Traitements naturels de l’allergie

La science reconnaît l’efficacité de certaines techniques naturelles dans la prise en charge d’une allergie. Parmi ceux-ci, il y a notamment :

Éviction des allergènes

allergie
Se ternir loin des allergènes est la méthode la plus sûre pour éviter l’allergie

L’éviction de l’allergène constitue le moyen le plus sûr pour prévenir la manifestation d’une réaction allergique. C’est notamment le cas de l’allergie alimentaire, consistant à exclure définitivement de l’alimentation les allergènes.

Il en va de même des allergies cutanées et respiratoires. Tout contact de la peau avec des objets ou des substances connues comme allergènes doit, entre autres, être évité. Par ailleurs, porter un masque anti-pollen ou antipollution est utile lors de passage dans des zones à risque. L’utilisation d’oreillers ou de couettes faits en matière synthétique est recommandée en cas d’allergie aux acariens (1). Il faut, en outre, bien aérer les différentes pièces de la maison. Une atténuation semble, toutefois, s’installer progressivement avec le temps dans ces deux types d’allergie.

Quercétine

La quercétine est un flavonoïde présent dans diverses plantes connu pour ses diverses propriétés thérapeutiques. Lors de certaines études scientifiques, il a été observé que l’un de ses dérivés, l’isoquercitrique, est bénéfique en cas d’allergies. Cette molécule a été capable d’inhiber la sécrétion d’histamine et de cytokine au cours des expériences menées sur des animaux (2). Il s’agit des substances à l’origine des diverses réactions allergiques, produites par l’organisme face à un allergène. Le même remède a, par ailleurs, permis d’apaiser les divers symptômes de la rhinite allergique. Parmi ceux-ci, il y a notamment l’encombrement des voies respiratoires et l’irritation des yeux (3).

Le dosage recommandé pour l’usage de ce traitement est de 200 mg, trois fois par jour. Il est conseillé de le prendre une vingtaine de minutes avant les repas principaux.

Vitamine E

Durant une étude, on a soumis des sujets souffrant d’eczéma atopique à des suppléments de vitamine E pendant 4 mois. Contrairement au groupe témoin, celui ayant pris le remède a présenté une nette amélioration des symptômes, dont principalement le prurit. On a également constaté une baisse du risque de récidive 3 mois après la fin de l’intervention. Le traitement utilisé durant l’étude consistait à prendre une dose de 400 UI par jour de vitamine E. (4)

Dans une autre étude, des patients présentant un rhume des foins ont reçu une supplémentation de cette vitamine. Celle-ci était associée à un traitement habituellement utilisé pour ce type d’affection. On a observé une amélioration des symptômes nasaux suite à la prise de la vitamine. Il s’agit dès lors, selon les auteurs, d’un complément essentiel au traitement de la rhinite allergique saisonnière. Le dosage préconisé durant l’expérience était de 800 mg par jour. (5)

Probiotiques

Diverses études se sont récemment penchées sur l’éventuel effet des probiotiques sur le développement du système immunitaire. Il a, en effet, été observé que l’enfant allergique présentait une immunité peu développée associée à un microbiote intestinal anormal. Selon une publication, ceci serait secondaire à une exposition réduite aux allergènes en raison d’un mode de vie hygiénique. Le recours aux probiotiques constitue alors une source de stimulation microbienne sans danger nécessaire au développement de l’immunité chez l’enfant. (6)

Des essais cliniques ont, ailleurs, montré la capacité des probiotiques à améliorer la rhinite allergique et des cas d’allergies alimentaires (7). Leur usage en cas d’eczéma atopique semble, également, pouvoir renforcer l’effet d’un traitement standard. En outre, le recours au Lactobacillus rhamnosus chez le nourrisson réduit de moitié l’incidence de l’allergie selon une étude. Le remède consiste en une administration chez la mère durant la grossesse, puis chez le bébé durant son premier semestre. (8)

Désensibilisation

Un traitement curatif connu de ce type d’affection est l’immunothérapie allergénique, ou la désensibilisation. Cette technique consiste à administrer des quantités croissantes d’allergène chez le sujet pendant une certaine période. Le but étant de favoriser la production d’anticorps correspondants (9). Ce qui va aider l’organisme à devenir plus tolérant vis-à-vis des allergènes et l’empêcher de réagir démesurément.

Références

(1) Bossé I. « Dossier : L’acarien et les couettes.», Acarien.
(2) Thornhill SM et al. «Traitement naturel de la rhinite allergique pérenne.» Altern Med Rev. 2000.
(3) Kawai M, al. «Effet de l’isoquercitrine modifiée par voie enzymatique, un flavonoïde, sur les symptômes de la pollinose du cèdre du Japon: essai randomisé, à double insu et contrôlé par placebo.» Int Arch Allergy Immunol. 2009
(4) Jaffary F. et al. «Effets de la vitamine E par voie orale sur le traitement de la dermatite atopique: un essai contrôlé randomisé.» J Res Med Sci. 2015.
(5) Shahar E. et al. «Effet de la supplémentation en vitamine E sur le traitement régulier de la rhinite allergique saisonnière.» Ann Asthma Immunol. 2004.
(6) Ouwehand AC «Effets antiallergiques des probiotiques.» J Nutr. 2007.
(7) Prakash S et al. «Probiotiques pour la prévention et le traitement des allergies, l’accent étant mis sur le mode d’administration et le mécanisme d’action.» Curr Pharm Des. 2014.
(8) Ouwehand AC «Effets antiallergiques des probiotiques.» J Nutr. 2007.
(9) Van Overtvelt L. et al., «Les mécanismes immunitaires de l’immunothérapie sublinguale spécifique de l’allergène.», Revue française d’allergologie et d’immunologie clinique, 2006.

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