Santé Science
Santé Science » Traitements naturels du botulisme

Traitements naturels du botulisme

En l’absence de traitement rapide et efficace, le botulisme – infection aux toxines du Clostridium botulinum – est toujours fatale. Sa prise en charge relève d’une urgence médicale. Certains moyens de prévention peuvent, toutefois, être mis en pratique pour éviter cette affection.

Assurer une bonne hygiène des aliments

botulisme
Bien cuire les aliments, même ceux en boite de conserve, pour prévenir le botulisme

Pour prévenir une infection alimentaire par cette bactérie, il est conseillé d’adopter une bonne hygiène pour la préparation des aliments. Il en va de même pour ceux qui vont être stockés dans des conserves ou placés dans un réfrigérateur. Pour cela, le nettoyage et la stérilisation doivent être minutieux pour assurer une meilleure élimination de toutes souillures. Les éventuelles traces de terre sont principalement celles qui peuvent abriter les bactéries. Les lieux de stockage ainsi que les divers ustensiles de cuisine doivent aussi être toujours bien propres.

Assurer une bonne cuisson des plats

Selon une publication, la toxine botulique peut être inactivée à une température de 85°C (1). Elle est, en outre, détruite à 100°C après une dizaine de minutes de cuisson. Il est dès lors recommandé de toujours cuir jusqu’à ébullition les aliments y compris l’eau à boire avant toute consommation. Le Clostridium botulinum n’est, cependant, détruit qu’à plus de 120°C durant 10 mn. Pour ce qui est de la spore par contre, il ne peut être tué qu’à une très haute température.

Il est dès lors conseillé d’assurer une bonne cuisson des aliments avant leur consommation. Ceux-ci incluent non seulement les aliments crus préparés chez soi, mais aussi ceux qui sont achetés en conserve. Ces derniers peuvent, en effet, contenir des spores de la bactérie.

Utiliser certains produits pour mieux nettoyer les aliments

À part la cuisson, il existe certains produits utilisés pour assurer que les bactéries ou leur toxine soient éliminées. Leur usage est surtout utile pour des aliments devant être consommés crus ou mis en conserve.

Une publication préconise en particulier le recours au sel (15% ou plus) (2). Un certain temps de salage est de ce fait nécessaire avant de commencer à consommer l’aliment. D’autres produits dont l’alcool ainsi que l’usage de l’eau de javel (0,1% ou plus) sont aussi conseillés.

Acidifier les aliments à conserver ou à consommer peut aussi éliminer les bactéries. Il est possible, à cet effet, d’utiliser du jus de citron, de l’acide citrique, ou encore du vinaigre (2% ou plus).

Éviter la consommation de tout produit suspect

Selon une observation, une boite de conserve ou un emballage tetrapack bombé est un signe de la présence de C. botulinum. Ceci est, en effet, dû au gaz libéré par ces bactéries. La meilleure prévention est donc d’éviter la consommation de ces types de produits dès qu’ils ont l’air suspects (3).

Les nourritures faisant apparaître des bulles ou dégageant une odeur nauséabonde ne doivent pas non plus être consommées ni goûtées. Il en va de même de celles qui présentent une décoloration inhabituelle ou des moisissures.

Par ailleurs, les charcuteries notamment celles qui sont artisanales ou familiales ne sont pas non plus conseillées. Il s’agit, en effet, des causes les plus courantes d’intoxication au botulisme type B.

Chez le nourrisson, en outre, mieux vaut éviter la consommation de miel. Celui-ci peut, en effet, contenir des bactéries qui peuvent être résistantes face au système immunitaire peu développé du jeune enfant.

Le traitement de l’infection est, en outre, symptomatique et relève de la compétence médicale. Il inclut une surveillance cardiaque et respiratoire. Le rétablissement est lent et progressif. Les signes oculaires sont ceux qui mettent le plus de temps à disparaître.

Références

(1) Arnon S., et al. , « Botulinum Toxin as a Biological Weapon : Medical and Public Health Management », JAMA , 2001.
(2) « Botulisme. », Organisation Mondiale de la Santé, Janvier 2018.
(3) Carlier JP, « Le botulisme en France à la fin du deuxième millénaire.», Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 27 fév 2001.