Traitements naturels de l’arthrite

Certains types d’arthrite demeurent jusqu’à ce jour incurables. La prévention et les traitements symptomatiques sont les seuls moyens de lutte contre ce type de pathologie.

Parmi les traitements naturels les plus efficaces, il y a entre autres :

Huile de krill

arthrite
Les symptômes de l’arthrite peuvent être apaisés par des molécules naturelles présentes dans l’huile de krill et certaines plantes

L’huile de krill figure parmi les remèdes naturels reconnus scientifiquement pour la prise en charge de cette affection. Cette huile semble, en effet, capable d’améliorer les gênes articulaires et d’apaiser les douleurs causées par l’arthrite. Une étude canadienne datant de 2007 a souligné, entre autres, sa capacité de soulager les inflammations des articulations dues à cette maladie. Ceci s’explique par la propriété anti-inflammatoire qu’elle présente du fait de sa forte teneur en oméga-9, oméga-6 et oméga-3. (1)

Au cours de l’étude, on a prescrit une dose de 300 mg par jour, prise sur une période de 7 à 14 jours. L’usage de l’huile de krill est à éviter en cas d’allergie aux fruits de mer ou de trouble de la coagulation du sang.

Harpagophytum procumbens

L’harpagophytum procumbens est un autre remède fréquemment préconisé dans le traitement de l’arthrite et des douleurs articulaires. Un essai clinique, réalisé sur un échantillon de 259 personnes souffrant de troubles articulaires, a montré que la plante a pu réduire efficacement les douleurs.

La dose utilisée au cours de l’étude était de 2 000 mg par jour d’extrait normalisé, administrée en 2 prises. (2) Un autre affirme que des extraits de cette plante se sont avérés être plus efficaces que la diacérhéine. (3) Il s’agit d’un médicament de synthèse fréquemment utilisé pour soulager des douleurs dues à des formes d’arthrite.

Cette efficacité s’explique par l’action anti-inflammatoire des articulations que la racine de la plante peut exercer.

Huile de bourrache

Nombreuses sont les publications scientifiques qui concluent sur les bienfaits médicaux de l’huile de bourrache pour la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde. Son utilisation peut, selon notamment l’une de ces études, traiter les principaux symptômes de cette affection. Parmi ceux-ci figurent le gonflement et l’inflammation au niveau des articulations, ainsi que les raideurs au réveil. Cette action provient principalement de l’acide gamma linoléique qu’elle renferme en grande quantité. Pour profiter des actions anti-inflammatoires de cet acide gras, il faut une dose élevée de cette huile. Les auteurs de l’étude suggèrent, à cet effet, 6 g par jour (4).

Il est à noter que cette huile est proscrit aux femmes enceintes et aux sujets ayant des problèmes hépatiques.

Bromélaïne

La bromélaïne est un autre remède naturel efficace pour venir à bout de cette pathologie. C’est grâce à ses propriétés analgésiques et anti-inflammatoires. Cette efficacité a été, notamment, rapportée par une étude scientifique menée sur des patients souffrant de troubles articulaires. L’administration de deux capsules par jour, soit la dose de 1 300 mg, a permis d’apaiser leurs douleurs arthritiques. On a aussi observé une amélioration de leur état de santé. (5)

Bonne hygiène de vie

Il est conseillé, par ailleurs, d’adopter une hygiène de vie saine pour éviter ou du moins limiter le risque de survenue de cette pathologie.

À cet effet, on recommande d’éviter de prendre du poids à partir d’un certain âge notamment après 40 ans. Des études s’accordent sur le fait qu’une prise de poids de plus de 4.5 kg peut augmenter l’altération des cartilages. Ce qui peut finir par nuire à l’articulation. L’obésité accroît, en outre, les risques d’arthrose (6).

Une bonne hygiène alimentaire est également importante. La consommation de graisses animales, en particulier, doit être limitée, voire arrêtée. Ceci peut non seulement aider à réduire le surplus de poids mais également prévenir la survenue d’une arthrite goutteuse.

Tout type de mouvements répétés pendant une certaine période doit, en outre, être évité pour prévenir tout risque d’inflammation articulaire. Ceci est valable tant pour des activités physiques dans le cadre de la pratique d’un sport ou du travail.

Prises en charge médicale de l’arthrite

Parmi les traitements médicaux les plus utilisés, il y a l’orthopédie et l’utilisation de prothèses articulaires. Ces dernières servent à substituer en partie ou en totalité les surfaces articulaires affectées.

Dans le cas de la goutte, l’utilisation de colchicine est le remède le plus recourus (7).

Des études menées sur des cas d’arthrite septique ont conclu que les traitements par arthroplastie se sont révélés efficaces jusqu’à 87% (8). Certains cas sont traités par injection intra-articulaire d’acide hyaluronique (9).

Des injections à base de corticoïdes sont également utilisées pour d’autres types d’arthrite.

Références

(1) Deutsch L. « Évaluation de l’effet de l’huile de Neptune Krill et de l’inflammation chronique et des symptômes arthritiques. » J Am Coll Nutr. Fev 2007.
(2) Warnock, M. McBean, D et al. « Efficacité et sécurité des comprimés de la griffe du diable chez les patients atteints de rhumatisme articulaire aigu ». Phytother Res. 2007 déc.
(3) Chantre P et al. « Efficacité et tolérance d’Harpagophytum procumbens versus diacerhéine dans le traitement de l’arthrose. » Phytomedicine. 2000 juin
(4) Le juge en chef Van Gool et al. « Supplémentation en acide gamma-linolénique pour la prophylaxie de la dermatite atopique – essai contrôlé randomisé chez le nouveau-né à risque familial élevé. » Am J Clin Nutr. 2003.
(5) Walker A.F et al. « La broméline réduit la douleur légère au genou aiguë et améliore le bien-être d’une manière dépendante de la dose dans une étude ouverte sur des adultes en bonne santé ». Phytomedicine, 2002, déc.
(6) Schlienger J. L., « Complications radicales de l’obésité. », La Presse médicale, 2010.
(7) Dubost J et al. « Traitement de la goutte. », La revue de médecine interne, 2011.
(8) Bauer T. et al. «Arthroplastie après antécédents d’arthrite septique: série de 53 cas. », Revue de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, 2010.
(9) Hilliquin P., «Traitements locaux et non médicamenteux de l’arthrose. », Douleurs Vol.6, No1 C2, 2005.

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