Traitements naturels de la blennorragie

En l’absence d’une prise en charge efficace, la blennorragie peut se compliquer vers la survenue de maladies plus graves. Elle favorise, en outre, la contamination par d’autres pathologies sexuelles dont le sida et la syphilis. Le risque d’infertilité est également à craindre.

Il existe un certain nombre de traitements connus comme pouvant être utilisés lors de cette infection.

Prévenir tout risque de contamination

blennorragie
La science reconnaît l’efficacité de certaines plantes médicinales dans le traitement de la blennorragie

La meilleure prévention contre toute pathologie sexuellement transmissible est l’abstinence sexuelle. À cet effet, il est conseillé d’éviter tout rapport sexuel avant ou en dehors du mariage. N’avoir, par ailleurs, qu’un seul partenaire sexuel peut réduire le risque d’être affecté par la blennorragie.

L’usage d’un préservatif masculin, lors des relations sexuelles, présente, en outre, une certaine efficacité contre ce type de maladie.

Par ailleurs, il est important d’avoir toujours une bonne hygiène des mains. Se laver fréquemment les mains et notamment après être allé aux toilettes est alors recommandé.

Copahu

Diverses publications recommandent l’usage de copahu pour la prise en charge de la gonorrhée. Il s’agit, en fait, d’une huile obtenue à partir de l’oléorésine du Copaifera officinalis. Son efficacité contre cette pathologie s’explique surtout par sa très haute teneur en beta-caryophyllène et en sesquiterpène. Ceux-ci lui confèrent, en effet, à la fois d’excellentes propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques. Ce qui rend le copahu capable d’apaiser les symptômes de la blennorragie et de neutraliser les gonocoques. (1)

Pour utiliser cette huile, le dosage souvent avancé est de 1 à 10 g par jour (2). En cas de sensation de nausées, il est préférable de partager la dose journalière en de nombreuses prises. Il est, toutefois, conseillé d’éviter tout surdosage qui peut en effet être toxique pour le foie.

Petit détar contre la gonorrhée

Certaines études avancent l’efficacité de l’utilisation du Petit détar (Detarium microcarpum) pour traiter la gonorrhée. Cette plante originaire d’Afrique a, d’ailleurs, été déjà employée depuis longtemps dans divers pays africains pour prendre en charge diverses pathologies. Il en est surtout le cas de cette infection sexuellement transmissible et d’autres comme la syphilis (3). Elle doit surtout ses propriétés thérapeutiques aux diterpènes et à la coumarine qu’elle renferme.

Pour la prise en charge de la blennorragie, on utilise surtout les feuilles du Petit détar. Le remède consiste à prendre une décoction ou une infusion de celles-ci tous les jours.

Busserole

Selon certaines publications, il est possible d’utiliser la busserole (Arctostaphylos uva-ursi) pour la prise en charge d’une infection vénérienne comme la gonococcie (4). Le remède consiste à prendre une infusion de 2 g de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.

Il est à noter que l’usage de cette plante ne doit pas dépasser les 8 g par jour. La présence d’hydroquinone dans ses composants peut, en effet, conduire à de graves complications en cas de surdosage. Le traitement ne doit pas, en outre, être poursuivi plus de 4 jours consécutifs. On déconseille la consommation d’aliments acides au cours du traitement. Et il faut aussi boire abondamment.

Acérola

L’acérola est reconnu pour sa capacité à pouvoir booster l’immunité (5) et pour ses propriétés antibactériennes (6). Elle peut dès lors constituer un excellent remède adjuvant pour traiter une infection par le gonocoque.

Pour recourir à ce remède, la dose journalière fréquemment prescrite est de 1000 à 3000 mg pour les gélules. Bien qu’un complément à base d’acérola soit bénéfique pour le système immunitaire, il est conseillé d’éviter un surdosage. Des troubles digestifs dont notamment des nausées, des diarrhées et des maux de ventre peuvent, en effet, se manifester. Des éruptions peuvent, par ailleurs, apparaitre sur la peau. Le risque de calculs rénaux et d’arthrite goutteuse est, en outre, élevé en cas de traitement sur une longue période.

Références

(1) Bardeau F. «Les Huiles essentielles : Découvrir les bienfaits et les vertus d’une médecine ancestrale.», Lanore, 2009.
(2) « Dossier : Copahu ou copaiba.» L’or des plantes, Plantes conseils.
(3) Malgras, D. « Arbres et Arbustes Guérisseurs des Savanes Maliennes.», Editions Karthala, 1992.
(4) Jean François N. « Dossier : Busserole.» Carnet Naturaliste. 2015.
(5) Mezadri T, et al. « El fruto de la acerola: composición y posibles usos alimenticios.» Arch Latinoam Nutr. 2006 June.
(6) Motohashi, N. et al., « Biological activity of barbados cherry (acerola fruits, fruit of Malpighia emarginata DC) extracts and fractions.» Phytother.Res. 2004.

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