Maitake

Le maitake est un des champignons les plus utilisés dans la médecine ancestrale japonaise. De nombreuses propriétés thérapeutiques lui sont attribuées. Mais il semble surtout être réputé pour ses effets sur le système immunitaire, le stress et lors des syndromes métaboliques.

Présentation du Maitake

maitake
Le maitake, ou le champignon dansant, a le pouvoir de renforcer l’organisme

Aussi connu sous le terme scientifique de Grifola frondosa, le maitake est un champignon originaire de l’Extrême-Orient. Ses premiers usages dans cette partie du monde remontent aujourd’hui à plus de 1000 ans. À côté des autres espèces utilisées dans les médecines traditionnelles asiatiques, il s’avère être plutôt rare. Ses bienfaits thérapeutiques sont pourtant des plus divers. Sa découverte aurait alors fait à chaque fois danser les gens que les Japonais lui imputèrent ce nom. Maitake signifie, en effet, littéralement « champignon dansant ».

Ce ne fut que dans les années 80 que les premières études occidentales sur ce champignon ont été menées. Nombreuses d’entre celles-ci ont permis de confirmer ses vertus avancées depuis des siècles dans la pharmacopée asiatique. Ce qui a rapidement conduit à l’extension de sa culture dans un bon nombre de pays.

Ses principes actifs

Le maitake doit ses principaux bienfaits sur la santé au bêta-glucane qu’il renferme et plus précisément à l’extrait de ce polysaccharide. Il s’agit de la MD-fraction, isolée à partir du bêta glucane lui-même. Cette molécule lui confère une bioactivité plus élevée. Elle lui permet alors d’être mieux assimilé par voie orale. Ce qui diffère du bêta-glucane retrouvé chez d’autres champignons utilisés dans la pharmacopée asiatique comme le reishi ou le shiitake. C’est cet extrait de ce type de sucre qui est à l’origine des effets bénéfiques du champignon sur l’immunité.

Outre ces polysaccharides, le champignon contient aussi des antioxydants, dont l’ergothionéine et le glutathion.

Propriétés médicales du Maitake

Le champignon dansant est réputé pour un bon nombre d’actions thérapeutiques. Il est capable de :

Stimuler le fonctionnement du système immunitaire

Ce qui fait la renommée du maitake est sa capacité à stimuler l’action du système immunitaire. Il active notamment les macrophages et les lymphocytes T ainsi que les globules blancs chargés de détruire les cellules infectées. Sa prise est donc particulièrement intéressante suite à une baisse de l’immunité ou lors d’une infection virale. Il en est le cas au cours d’une chimiothérapie, d’un syndrome de fatigue chronique et même du sida.

Outre cet effet direct sur le fonctionnement immunitaire, le champignon est également capable de neutraliser certains types de virus. Parmi les plus courants, il y a notamment celui de la grippe, de l’herpès et de l’hépatite B.

Limiter les métastases

L’efficacité du maitake à booster les défenses de l’organisme a conduit les chercheurs à se pencher sur son activité antitumorale. Les observations ont montré que ses polysaccharides réduisent le risque de survenue des métastases. Le fait est qu’ils limitent la vascularisation des cellules tumorales. Ce qui va finir par contribuer au déclenchement d’une apoptose au sein de ces dernières.

Associé à la chimiothérapie, le champignon semble pouvoir améliorer l’efficacité du traitement ainsi que la tolérance des sujets aux médicaments. Il favorise aussi la récupération des moelles et diminue la toxicité des reins. Ce qui fait de ce remède un excellent adjuvant lors d’une prise en charge médicale d’un cancer. (1)

Réduire le stress et la fatigue

Le champignon dansant est particulièrement recherché pour ses effets toniques et antistress. Il est, en effet, capable d’améliorer, d’une part, le fonctionnement du système nerveux. D’autre part, il peut aider l’organisme à mieux résister au stress et aux perturbations psycho-émotionnelles. Il s’agit, en outre, d’un très bon tonique pour le corps, excellent en cas de fatigue ou de stress physiques importants. Les asiatiques ont même considéré cette vertu comme pouvant contribuer à la longévité et à préserver la jeunesse.

Ce remède doit surtout ces propriétés aux polysaccharides ainsi qu’aux nombreuses vitamines qui le composent.

Améliorer le bilan sanguin

L’efficacité du maitake en cas de syndrome métabolique a été vérifiée au cours d’un bon nombre d’observations scientifiques. Il peut, en effet, baisser respectivement le niveau de glycémie et de cholestérolémie chez les sujets diabétiques et obèses.

Dans le premier cas, il agit de façon à rendre les cellules plus sensibles à l’insuline. Ce qui va réduire le taux de sucre retrouvé dans le sang. Il limite aussi l’absorption du maltose au niveau de l’intestin en empêchant l’alpha-glucosidase d’agir.

Dans le second cas, le champignon contribue dans la combustion même du cholestérol et du lipide sanguin. Il aide aussi en même temps à baisser les divers symptômes généralement associés à l’obésité comme une hypertension artérielle. Il a, par ailleurs, permis une diminution significative du poids chez des sujets en surpoids soumis au remède 60 jours. (2)

Conseils d’utilisation du Maitake

Le champignon bio est proposé sous différentes formes sur le commerce tel qu’en poudre, en comprimé, en capsules, ou en gélules. Quels que soient les produits, la dose recommandée varie souvent de 1.2 à 2 g par jour. Dans ces cas, il peut être utilisé à titre de complément alimentaire. Le recours à des extraits s’avère toutefois être le plus bénéfique pour la santé. Le dosage prescrit varie cependant selon la concentration en principes actifs des produits. En général, il peut aller de 500 à 800 mg. S’en tenir aux indications du fabricant est alors recommandé.

Par ailleurs, étant donné ses effets hypoglycémiants et hypotenseurs, il est conseillé d’éviter sa prise avec des substances ayant les mêmes actions.

Références

(1)Yamada Y. et al. « Antitumor Effect of Orally Administered Extracts from Fruit Body of Grifola Frondosa (Maitake).» Chemotherapy. 1990.
(2) Konno S, et al. « A Possible Hypoglycaemic Effect of Maitake Mushroom on Type 2 Diabetic Patients.» Diabet. Med. 2001.

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