12 g du rhizome dans 750 ml d’eau. Le traitement ne doit pas excéder les 90 jours. (2)

Gattilier

Des scientifiques ont mis en évidence les bienfaits du gattilier (Vitex agnus-castus) pour soigner des cas d’aménorrhées secondaires à un trouble hormonal. Il s’agit, d’ailleurs, selon divers auteurs d’un excellent régulateur hormonal chez la femme. D’une part, il a été observé que des éléments contenus dans les baies peuvent diminuer la sécrétion de prolactine (3). Une hausse de cette dernière due à un dysfonctionnement hypophysaire conduit, en effet, à une absence de menstruation. D’autre part, des observations concluent sur la capacité du fruit à neutraliser les hormones androgènes et leurs effets. Il intervient également dans la régulation de la production des hormones féminines durant chaque cycle. (4)

Le dosage prescrit pour ce remède est de 40 gouttes d’extraits des baies de gattilier à diluer dans l’eau. Il est à prendre chaque matin au réveil pendant au moins 60 jours. Sa prise ne doit pas, toutefois, être associée à un contraceptif oral. Elle n’est pas recommandée en cas de grossesse.

Agripaume

Selon une publication, l’usage de l’agripaume (Leonurus cardiaca) est efficace en cas de perturbations des menstruations. À part sa capacité à soulager les troubles prémenstruels et les douleurs pendant les règles, cette plante est aussi bénéfique en cas de retard menstruel.
Pour l’utiliser, boire quotidiennement une ou deux tasses d’une infusion de la plante pendant 3 cycles. (5)

Traitement classique de l’aménorrhée : Intervention chirurgicale

Dans certaines formes d’aménorrhée notamment primaire, une intervention chirurgicale peut être nécessaire. Il en est le cas lors d’une malformation congénitale (6) ou suite à une synéchie (7). Cette dernière survient le plus souvent après un accouchement difficile.

Références

(1) Papanek PE. « The female Athlete Triad : An Emerging Role for Physical Therapy.» J Orthop Sports Phys Ther. 2003.
(2) « Encyclopédie des plantes médicinales.», Larousse.
(3) Eliakim A, et al. « Exercise training, Menstrual irregularities and Bone development in Children and Adolescents.» Adolesc Gynecol. 2003.
(4) « Encyclopédie des plantes médicinales.», Larousse.
(5) « Encyclopédie des plantes médicinales.», Larousse.
(6) Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), « Item 296 : Aménorrhée : Aménorrhée primaire. », Université Médicale Virtuelle Francophone, 2010-2011.
(7) Young J., « Aménorrhées – Encyclopédie Médico-Chirurgicale.» Endocrinologie Nutrition. 2010.

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