Traitements naturels de l’augmentation de l’appétit

En l’absence d’une prise en charge, une augmentation de l’appétit peut rapidement conduire à diverses complications dont notamment un surpoids voire une obésité. Les traitements à adopter doivent dans tous les cas tenir compte de la cause même du trouble.

Prise en charge du facteur en cause

augmentation de l’appétit
La consommation d’aliments riches en fibres permet de lutter contre l’augmentation de l’appétit

Si l’envie de manger davantage est secondaire à une maladie, il est essentiel que le traitement se concentre sur la prise en charge de celle-ci. Il en est le cas lors d’une perturbation endocrinienne, d’une pathologie digestive ou d’une infestation par des vers intestinaux.

Si le trouble est secondaire à un traitement médical, un ajustement de la posologie peut être prescrit par le médecin. Un remplacement du médicament pourrait aussi être effectué par ce dernier.

Recours à un coupe-faim

L’usage de coupe-faim peut être utile lorsque l’envie de vouloir manger davantage est due à une obsession ou à une intempérance. Il en va aussi de même si elle figure parmi les symptômes d’un sevrage tabagique ou narcotique.

Parmi les coupe-faim qui peuvent être utilisés, il y a l’eau. Boire 2 litres par jour peut effectivement combler la sensation de faim tout en assurant une bonne hydratation du corps. Un verre juste avant chaque repas contribue, en outre, à contrôler la quantité d’aliments à ingérer au cours de celui-ci.

Il y a également l’agar-agar, un extrait d’algue rouge aujourd’hui très utilisé dans de nombreux plats comme une alternative à la gélatine. Son effet coupe-faim s’explique par sa très haute teneur en fibres alimentaires. Il est, en outre, très peu calorique. Aucun risque de surpoids n’est donc à craindre quant à sa consommation. La dose maximale par jour pour recourir à ce coupe-faim est de 4 g.

Le chocolat noir figure aussi parmi les meilleurs coupe-faims. Il peut, en effet, non seulement réduire la sensation de faim tout en limitant l’envie de manger grâce à sa capacité à diminuer la sécrétion de ghréline. Il contribue, en outre, à améliorer la gestion du stress du fait de son action sur le cortisol. Deux carrés par jour sont le dosage préconisé pour l’usage du chocolat noir.

En outre, tous les fruits constituent d’excellents coupe-faims du fait de leur importante teneur en fibres alimentaires. La pomme et les agrumes notamment possèdent, en outre, la capacité de réduire le niveau de cholestérolémie et de glycémie. Ce qui peut aider à diminuer la sensation de faim.

Davantage d’aliments consistants

Privilégier la consommation d’aliments consistants au cours des trois principaux repas est conseillé en cas d’augmentation de l’envie de manger. Tels aliments peuvent, en effet, aider à réduire la quantité de nourriture ingérée en déclenchant précocement la sensation de satiété. Cette dernière est, en outre, plus durable permettant ainsi d’éviter les grignotages.

Parmi tous les aliments consistants préconisés, il y a surtout les noix telles que les amandes, les cacahuètes, les noix de cajou. Elles permettent d’apaiser rapidement la faim et procurent une satiété plus longue. Les aliments riches en protéines végétales contribuent également aux mêmes effets. Il en est le cas des graines, du soja ou encore des légumineuses comme les haricots et les lentilles.

La pomme de terre figure aussi parmi les meilleurs aliments consistants. En plus de contenir des fibres comme les légumes, elle renferme aussi du sucre lent. Celui-ci présente une action rassasiante, aidant à éviter toute envie de manger pendant plus de 4 heures.

Pris en outre le matin au petit déjeuner, les flocons d’avoine sont préconisés pour réguler l’appétit de la journée. À la différence des autres céréales, ils peuvent, effectivement, remplir l’estomac plus rapidement et durablement. Ce qui peut contribuer à réduire la fréquence et la quantité de nourriture à ingérer au cours de la journée.

Prise en charge psychologique

Diverses publications s’accordent sur l’efficacité d’une psychothérapie dans les cas où l’augmentation anormale de l’appétit est d’origine psychologique. Parmi les méthodes les plus recommandées, il y a l’approche par thérapie cognitivo-comportementale (1). Les résultats des thérapies familiales de groupe (2) se sont également révélés satisfaisants au cours de diverses études.

D’autres études suggèrent, par ailleurs, de combiner ces thérapies à des prescriptions nutritionnelles personnalisées afin de réduire l’envie de manger excessivement (3).

Références

(1) Fairburn C, et al. « Cognitive Behaviour Therapy for Eating Disorders : A Transdiagnostic Theory and Treatment.» Behaviour research and therapy, 2003.
(2) Tantillo M. « A Relational Approach to Eating Disorders Multifamily Therapy group : Moving from Difference and Disconnection to Mutual Connection. » Families, Systems, & Health, 2006.
(3) Cassuto D.A, « Le Conseil Nutritionnel de l’Enfant Obèse. » Cahiers de Nutrition et de Diététique, 2001.

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